STAY ANSE
le mécanisme de la déshydratation chez ces malades, mécanisme presque entièrement analogue à celui que nous envisageons à l’origine de la Maladie post-opératoire.
A. Gosser, L. Biner et Perir- Duraizuis ont d’ailleurs bien insisté sur la nécessité de réhydrater abondamment les malades atteints d’occlusion, après avoir chirurgicalement lever l’obstacle, ce qui est la condition absolue de la reprise des fonctions normales de l'intestin, reprise qu’accélérera l'injection de sérum salé hypertonique, qui a pour rôle essentiel non de lutter contre l’hypochlorémie mais de mobiliser les réserves d’eau de l'organisme et de déclancher la reprise du péristaltisme intestinal.
« Comment administrer le chlorure de sodium au « malade atteint d’occlusion intestinale et qui présente « à la fois de la déshydratation et de l’hypochloré- « mie ? Il est important d’administrer de l’eau, il est « plus important encore de donner du chlorure de « sodium en quantité suffisante ». Cette phrase de l'article précité montre que la déshydratation n’avait pas échappé aux auteurs, mais ils en ont minimisé l'importance, au profit de l’hypochlorémie, phénomène à notre avis secondaire. Ce rôle capital de la réhydratation éclate d’ailleurs dans les expériences faites par Gosser, Bixer et Perir-Duraicis : expérimentant sur 5 chiens, 4 sont obstrués complètement, le cinquième d’une manière partielle. Les 4 premiers meurent, présentant hypochlorémie et azotémie, ils
restent à jeun jusqu'à la mort. Le cinquième dont