CONTUSIONS DU PÉNIS
anatomique de ces parties et de la facilité avec laquelle peut s'étendre rinflammation dans la région pénienne.
Voici du reste une observation due à Valentine Mott, qui montre avec quelle réserve il faut observer les contusions péniennes et ne pas se hâter d'intervenir chirurgicalement.
0»s. î. — A. B..., jeune homme récemment marié, était depuis quelques jours accidentellement séparé de sa femme. Un matin, éTeillé en sursaut et voulant s*habiller à la hâte, il sauùi précipitamment hor» de son lit. 11 le fit si malheureusement qu'il alla buter contre la colonne de son lit. Son pénis, à ce moment en vigoureuse érection, reçut toute la violence du choc. Il sentit immédiatement un bruit sec, comme si quelque chose se rompait, et la verge devint aussitôt plus souple. Il crut tout de suite s'être fracturé le pénis. Une extra vasation de sang suivit immédiatement cette contusion ; la verge acquit rapidement un volume double ou tinple de celui à l'état normal, sa couleur devint livide : l'organe prit un aspect effrayant. L'anxiété du malade était à son comble. Pendant plus de vingt-quatre heures, la tuméfaction augmenta ; elle ilevint telle que le prépuce se rabattit autour du gland, comme dans les iuGltrations séreuses ou urinaires de cette région.
Le repos absolu au lit fut prescrit au blessé ; un traitement antiphlo- ^istique général lui fut conseillé. Le pénis fut maintenu contre le pubis et incessamment recouvert d'applications froides.
Sous l'influence de ce simple traitement, au bout de quelques jours, la résorption sanguine s'effectua spontanément; la résolution fut rapidement complète et le membre recouvra bien vite sa configuration et ses fonctions normales (1).
Quant à la portion périnéale du pénis, elle ne saurait jamais être le siège d'une contusion légère. Pour que Forgane soit atteint, il faut que le périnée ait été lui-même violemment contus. Dans ce cas, il y a presque toujours plaie : nous y reviendrons dans le prochain chapitre. Toutefois la cause interne dont il a été parlé, la présence dans le canal ou d'un calcul ou d'un autre corps étranger, peut amener le froissement, la contusion de cette portion du pénis et donner naissance à des accidents sérieux qui persisteraient et s'aggraveraient, si on n'y portait promptement remède.
On comprend facilement que l'extraction du corps étranger,
(I) Gaulle des hôpitaux, 1852, p. Ibft, et Dublin Médical Press, 1851.
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Atitii lé Vdliitûê, la tbhûe où les aspérités sont la {^)^mière cause des acéidetlU, ferft eessét* totlte traéë de ôontUëion. Il édfBrà étisUite de pratiquer quelques injeétions émbliietltes, de J)fësfcri^e un ou deux gt^nds bains, pOUl* que toUt rentre dan^ Tonii^é. Bl \\i èontUsioii bvait déjà, par lA simple compression, déterminé des phénomènes de gangrène , ainsi que œia s'est tu à la suite de Tarrêt d*un calcul dans la fosse na* fieuldi^^ il faudrait s'inspirer alors des indicutions fournies pàt* là ôotnpliôàtidn élle-ménie et recourir aux moyens pi^èserits en pareil cas.