‹ Maîtresse d'esthètesChapitre 12 sur 25 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

Ce matin, j'ai reçu un petit bleu. Alors, j'ai envoyé, après déjeuner, Clarisse au

Bon-Marché, avec un crédit de deux louis,

pour m'acheter trois lavallières. La voilà, la voilà bien, la relation de cause à effet!

Le petit bleu, d’une écriture ambitieuse-

ment godiche, disait :

« Votre ami Franz est un mufle. Mais mon orgueil me sauve. J'irai chercher demain mes paires de gants et mon outil pour les ongles, chez vous, à quatre heures de l'après-midi.

« YSOLDE »

Et voilà. « De l'après-midi » me plaît; est-ce qu'elle craint que je ne confonde ?

Tel le belluaire aux yeux d'acier, mais sans dolman soutaché et sans bottes, j'attends de pied ferme le chocde la bête fauve.

J'ai le courage civique, je n’aurai pas la fausse modestie de vous le cacher.

Devant moi palpite une des pages les plus palpitantes de mon roman palpitant :

« Non!» — s’écrie-t-elle, — « je ne veux pas que ma fille puisse dire un jour à son

amant que sa mère couchaït avec Pierre et

Paul ». — « Je m'appelle Gontran », ré-

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