MAITRES U AUTREFOIS
tique et d'affaires publiques, vous n'aurez pas de peine à mieux faire ou à moins mal faire. Ce finale du siècle en France est lamentable, et je ne parviens pas à m'y résignera... » Et à Gaston Paris : ce Probablement j'ai eu tort, il y a vingt ans, d'entreprendre cette série de recherches; elles assombrissent ma vieillesse, et je sens de plus en plus qu'au point de vue pratique, elles ne serviront à rien^ » Et enfin à Emile Boutmy, dans l'avant-dernière lettre qu'on nous ait conservée de lui : « Je suis de votre avis sur M. N., ses croyances, sa vertu, son bonheur, etc. Il est possible que la vérité scientifique soit au fond malsaine pour l'animal humain tel qu'il est fait : de même tel organe singulier, anormal, une ouïe ou vue monstrueuse, excessive, non raccordée avec le reste, dans une baleine ou un éléphant. La seule conclusion que j'en tire, c'est que la vérité scientifique n'est supportable que pour quelques-uns', il vaudrait mieux qu'on ne pût Vécrire qu'en latin^. » Mais la vérité « pour quelques-uns », la vérité « malsaine » est-elle bien la vérité? Taine ne semble point s'être posé la question. Mais que nous sommes loin ici des longs espoirs, des vastes ambitions et des fières intransigeances des Philosophes classiques ou de l'article sur Jean Reynaud !
On voit toutes les précisions nouvelles que nous apporte la Correspondance pour l'étude de la psycho-