‹ Maladie osseuse de PagetChapitre 8 sur 39 · PR NT · texte numérisé non relu

PR NT

Sois) SEE

« [° Que l'affection, dite maladie de Paget, ne constitue pas un genre morbide à part, mais que le type clinique individualisé sous ce nom est simplement réalisé par la localisation prédominante ou exclusive aux os de la sclérose dystrophique qui atteint plus habituellement les articulations (arthrite déformante, rhumatisme chronique osseux).

» 20 Que les cas de transition où les désordres articulaires coexistent avec la déformation osseuse sont les plus communs.

» 3° Que chez les malades, où manquent les déterminations articulaires, on rencontre constamment les stigmates habituels de l’arthritisme ou, au sens où M. Lancereaux prend ce mot, de l'herpétisme. »

M. Richard accepte donc une hérédité diatésique qui pourrait classer l'affection dont il s’occupe dans une des familles morbides individualisées par M. le professeur Bouchard.

Quoi qu’il en soit des doctrines de M. Richard, il faut lui savoir gré de ses louables efforts et de son consciencieux travail. C’est sans doute, à notre humble avis, la meilleure thèse qui soit encore aujourd’hui sur la maladie de Paget.

Le D' Richard distingue trois types cliniques principaux de l'affection :

« {° Celui dont l’absence ou l’insignifiance des lésions articulaires créerait le lype pur de Page.

» 20 Celui où l’on rencontrerait simultanément des lésions articulaires et des lésions osseuses également développées.

» 3° Celui enfin où, à l’inverse du premier type, il y aurait peu de déformations osseuses avec grande prédominance des altérations articulaires. »

DEEE

Mais il déclare aussitôt qu’il ne veut s'occuper que de la maladie osseuse de Paget à l’état de pureté. Il la décrit bien en relatant à l'appui de ses descriplions, des cas judicieusement choisis. Il rapporte ensuite un faisceau d'observations qu’il appelle cas de transition et où il fait figurer celle de Lyon.

Nous réservons les autres chapitres pour la discussion sur la nature du pagélisme (1) qui terminera notre modeste travail.

En 1887, Goodhart (in Trans.-Path. Soc. London, 20 mars), en présentant les pièces pathologiques d’un homme de 65 ans, mort d’ostéite déformante, émet l'avis que cette affection pourrait bien être générale et en relation plus ou moins étroite avec la diathèse cancéreuse ; mais S.J. Paget lui répond que les rapports du cancer avec la maladie à laquelle il a donné son nom sont purement accidentels.

Cette année-là également on trouve, dans Paris médical, mars, une observation recueillie dans le service de M. Proust à l’Hôtel-Dieu et accompagnée d’une leçon clinique remarquable.

Il faut maintenant arriver en 1890 pour rencontrer dans l'historique de la maladie osseuse de Paget un mémoire qui fait époque, celui de G. Thibierge où l’on peut lire :

« Pour permettre de dépister plus facilement celte affection, il ne m’a pas semblé inutile d’en reprendre l'étude et de rechercher, toutes les pièces en main, si l’on devait faire de l’ostéite déformante la manifestation d’un état pathologique banal, tel que l’arthritisme, ou, au contraire, une entité morbide spéciale, une maladie véritable. »

(+) Néologisme heureux de Fréchou.

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