‹ Maîtres d'hier et d'aujourd'huiChapitre 28 sur 32 · Les Contemporains, III" série, 1887, p · texte numérisé non relu

Les Contemporains, III" série, 1887, p

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et de la ^vàce : « la légèreté fugitive, la vivacité aimable, pétillante et frivole^ » lai rappellent Fragonard. — Fragonard « depuis lequel on n'a point étalé avec une hardiesse plus spirituelle des tons pluclairs- ». concluait de son côté Philippe Burty. Tout l'œuvre de Berthe Morisot légitime cette ascendance. Les libres interprétations d'après Boucher, à qnoi elle s'est distraite vers la fin de sa vie, ne prouvent ellt pas la compréhension la plus intuitive? Le buste et le bas-reliet^ qu'on lui doit ne sont-ils pas d'un sentiment « clodionesque »? Et. plus généralement, n'estce pas au xviir siècle que s'illustrèrent ces maîtK de la miniature et du pastel, véritables précurseurde l'impressionnisme, qui s'ingénièrent à juxtaposer les Ions contrastés et à tirer de leur rapprochement une notation plus subtile, plus diaprée de la lumière à la surlace de l'épiderme?

11 y faut insister, cpiitte à se répéter sans merci. \ quelque moment qu'on le considère, l'art de Bertiie Morisot, loin de s'immobiliser, se développe, se diversifie, dans un perpétuel devenir, sans transition brusque et sans préjudice pour l'unité générale de l'œuvre. Au cours de la décade qui suit (1882-181>2k dans la pleine maturité de l'Age et du talent, la teclir nique change, le répertoire des tonalités s'étend, pu une double préoccupation, en apparence contradictoire, s'atteste d'accorder au dessin une meilleure pa! 1 dans les travaux et d'atteindre, par l'exaltation d' -

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