‹ Maladie du sommeilChapitre 2 sur 11 · Thèse de doctorat. Paris · texte numérisé non relu

Thèse de doctorat. Paris

aussi nelte que les précédentes; il n’est pas absolument prouvé, par les symptômes et par la marche dela maladie, qu’elle a bien succombé à la maladie du sommeil.

Le malade, à son arrivée, est aussitôt examiné; le sang centrifugé ne contient pas de trypanosomes, mais il en existe dans le liquide céphalo-rachidien,

A l'examen clinique :

On trouve le malade somnolent, presque comateux; il est très amaigri et présente deux escarres sacrées de chaque côté de la ligne médiane.

La peau ne présente pas d’éruption, mais ie malade a de fortes démangeaisons; de plus, il a par moments des sueurs très abondantes.

Quand 1l peut répondre, il accuse une forte douleur dans les pieds qui sont œdématiés,.

Les ganglions de l’aisselle et de laine sont augmentés de volume et durs des deux côtés.

Pendant # jours, il reste à l'hôpital presque toujours somnolent, couché sur l’un ou l’autre côté, la bouche ouverte laissant couler continuellement de la salive.

L’avant-dernier jour, il a pendant la nuit une crise épileptiforme, de la contracture des mâchoires, des vomissements bilieux.

Le dernier jour, 1l est dans le coma; ses extrémités sont cyanosées, ses yeux injectés, les muscles des lèvres et des sterno-cléido-mastoïdiens ont des tremblements convulsifs tout; le corps est recouvert de sueurs abondantes, 1l a des ARE involontaires.

La respiration, régulière jusqu’à midi, s'accélère, devient très rapide, et le malade meurt le 25 septembre 1906 à 9 heures du soir.

Pendant son séjour, la température a évolué d’abord entre 31° et 38°, tandis que le pouls était à 120; les derniers jours, la température s'élève aux environs de 39° et le pouls monte à 140. Ce malade a donc présenté le symptôme, si fréquent dans cette affection, d’un pouls beaucoup plus rapide que ne le comporte la température.

Les urines du malade contenaient des traces d’albumine.

Le liquide céphalo-rachidien chauffé est devenu à peme louche. |

Malgré la gravité du cas, nous avons injecté sous la peau du malade, dès le surlendemain de son entrée, 50 centigrammes d’atoxyl : 1l n’y à eu ni accident ni amélioration.

A l’autopsie, M. Salimbeni a noté : une légère lepto-méningite chronique, de l’hyperhémie de la on une légère augmentation du liquide céphalo-rachidien dans les ventricules latéraux et dans les espaces sous-arachnoïdiens et un peu d’œdème cérébral.

Il y a en plus de la broncho-pneumonie au lobe supérieur à droile ; à droite et à gauche, il y a à la base de l’engoûment hypostatique.

La rate est tuméfiée; le myocarde est dégénéré ; les reins sont atteints de néphrite parenchymateuse ; le foie a de la dégénérescence graisseuse; la muqueuse vésicale est parsemée d’hémorragies punctiformes; les ganglions de laine et de l’aisselle des deux côtés sont engorgés.

Le sang et le liquide céphalo-rachidien ensemencés en bouillon ne donnent pas de culture.

À l'examen direct du liquide céphalo-rachidien, on trouve sous le microscope deux trypanosomes à peine mobiles.

Dans le sang on ne trouve rien.

Le sang et de liquide géphle -rachidien inoculés dans le péritoine de rats et de cobayes n’ont pas infecté les animaux, soit parce que l’autopsie fut faite 24 heures après la mort, soit par suite de l'influence de l’atoxyl1.

x % 2e Observation. — Aloïs J., 31 ans. Missionnaire du Saint- Esprit, envoyé par le D' Coffin de Paris.

Ce malade a séjourné dix ans aux colonies, les cinq dernières années au Congo français, dans la vallée de l’Alhima; il a à eu du paludisme et deux bilieuses hématuriques, la dernière au | mois de mars 1905; c’est à partir de cette bilieuse que tous les symptômes se sont établis et accentués.

Il souffre depuis une année environ, les premiers malaises ont été : fatigue générale, douleurs dans les jambes et les pieds, essoufflements et palplations de cœur.

Il est en France depuis 5 mois. Durant ce temps, il a eu

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