‹ Maîtres d'autrefois et d'aujourd'huiChapitre 35 sur 61 · H. Taine, etc., t. II, p · texte numérisé non relu

H. Taine, etc., t. II, p

il avait vu TAngleterre et longuement étudié la littérature et la civilisation anglaises, — ses idées s'étaient modiliées sur ce point. Dans des notes personnelles, qui sont datées d'octobre 1862, et ([u'on nous a conservées, il disait :

J'ai bien un idéal en politique et en religion; mais je le sais impossible en France, c'est pourquoi je ne puis avoir qu'une vie spéculative, point pratique. Le protestantisme libre comme en Allemagne sous Schleiermacher, ou à peu près comme aujourdbui en Angleterre.... Mais le protestantisme est contre la nature du Français.... Rien à faire, sinon... à amoindrir la violence du catholicisme et de l'anticatholicisme, à vivoter avec des tempéraments ^...

Que Taine n'a-t-il profité de ses voyages en Angleterre pour étudier sur place les choses et les hommes du mouvement d'Oxford! Peut-être cette étude l'eùt-elle amené à modifier également ses vues sur la nature et sur l'avenir du catholicisme. Mais visiblement, il a ignoré et Wiseman, et Manning, et même cet admirable Newman. Les IVoies sur VAngleterre, qui ont été rédigées définitivement pendant la guerre, et publiées en 1871, ne font aucune allusion aux héros et aux événements de la renaissance catholique anglaise, et il est à tout le moins iWcheux que cet élément essentiel du problème religieux contemporain lui ait com[)lètement échappé.

C'est donc uni(iuement du coté du protestantisme ([u'il apercevait, « dans le lointain », entre «ces deux collaboratrices, la foi éclairée et la science respectueuse », un accord possible et souhaitable; et celte idée, ijui depuis longtemps, on l'a vu, lui

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