‹ Mal Perforant BuccalChapitre 29 sur 30 · QE · texte numérisé non relu

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Le sens du goût paraît atteint. A deux reprises différentes, il a éprouvé la même sensation de doux en avalant du sucre et de la quinine.

L'examen des yeux a été fait à deux époques ‘différentes par M. Rochon-Duvigneaud, chef de clinique de M.le professeur Panas. La première fois, M. Duvigneaud a relevé comme trouble appréciable, quelques accès assez nets de diplopie ; un ptosis très léger que la femme du malade aurait remarqué à certains moments seulement ; l'existence passagère de quelques brouillards venant se placer devant les yeux et lui faisant perdre la vue des objets avoisinants.

Enfin ses paupières sont prises d'un tremblement rapide et continu, quand on lui dit de les tenir fermées. L’examen des réfiexes pupillaires à la lumière et à l’accommodation a été particulièrement laborieux. Après plusieurs contrôles successifs, M. Duvigneaud nous fait remarquer qu’à la lumière vive du jour, les pupilles sont à peu près égales, non myosiques, la gauche est peut être un peu plus grande. Dans l’obscurité, la pupille gauche conserve ses dimensions, elle est donc insensible à la lumière. La droite se dilate lentement et irrégulièrement, déformation pupillaire due à un trouble moteur et non pas à des synéchies. À ce moment, le malade a de l'inégalité pupillaire. En somme, les pupilles réagissent assez bien à l’accommodation, mais très peu à la lumière, la droite étant très paresseuse, la gauche absolument insensible. A côté de cela aucun trouble papillaire. Le sens des couleurs est extrèmement bien conservé et particulièrement délicat. L’œil droit est myopeet astigmate. C’est une malformation congénitale. Le malade revient nous voir le 20 juillet 1894 pour des plaques muqueuses tenaces de la langue

La perforation palatine droite est stationnaire, la gauche a un peu augmenté en largeur. La sensation de piqûre est mal appréciée sur la voûte et produit une sensation de contact.

Le malade a éprouvé, depuis quelques jours, une sensation d’ébranlement dans les dents d’en bas ; aucune cependant ne remue encore. MR =

Le malade éprouve des sensations de constriction dans les genoux et quelques secousses dans les épaules.

M. Rochon-Duvigneaud revoit le malade qu’il a examiné déjà et sans que je le prévienne. Il retrouve les mêmes bizarreries pupillaires et conclut que, de ce côté-là, le malade parait être un tabétique.

Nous sommes donc en présence d’un malade qui présente un cas

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type de ce qu'on a décrit autrefois sous le nom de résorption pro gressive des arcades alvéolaires et de la voûte palatine et plus récemment sous le nom de mal perforant buccal.

Le malade est syphilitique, ce qui a été constaté dans quelques autres observations.

Il n’a pas encore de signes très positifs de tabès, mais on peut prévoir quil deviendra un jour tabétique, s'il ne l'est déjà.

OBSERVATION XVIII. — Suite de l’observation XIII. — Prise dans le service de M. le Professeur PRousT.

Ce malade qui en mai 1893 n'avait qu'une exulcération du bord gmgivol droit, fut revu quelque temps après par M. Galippe. Il présentait à ce moment une légère fistule qui avait ouvert le sinus maxillaire du même côté. Plus tard, en août 1894, nous l'avons d retrouvé nous-même dans le service de M. le professeur Proust à # l'Hôtel-Dieu. Nous avons constaté que la fistule avait considérablement grandi. C'était une large perforation, par laquelle le doigt pouvait aisément pénétrer. Les aliments s’y égaraient. Et le malade, pour mastiquer aisément, l'obstruait avec de la mie de pain humectée et tassée.

= Le malade répond mal aux questions qu'on Jui pose. Il ne les comprend même pas. Aussi toute recherche de la sensibilité est - inutile.

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