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ment parfois important au niveau des surfaces cruentées, s’écoulant au dehors par un drain ou une mèche constituent encore des causes de perte d’eau.
Au réveil les vomissements entraînent une spoliation supplémentaire de liquides.
Enfin, et surtout, de grandes quantités d’eau, sans quitter l'organisme vont être retirées à la circulation et aux dissus, et cela à un moment où les apports sont insuffisants et les éliminations importantes.
Nous signalerons tout d’abord l'apport d’eau aux tissus traumatisés par l'intervention, apport lié aux phénomènes de vaso-dilatation nécessaires à la cicatrisation de la plaie opératoire, phénomènes absolument constants au niveau de tout foyer traumatique ; cet apport d’eau s’accompagne d’un apport de chlorure de sodium.
Bien plus importants, nous apparaissent l’épanchement et la non résorption de quantités considérables de liquides dans tout le tube digestif et surtout dans l'intestin grêle. La cause de cette accumulation de liquides est encore mal connue, il semble qu’il s'agisse sous l'influence d'irritations mécaniques du péri-
toine (1), de la cessation de la résorption des liquides
(1) Pour Pascnoup, ce serait l'évaporation au cours de l'intervention, en s’accompagnant d’un refroidissement considérable des anses intestinales et de l’épiploon, qui entraînerait l'arrêt du péristaltisme. Ce refroidissement et cette évaporation, il les évite en opérant sous rayons infra-rouges et ultra-violets.
Nous persistons à croire que les excitations mécaniques jouent aussi leur rôle ; peu importe d'ailleurs l’excitant réel du système nerveux végétatif, le résultat important c'est la cessation du péristal-
LE Roree
des sécrétions gastrique, duodénale, biliaire, pancréa tique et intestinale dont la quantité chez un sujet normal peut atteindre 8 litres par jour. (RowNTREE.)
Ce phénomène coïncide avec une suspension du péristaltisme intestinal que traduisent cliniquement l'arrêt des gaz etle ballonnement abdominal dont il faut à nouveau signaler toute l'importance.
A cette rétention de liquides dans l'intestin, s’ajoute
souvent,même en l’absence de complications septiques, un léger épanchement péritonéal. Ces deux faits ont pu être constatés au cours de réinterventions, le ballonnement de l’abdomen, l’arrêt prolongé des gaz ayant fait songer à une occlusion post-opératoire véritable.
Cette accumulation de liquides dans l'intestin est pour nous essentielle, c’est elle qui prive l'organisme de 3, 4, 5 litres de liquide et même plus parfois, c’est sa disparition qu’annonce la reprise du péristaltisme intestinal (émission de gaz) qui conditionne la fin de la Maladie post-opératoire. C’est elle aussi qui explique l’analogie entre la Maladie post-opératoire et l'occlusion intestinale tant au point de vue des signes généraux que des signes humoraux.
Conditionnant pour une très large part la déshydratation, il est donc normal que la Maladie postopératoire soit cliniquement inobservée après les opérations sur les membres, le tronc, le cou, la tête,
tisme intestinal, qu'accompagne la non-résorption des liquides intestinaux et l’apparition d’une véritable occlusion fonctionnelle et temporaire (au moins dans la plupart des cas).