Tainc, etc., t. II, p
Vous avez fait effort pour dire toute la vérité, mais on voit que vous insistez avec plaisir et préférence sur les vérités désagréables à la démocratie ^... » Il avait le droit de croire qu'il n'apportait à son enquête aucune espèce de parti pris politique. Son idéal, à cet égard, autant qu'on en peut juger par des notes datées de 1862, était fort modeste et se ramenait à fort peu de chose.
Los libertés locales ou municipales comme aujourd'hui en Belgique, en Hollande, en Angleterre, aboutissant à une représentation centrale. Mais la vie politique locale est contre la constitution de la propriété et de la société en France. Uien à faire, sinon à adoucir la centralisation excessive, à persuader au gouvernement, dans son propre intérêt, de laisser un peu parler 2.
Dans ces dispositions d'esprit, fort peu belliqueuses, et qui semblent avoir daté d'assez loin, il avait quelque mérite, en 1851, à refuser, « l'air retentissant de m'enaces de destitution », son approbation au coup d'Etat. « Je n'ai pas voulu, écrivaitil à sa mère, je n'ai pas voulu commencer ma carrière de professeur par une lûcheté et un mensonge. Chargé d'enseigner le respect de la loi, la fidélité aux serments, le culte du Droit éternel, j'aurais eu honte d'approuver un parjure, une usurpation, des assassinats '. » Ce fut avec la môme bravoure tranquille et candide qu'il s'exposa après la guerre aux injures et aux clameurs des partis : il s'agissait pour lui de « payer sa dette et d'être utile autant qu'il le pouvait*; » il se mit courageusement à l'oeuvre sans