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LA l'KUSOiNNK KT L (*:rVUK DK TAINE. 141
Si importants ou curieux qu'ils soient, ces docuiiienls et ces textes ne satisferont pas entièrement sans doute ceux qui, sous l'auteur, aiment à découvrir rhomme. Est-ce à dire pourtant que ceux-là aussi ne trouveront rien à glaner dans la Correspondance? Pour peu qu'ils sachent lire entre les lignes, ils sauront bien reconnaître le fond de sensibilité délicate et ardente qui, en dépit des précautions prises et des retranchements opérés, perce plus d'une fois à travers les lettres de Taine. On pouvait du reste s'y attendre : la sécheresse de cœur s'accommode mal d'une pudeur aussi ombrageuse que celle dont l'auteur de i Intelligence nous a donné tant de preuves; il faut avoir quelque chose à dérober aux regards banals ou indiscrets, pour tenir à le leur dérober. Qu'on se rappelle aussi mainte page des œuvres d'histoire ou de critique où l'émotion se trahit et s'échappe, d'autant plus vive qu'elle a été plus longtemps contenue : l'article sur Franz Wœpke, l'étude sur Marcelin, les pages sur Musset, sur Byron et sur Beethoven. Voyez ici la manière dont Taine parle de sa mère qui « pendant quarante ans a été son unique amie », et qui, ensuite, avec sa femme et ses enfants, « a toujours eu la première place dans son cœur* ». Son beaupère devient très vite pour lui « l'ami le meilleur, le cœur le plus chaud qu'il eût jamais rencontré- ». Quand il fut élu à l'Académie, il disait : « Si j'ai désiré réussir, c'est principalement à cause du plaisir que cela devait faire à deux personnes : ma