‹ Maladie de Hodgkin: LymphogranulomatoseChapitre 34 sur 46 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

(V. MuzLern et GROSSMANN, observation [1, Zieglers Beitræge, 52, 2.)

K.J..., âgé de 5 ans 9 mois. Observation du 27 août au 23 novembre 1907.

Sans antécédents. Il y a six mois apparut une petite tuméfaction ganglionnaire indolente dans l'aisselle droite, qui augmenta rapidement, en même temps que l'état général devint mauvais.

À son entrée le pelit malade présente des ganglions plus volumineux dans la région carotidienne à gauche, sus-elaviculaire à droite, dans l'aisselle gauche, dans les fosses iliaques et les régions inguinales. L'aisselle droite est occupée par une énorme tumeur qui déborde jusque vers le sternum en avant, et plonge sous l’omoplate en arrière.

Le foie est volumineux, sa surface est légèrement bossuée ; la rate de surface lisse dépasse de quatre travers de doigt le rebord costal. Rien au cœur et aux poumons. Le malade se cachectise rapidement; œdème du visage et des extrémités, commencement d'ascite, vomissement et léger ictère. Les urines sont normales au début, ictériques à la fin. L'enfant meurt le 23 novembre. La fièvre fut constante, avec exacerbation presque journalière, atteignant 39e.

Examen du sang le 30 octobre :

Mentocies 25.009.100 dont:

LEymnhocytesse re. 0 6,34 °}/, CLOS BMONO EE EEE ee 3,410)e Quelques mono atypiques, beaucoup de neutroph. polyn. éosinophiles.

Le 22 novembre :

Globules rouges. ...... . 9.084.000 MeuCOCyLeS APE CET À 15.620, dont:

MMÉlOO Yes es et are 0,826 Lymphocytes........ an 3,20 /à ÉTOSAMONO EE nee NUE

Quelques érythroblastes.

Aulopsie. — Tout le système ganglionnaire, aussi bien superficiel que profond est atteint, la tumeur axillaire droite correspond aux ganglions axillaires et pectoraux réunis en une masse irrégulière, dont la surface de section ainsi que celle des autres ganglions est dure, blanchâtre, avec quelques travées fibreuses et

émaillée de petits points jaunâtres de nécrose, pouvant atteindre jusqu'à la grosseur d'une noisette.

Poumons : repoussés latéralement ainsi que le cœur par les ganglions trachéo-bronchiques hypertrophiés; le poumon gauche présente un petit nodule circonscrit gros comme une noisette, jaunâtre, à la surface extérieure de son lobe inférieur; dans le poumon droit, noyau identique au niveau du lobe supérieur ; dans la région du hile les ganglions pénètrent assez profondément dans son intérieur. Le foie est gros et parsemé à sa surface et sur sa coupe d'une grande quantité de petits noyaux gros comme des noisettes, mal délimités, avec quelquefois de petits points caséeux.

La rate quintuplée de volume présente les mêmes lésions. La moelle osseuse est rouge.

Examen histologique. Ganglions — La structure normale à complètement disparu, quelques rares restes de follicules subsistent encore dans la substance corticale, le reste est fortement envahi par du tissu conjonctif avec des cellules fusiformes sous forme de travées fibreuses contenant dans leurs mailles des grosses cellules isolées où réunies par deux ou trois, avec un protoplasme large oxyphile et un gros noyau lobé ou à plusieurs noyaux avec nucléoles nets, des leucocytes nutrophiles isolés et une grande quantité d’éosinophiles polynucléaires. La capsule n'est pas infiltrée.

Dans tous les ganglions cette structure se retrouve avec une abondance plus ou moins marquée d’éosinophiles, surtout autour des vaisseaux et avec quelques petits foyers de nécrose.

Dans le foie, c'est encore une structure identique avec des travées de cellules hépatiques, plus ou moins altérées, englobées dans ce tissu de granulation. Elle se retrouve également au niveau des noyaux existant dans la rate avec des foyers assez étendus de nécrose. Le reste du tissu splénique est riche en sang et présente aussi des cellules fusiformes et des cellules géantes.

La tumeur, très fibreuse, a le même aspect que les autres néoformations, la nécrosé y est plus fréquente qu'ailleurs, autour des petils vaisseaux les cellules éosinophiles sont très abondantes ;

dans une seule préparation on a pu mettre en évidence une cellule géante du type Langhans ; en aucun autre endroit on n'a trouvé de trace de tuberculose.

La moelle osseuse est très riche en éosinophiles et en cellules géantes analogues à celles décrites dans les autres organes.

On n’a trouvé ni bacilles de Koch, ni spirochètes, ni le bacille en grain décrit par Frankel et Much, L'inoculation au cobaye a été négative.

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