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NEAU

C'est au médecin qu'il appartient d'appliquer le remède. La malade sera placée dans le décubitus horizontal, les jambes écartées, comme pour l'introduction du spéculum et le suppositoire poussé doucement dans le canal. Pour é\iter qu'il ne sorte, on appliquera un tampon d'ouate et un bandage, analogue à celui qui est installé au moment des règles.

Au contact de la chaleur de l'urèthre, le crayon fond assez rapidement, en trois quarts d'heure en\'iron.

Une appHcation quotidienne est nécessaire. Comme pour les lavages, la patiente prendra la précaution de ne pas uriner avant, pour éviter l'irritation produite par la pénétration du subhmé dans la vessie. Du reste, la prudence exige que l'on commence par de petites doses, pour éviter tout mécompte. Autrement, une cystite et même une incontinence d'urine seraient à craindre.

Mais voici que ni les lavages, ni les suppositoires n'abou- b. — Cautiiritissent. En telle occurrence, on n'hésitera pas à recourir à sations la cautérisation de l'urèthre, soit à l'aide d'une solution caustique, soit même avec le crayon de nitrate d'argent.

Les solutions caustiques les meilleures se composent de nitrate d'argent ou de chlorure de zinc à i /20.

On les emploie en injections, en procédant de la façon suivante :

Après avoir poussé jusque dans la vessie une sonde en gomme, à bout olivaire percé de trous à sa base, et répondant au n® 18 de la fihère Charrière, on retire un peu l'instrument,

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de façon à franchir de nouveau le col, dont la résistance a été une première fois vaincue, en pénétrant dans la vessie. L'opéra teur et la patiente éprouvent du reste une sensation très nette de ce second passage. On adapte alors à l'extrémité de la sonde, qui doit être évasée, la canule d'une petite seringue en verre, contenant le liquide à injecter. Le piston est poussé et la solution pénètre jusque dans la partie profonde du canal. Le bout olivaire, étant perforé à sa base, le liquide s'écoule le long des parois de l'urèthre et en modifie la surface.

L'agent caustique, substituant à une phlegmasie ancienne et rebelle une irritation éphémère, il faudra attendre que celle-ci soit calmée pour renouveler l'injection, que l'on ne supprimera qu'après avoir constaté, par la pression, le matin au réveil, l'assèchement complet du canal. En général, le délai de trois à quatre jours, entre chaque séance, est suffisant.

Si les injections échouent, l'emploi du crayon de nitrate d'argent est le moyen héroïque.

Après avoir arrondi l'extrémité de ce crayon, en l'usant sur un linge mouillé, on l'introduit dans l'urèthre, où il séjourne quelques instants, en prenant le soin de lui imprimer des mouvements de rotation.

Sitôt après sa sortie, on procède à un grand lavage de l'urèthre avec une solution saturée de chlorure de sodium, afin de neutrahser l'excès du caustique.

Il ne faut pas s'émouvoir des suites de l'opération. RéguHèrement, la malade ressent une vive douleur en urinant ; la muqueuse uréthrale se gonfle, au point de former un bourrelet autour du méat et même d'entraîner, bien que rarement, une rétention d'urine. Il s'écoule enfin un liquide jaune, abondant et épais.

En général, tout rentre dansj'ordre dans l'espace de 2 à 3 jours et si, par hasard, il y avait rétention, quelques cathétérismes en viendraient à bout.

Une seule séance peut suffire pour la guérison définitive ; en général, il en faut deux ou trois dans les uréthrites très anciennes et très rebelles.

A titre exceptionnel, le canal peut être rempH de petites végétations. La guérison ne sera obtenue qu'à la condition de les racler d'abord. Mais il s'agit là d'une petite opération chirurgicale, nécessitant au préalable l'anesthésie et la dilata-

tion du canal. Semblable inten^ention sort du domaine médical ordinaire et l'intervention d'un spécialiste s'impose.

Le traitement de la vaginite chronique repose sur l'ap- 3° Traitement plication de deux moyens : les grands lavages antisep- einîte

tiques et les pansements du vagin. chronique.

La première indication sera remplie en employant les mêmes solutions que pour le traitement de l'uréthrite chronique, c'est-à-dire le permanganate de potasse à i 0/00, destiné à stériHser le conduit contre le gonocoque, s'il en existe encore, et le sublimé, par prudence au i /40006, dans le but de détruire les autres microbes et d'é\dter aussi l'intoxication mercurielle.

Matin et soir, la malade pratiquera une irrigation chaude : 38° environ, à l'aide d'un bock en tôle émaillée, placé à I m. 25 au-dessus du siège et muni d'un long tube de caoutchouc, terminé par une canule en verre. Celle-ci sera au préalable stériUsée dans l'eau bouillante et dans l'intervalle des lavages, maintenue dans l'eau boriquée.

La quantité de hquide à injecter sera de i à 2 litres.

On pourra, le matin, employer le permanganate et le soir, le sublimé. A propos de cette dernière substance, il faut recommander à la patiente d'évacuer complètement le liquide, retenu en arrière de l'anneau vulvaire, en pesant sur la fourchette avec le doigt, pour éviter toute menace d'intoxication hydrarg>'rique.

Au bout de trois à quatre jours, une irrigation unique suffira et le traitement sera complété par un pansement vaginal.

Ce pansement est réaHsé par des tampons de coton hydrophile, imbibés d'une substance médicamenteuse.

Ceux-ci ont le double avantage d'isoler les parois du vagin et de les modifier d'une façon permanente.

Le meilleur excipient des remèdes est sans contredit la glycérine, capable d'exercer par elle-même une action des plus favorables sur les parois du conduit.

Il serait trop long d'énumérer toutes les substances que l'on a proposé d'y incorporer.

Trois d'entre elles nous semblent produire un excellent résultat : l'iodoforme, la résorcine et l'acide borique : chacun Je ces agents à 5 0 /o.

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