Id., ibid., p
il écrivait à Guillaume Guizot : « Tout ce que jo vous dirai, c'est que j'ai pris de Teslimo pour la littérature et les renseii^nements qu'elle peut donner... la vue des choses n'a point démenti les prévisions du cabinet; elle les a confirmées, précisées, développées; mais les formules générales restent, à mon avis, entièrement vraies. J'en conclus que les opinions que nous pouvons nous former sur la Grèce et la Rome antiques, sur l'Italie, l'Espagne... sont exactes, et qu'un historien possède dans les livres un instrument très puissant, une sorte de photographie très fidèle capable de suppléer presque toujours à la vue physique des objets ^ » On retrouvera, comme l'on sait, l'écho de ces constatations, peut-être suspectes, et de ces généralisations dans ï Introduction de Vllistoire de la littérature anglaise '\ L'ouvrage était fini à la fin de 18G3. « Que de temps, écrivait-il, j'ai mis à ce livre! Ai-je eu raison? J'y ai appris beaucoup d'histoire. Mais la philosophie valait mieux, et certainement je vais y revenir ^ »
Il devait y revenir, en efi'et, après quelques infidélités nouvelles, par la préparation et la publication de i Intelligence, ce livre qu'il portait en lui depuis l'École normale. Mais, au fait, l'avait-il jamais quittée? Et la Littérature anglaise elle-même n'étaitelle pas l'éloquente illustration et la longue démonstration, indéfiniment reprise, fortifiée et renouvelée, d'une théorie philosophique? Personne ne