‹ Maladie osseuse de PagetChapitre 15 sur 39 · NEO · texte numérisé non relu

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homologue, notablement moins hypertrophié, n’a que 13 centimètres.

Dans le cas de Symonds l'os était élargi et allongé avec une courbure à convexité postérieure.

Quelquefois le radius présente une inflexion prononcée du tiers inférieur sur les deux tiers supérieurs, d’où il résulte une courbure brusque à angle obtus, à sinus antérieur, à la partie inférieure de l’avant-bras.

Chez le sujet de Richardière le radius était contourné sur son axe. À la légère inflexion antéro-postérieure normale s'était substiluée une courbure de torsion dont l’axe se dirigeait en dedans en donnant à l’os la forme d’un S. Il en arrivait que le mouvement de pronation était presque impossible et que la maïn restait dans une position intermédiaire entre ce mouvement et celui de la supination. Il est, du reste, facile de comprendre que le bon fonctionnement de l’avant-bras devait être contrarié en raison des fortes lésions des deux os qui le constituent.

Le radius gonflé dans son tiers inférieur réalise, quand l’avant-bras est porté en pronation, la déformation dite en dos de fourchelle.

Poignels el mains. — Dans la plupart des cas ces régions paraissent épargnées.

Le professeur Marie a vu chez l’un de ses malades quelques doigts légèrement courbés; les deux index l’étaient en dedans; les médius commençaient à se prendre.

Le sujet de l'observation de Gilles de la Tourette et Magdelaine offrait une augmentation de volume très notable des deuxième et troisième mélacarpiens du côté droit ; ils étaient deux centimètres plus longs que leurs

= F0 tes congénères de l’autre côlé; la main en était très sensiblement déformée.

Les mains sont donc toujours loin d’être toujours respectées dans la maladie de Paget. Les os du carpe ont aussi été trouvés hypertrophiés, et c’estainsi qu'ils peuvent rendre la région du poignet plus où moins altérée.

Membres inférieurs.

Os iliaques. — Bassin, — Les os du bassin n’échappent que rarement aux lésions de la maladie de Paget.

Ce sont le plus souvent les crêtes iliaques qui sont hyperlrophiées. Dans l'observation du professeur Marie elles formaient deux volumineuses saillies de chaque côté des flancs, de telle sorte que les os coxaux affectaient dans leur ensemble la forme d’un vase disproportionnellement grand pour recevoir dans son ouverture un thorax trop petit.

Le bassin du malade de Packard est le type du genre, Il avait la forme d’un bassin de femme; par ses crêtes iliaques excessivement larges el épaisses, il justifiait parfaitement la comparaison heureuse de M. Marie. Ces crêtes élaient si hypertrophiées qu’elles dépassaient latéralement le niveau des trochanters. La plus grande largeur du bassin à leur niveau était de 34 centimètres, tandis que la distance intertrochantérique n’était que de 30 centimètres. |

Dans notre eas, le diamètre bi-épineux est de 38 centimètres; du reste, l’écartement des épines iliaques antéro-supérieures est certainement plus considérable qu'à l’état normal dans la plupart des observations.

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Souvent aussi une hanche est plus élevée que l’autre.

Maintes fois encore on a trouvé le bassin élargi dans le sens transversal et aplati d'avant en arrière.

Chez les femmes, un examen attentif n’a jamais relevé de rétrécissement du bassin qui a toujours paru, au contraire, sensiblement élargi.

Le malade de M. Marie avait la symphyse pubienne un peu disjointe. Les mensurations chez lui ont donné :

Écartement des deux épines iliaques antéro-supérieures, 25 centimètres.

Écartement maximum des crêtes iliaques, 32 centimètres.

Pourtour du bassin au niveau des épines iliaques antéro-supérieures, 86 centimètres.

Distance du pubis à une droite horizontale passant par les mêmes épines iliaques, 7 centimètres.

Mais voici un symptôme encore inédit dû à la sagacité de M. Marie. A l’état normal, la largeur du corps au niveau des épaules est toujours supérieure à celle du bassin au niveau des crêtes iliaques; mais chez le pagétique le rapport est renversé : le bassin esl devenu plus large que les épaules. C’est bien le cas du malade de Packard.

Fémurs. — Aux fémurs l’hypertrophie osseuse est souvent considérable et leur courbure normale fort exagérée.

Chez le malade de Lyon (thèse Richard), les cuisses sont dures ; le fémur droit est épaissi, volumineux, incurvé en dedans; son grand trochanter est doublé de volume ; l'articulation de la hanche est ankylosée; le condyle interne fortement hypertrophié, tandis que l’externe

est intact.

Dans le cas de Symonds, les deux lLiers inférieurs du

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