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byronise, jo me souhaite au fond de la mer Rouge ^ » (( J'ai le spleen la moitié de la semaine-. » El ce ne sont pas là de simples boutades. A vingt et un ans, Taine écrivait à Paradol : « Mon malheur, c'est (Vavoir les désirs plus haut que l'esprit, je me déplais autant que les autres.... J'ai donc un fond de tristesse permanente et nécessaire; et ma seule consolation est la pensée que tout cela n'est qu'un jeu de quarante ou cinquante ans, tout au plus encore, qu'au bout de tout cela est le repos, Féternel sommeil, j'espère, et qu'on peut bien s'agiter un peu sur la roule quand on a à rhotellerie un si bon lit pour vous recevoir ^ » Et à vingt-huit ans de là, il écrivait à Gaston Paris, à propos d'amis communs qui venaient de perdre une petite fille : « J'ai des enfants, je sais ce que j'éprouverais en pareil cas. Pendant bien longtemps, celte idée m'a détourné du mariage. Je trouvais la vie trop triste pour la donner à d'autres, et je me disais qu'avoir une femme, des enfants, c'est faire comme la tortue, quand elle avance hors de son écaille la tête ou les pattes pour qu'on les lui coupe.... A mesure (jue l'homme se cultive davantage, il devient plus sensible, malheur énorme qui compense, et au delà, tous les bienfaits de la civilisation ■'". »
La tristesse n'est pas le pessimisme; mais elle conduit au pessimisme : le pessimisme n'est pas l'habituelle philosophie des gens gais. Taine n'était peut-être pas pessimiste de doctrine, — il était