‹ Mal Perforant BuccalChapitre 13 sur 30 · CHE SR · texte numérisé non relu

CHE SR

parasite banal de la bouche, que les dents entraînent dans leur chûte, mais qui ne provoque pas la chute des dents.

Est-ce à dire qu’il ne faille tenir aucun compte des travaux de M. G alippe, de ce qu’il, à observé et éludié ? Certes, quelque chose doit rester, c'est la possibilité des infections alvéolaires, au cours du mal perforant buceal. L'infection, en effet, ne précéde pasles lésions alvéolaires, selon nous, elle les suit : elle ne les engendre pas, elle les complique. Elle se surajoute au mal perforant buccal, comme les abcès les lymphangites,les ostéites, se surajoutent au mal perforant plantaire.

On voit souvent, dans les services de chirurgie, des malades qui présentent un pied, une jambe rouges et extrêmement tu-

méfiés, une lymphangite d'apparence très grave, dont l’origine

est un mal perforant négligé. Et cependant, il ne nous vient pas à l’idée d'attribuer ce mal perforant à l’angioleucite, à l’infection. Il n'est pas démontré non plus que ces infections trouvent dans l’ataxie un terrain qui les favorise, qui entrave la

réparation naturelle des tissus, comme lavance M. Galippe.

Ces lésions surajoutées aux maux perforants plantaires, dont nous parlions tout à l'heure, et qui au premier abord parais-

sent si graves, [et dans un concours nous avons entendu un can-

didat proposer l’amputation immédiate du membre}, ces lésions, quels que soient leurs degrés, ne demandent qu'à guérir. Notre maitre, M. le professeur Duplay, dans ses clini-

ques, dans les réflexions qu’il faisait habituellement au lit des malades, insistait sur l’innocuité de ces infections secondaires

chez les ataxiques, particulièrement celles dont un mal perforant est la porte d'entrée. Il comparait leur gravité à celle des fractures spontanées que l’on observe chez ces malades, fractures si faciles à se produire, mais si rapides à se réparer. De

- même, les inflammalions graves, qui amènent les ataxiques dans

les services chirurgicaux, guérissént après quelques jours de

repos et quelques pansements humides.

On ne saurait done écrire que la résistance des tissus est

amoindrie chez ces malades, qui on si nombreux et dont la durée “ae est si longue.

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