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Ces 3 dernières ne sont pas tombées à la même époque : elles ont disparu après, et après avoir été cariées, lésion qui existait déja depuis longtemps
Le rebord alvéolaire à leur niveau s’est recouvert d'une muqueuse rosée ne présentant aucun trouble marqué de sensibilité.
OBsERVATION VI. — Afaæie locomotrice. — Chule spontanée des dents. Service de M. JorrRoy, par M. BAuDET, interne provisoire du service. -— K..., 58 ans: salle Vulpian, lit VI. Les troubles ataxiques ont débuté le 10 décembre 1888, par des douleurs fulgurantes dans les deux membres inférieurs : 2 ans après, amaurose qui a duré 40 mois.
En 1888, incoordination motrice dans les membres inférieurs. Signe de Romberg. Retard de 2 secondes dans la perception des excitations tactiles aux membres inférieurs. Exagtration de la sensation au froid. Abolition du réflexe rotulien. Perte du sens museulaire aux membres supérieurs.
En mars 1889, on constate de plus de l’incoordination motrice des membres supérieurs des deux côtés. Elle subit un traitement par la suspension du 11 mars au 29 mai 1889.
11 février 1871. — Dyschromatopsie. Diplopie, léger strabisme interne de l'œil droit. Myosis très accusé. Signe d’Argyll-Robertson. Papille normale.
Chute des dents il ya6ans. Ses dents ont commencé par remuer dans leurs alvéoles sans qu’elle en souffre; elles sont tombées entières, tout à fait saines, sans douleur, sans pus, ni sang. C'est tantôtelle-même, tantôt le médecin qui les a arrachées. Mais arracher est un mot impropre, car à la moindre traction elles cédaient. Elle ignore celle qui est tombée la première. La dernière qui est tombée est une dent de la mâcheire inférieure, il y a trois ans et
demi. Elle a perdu dans l’espace de six ans et demi les dents sui-
vantes.
: Maxillaire supérieur :
Droit : Incisives, 2; canine, 1 ; petites molaires, 2, Gauche : Incisives, 2; canine, 1; petites molaires, 2. On voit qu’il existe tout un espace dégarni de dents étendu des
grosses molaires d’un côté à celles du côté opposé.
Maxillaire inférieur :
Droit : Il ne reste qu’une canine.
Gauche: Il ne reste qu'une petite molaire,
Lpor
La muqueuse qui recouvre les alvéoles est rosée. Pas de trouble de sensibilité au niveau des arcades alvéolaires, ni sur la voûte palatine.
OBSERVATION VII. — Ataxie locomotrice. Chute spontanée des dents. Service de M. Jorrroy, par M. BauDer, interne provis. du service. — R..., 54 ans, couturière. Salle Barth, 8. Débuts de l’affection, il ya 25 ans. Elle a d’abord commencé par talonner. Son attention était attirée surtout par l'usure des chaussures au talon. Sensations continuelles de froid dans les jambes que rien ne faisait disparaître. Douleurs thoraciques. Grises gastriques, rectales, vésicales, disparues seulement il y a un an.
Actuellement, myosis extrêmement accusé des deux côtés. Pas de réaction pupillaire à la lumière et à l’accommodation. Pas de diplopie. Vertiges fréquents quand la malade est debout. Pas de paralysie des muscles de l'œil.
Douleurs névralgiques paroxystiques dans les deux côtés de la face. Douleurs en coup de canif. Fourmillements dans les doigts. Elle ne peut se tenir debout, les talons rapprochés, même les yeux étant ouverts. Elle sent très bien le sol sous ses pieds. Abolition du réflexe rotulien. Chute spontanée des dents.
En 1877, elle a perdu sa première incisive gauche. Comme elle branlait dans son alvéole, elle l’a arrachée d’elle-même, sans douleur, sans une goutte de sang ou de pus, La première incisive droite est tombée ensuite de la même façon. Elle a successivement perdu ses autres dents. Toutes sont tombées, entières, bien conservées.
Actuellement, il lui manque:
Maxillaire supérieur :
Droit : incisive, 1; canine, 1 ; petites molaires, 2.
Gauche : incisives, 2.
Maxillaire inférieur. — Rien. :
La sensibilité est partout conservée. Au niveau des arcades alvéolaires supérieures, la muqueuse est rouge, très vascularisée. Mais pour remplacer ses dents absentes, la malade porte un ratelier.
OBSERVATION VIII. — Chute spontanée des dents dans le tabès. — Observ, prise dans le service de M. le professeur RayMonp, suppléé par M. GILLES DE LA TOURETTE.— Victor P..., 60 ans. Tabétique depuis l’âge de 30 ans. Il y a 10 ans, ses dents ont commencé à
tomber. Elles branlaient dans leurs alvéoles. Elles sont tomhées sans hémorrhagie ni suppuration. Elle avait en ce moment un engourdissement de la face, de la bouche et de la langue. Cet engourdissement était très pénible.
Les dents tombées étaient très bonnes. Les premières sont tombées rapidement, 3 en une heure, la dernière est tombée le 10 octobre 1896. La chute a commencé par les grosses molaires supérieures.
Au maxillaire supérieur. il reste : la canine et la 4re prémolaire droite — à gauche, plus de dents ; au maxillaire inférieur, l’incisive droite, la canine et toutes les molaires, dont les deux dernières sont tombées. Les bords des deux maxillaires sont résorbés. Au maxillaire supérieur, tout le rebord alvéolaire a disparu — l'os est réduit à une lame triangulaire horizontale. Au maxillaire inférieur, à droite, le rebord alvéolaire a également disparu. Le corps est réduit à une mince coque osseuse, moins épaisse que le petit doigt. Gette résorption du maxillaire supérieur est telle, qu'au niveau du point où deux dents persistent encore, les dents paraissent déchaussées et allongées, quoique saines en apparence. Cependant le point osseux qui le supporte forme une saillie qui dépasse le reste du maxillaire ; il y a là comme un véritable tubercule.
Le rebord du maxillaire inférieur est mince et tranchant. Il est bordé par une muqueuse décolorée principalement au niveau du bord libre, où elle forme une bande blanchâtre.
Sensation d’engourdissement continuel sur la face. Les sensations de tact et douleur sont conservées sur la face, mais sont abolies sur le plancher de la bouche et extrêmement diminuées sur les deux maxillaires. Le faible contact n’est pas perçu, et l’on peut enfoncer des épingles dans la muqueuse sans déterminer de douleur.