Id., ibid., p
raison pure), écrivait-il à Max Muller, la plume à la main, dans ma jeunesse, et à mesure que j'avançais en âge, les objeclions se sont multipliées clans mon esprit'. » « Je diffère, écrivait-il encore, je dilîôre absolument de Spencer sur le fond des choses; je ne crois point du tout qu'il soit inconnaissable; surtout, je n'admets point que le fond de l'esprit soit inconnaissable-. » « Je nai aucune disposition mystique^ », déclarait-il à un autre correspondant; et je crois qu'il se trompait sur lui-même, et qu'il avait vu plus clair en lui, le jour où il exposait à Paradol les principes d'un mysticisme scientifique et « raisonnable ». Mais le mysticisme, il le plaçait dans l'ordre de la connaissance rationnelle : ce qu'il appelait, d'un mot d'ailleurs inexact, la Science, lui inspirait les mômes transports, les mômes « ravissements », la même infinie confiance, que sa religion au plus enthousiaste des croyants. On nous rapporte à cet égard un mot qui le peint tout entier : « Je suis le contraire d'un sceptique, — c'est M. Chevrillon, son propre neveu, qui parle, — nous dit-il un jour, tout à la fin de sa carrière. Je suis un dogmatique. Je crois tout possible à l intelligence humaine. Je crois, qu'avec des données suffisantes, celles que pourront fournir les instruments perfectionnés et l'observation poursuivie, on pourra tout savoir de l'homme et de la vie . // n'y a pas de mystère définitif'. » Telle était l'origine de son opposition intime au catholicisme, et cela dans les moments