‹ Maladies chirurgicales du pénisChapitre 18 sur 80 · C.hrtS rlii hi'isn-nit>rr>> Ji p/\n1iaaB · texte numérisé non relu

C.hrtS rlii hi'isn-nit>rr>> Ji p/\n1iaaB

X^ CORPS ÉTRAMOERS. 183

t^lllisparedtre en partie cette difficulté par le mécanisme sui-

.^|Vant:

lu On introduit la première branche, complètement rectili-

Ip^gne; grâce à cette condition, elle peut franchir le calcul : ^Tantre branche présente la disposition ordinaire. Quand la première branche a franchi le calcul, on redresse son extrémité par le mécanisme de la curette articulée de Leroy d'EUoUes.

Obs. XXXI. Calcul anguleux dans Vurèthre d'un enfant. — Soufflet li (£agène), âgé de douxe ans, a suLi, à Tàge de trois ans et à huit ans, • ropération de la lithotritie. Il y a environ un mois, il a été pris de douleurs du côté de la vessie, et de troubles dans rémission des urines. Chaque fois qu'il urine, sa chemise est mouillée par une partie de l'urine * qui ne s'écoule qu'au moment où il rentre la verge dans son pantalon. B On reconnaît chez lui facilement l'existence d'un calcul, dont on décide p de le débarrasser une Ux)isième fois par la lithotritie. L'opération est pratiquée, et c'est à la suite de celle-ci qu'un fragment assez volumineux s'engage dans l'urèthre. Le malade est dirigé sur l'hôpital Saint- Louis par le chirurgien qui l'a opéré. L'extraction de ce fragment peut être facilement opérée, tout simplement à l'aide de la curette. Plus tard, un second fragment s'engage dans le canal et fait beaucoup souffrir le jeune malade ; les douleurs accusées ressemblent à des piqûres. A tra- Ters les parois du canal, on peut sentir le calcul qui parait se loger à l'union de la partie bulbeuse avec la portion membraneuse. Quand on presse sur lui, les douleurs qu'éprouve l'enfant augmentent; elles deviennent aussi plus vives quand il rend ses urines.

D'après cela, il est aisé de comprendre que le calcul, engagé dans l'urèthre, offre des saillies anguleuses, des aspérités ou pointes «{ui, en pénétrant dans les parois de l'urèthre, causent les vives douleurs qui constituent le symptôme dominant. C'est aussi là un avertissement pour le chirurgien qui aura à choisir un procédé d'extraction tel que les parois du canal soient protégées ; sans cette condition, toutes ces parois seront plus ou moins profondément sillonnées par les pointes aiguës du calcul, et il pourra en résulter un double inconvénient. D'abord le procédé aura été douloiu'eux, intolérable ; résultat immédiat. Il aura été l'origine ou la cause de ces accidents graves qui surviennent si souvent dans les lésions des organes génitaux. Chez les vieillards, en effet, h la suite d'un cathétérisme fait même avec douceur, il se développe souvent des phénomènes qui prennent rapidement la forme pernicieuse et emportent les malades. Cette complication, quoique plus commune àc«t âge avancé, n'est point spéciale à la vieillesse; elle se rencontre à toutes

le« périodei» de la vie. Il faut donc toi^ours la craindre et réviter.fEai' c^la est possible.

(lest pour éviter ce double inconvénient que iohert a pn%i>l lithotritie uréthrale. Le malade couché sur le dm, les aides dlipM^i manière à a»>urer non immobilité, un autre aide a été char^deberkl calcul vluu« le point qu'il occupe *\w Tiirèthre, pour Tempèciierdf^' au-<ievant de rinstnnneut. Ces précautions prise», le chirurgien a iakv duit un brise-pierre, ù cuiller, à très-petite courbure. Arrivé au-<l«ras du calcul, avant de rheirher à pasjier derrière, il a tiré à lui li fan^ mobib' «l'un centiniètiv environ. Apn^s cela, il a continué à powr l'instrument vn lui impriiuaut de lé^^ers niouveuients de laténilîtê.C'^' de cette manient que le brise-pierre a pu être g-lissé, et que leolfoli été brisé sur place. L'opération n*a été ni bien douloureuse ni !on«; cinq ou six minutes ont suffi. Quand on a retiré rinetrument, ilMi peine sorti quelques «:outtes de san^r. Trois jours après, le malade annait à plein canal: il avait rendu deux fragments de calcul d'unvolBV médiocre. II ressentait à peiue quelque peu de cuisson sur le trajet^ canal, surtout quand il rendait m>s urines (!}.

Loi procédés d'extraction qui viennent d'être décrits pet* vent échouer. Il faut alors avoir recours à rinclsion, comoM dans robsen'ation suivante :

Obs. XWU. — Uu jeune homme, àa^é de vingtnpiatre ans, vint cQft> sulter P. Boyer le 9 août 1843, pour un calcul dans Turèthre. U anit eu, dèH TA^ de quatorie ans, un calcul uriuaire dont l'existenee fat reconnue pur le cathétérisme. A TAgo de vingt ans, vrers rannée 1839, il fut taillé par Lallemand et il fniérit en trois mois. Depuis cette époque, il a rendu, dans les années 1840 et 1841, deux calculs par Tin^ thre; pour la sortie de Tun de ces calculs, il a fallu inciser roriÛoeda canal. Depuis Tannée 1842, il habita, dans le département de Seine-et- Marne, une localité où Ton boit des eaux calcaires ; et, depuis ce temps, il a rendu un calcul sorti seul. Il prétondait avoir senti descendre dei reins, comme les autres calculs, celui qui maintenant est arrêté dam Turèthre; depuis trois jours il est placé à roritlcede ce canal. Le malade ne peut ni le rendre ni l'extraire, et pour obtenir l'écoulement de l'urine il est obligé do passer entre lui et la paroi uréthrale la tête d'une grosse épingle, sans cela Turine ne sort pas. P. Boyer flt Immé* diatemeut des tentatives d'extraction avec la curette uréthrale articulée

avec un brise-pierre courbe et avec la pince à trois branches.

Toutes ces tentatives furent inutiles; d'ailleurs le malade, souflfhuit beaucoup, était très-indocile. Le lendemain, iO août, les mêmes tenta-

(l) Gazelle des Mpitaux, 1848, p. 126.

tiTes furent renouvelées sans plus de succès ; P. Boyer prit alors la résolution d'inciser Turèthre. Le malade étant maintenu par des aides, il fixa le calcul près de l'orifice de l'urèthre, avec la curette uréthrale arti- "^ calée ; puis il incisa le gland le long du frein et enleva le calcul avec des pinces à dissection. Il était long de 3 centimètres; vers l'extrémité qui se présentait à l'urèthre, il avait 1 centimètre de diamètre et à l'autre eitrémité 4 millimètres. Le lendemain les lèvres de la plaie étaient réunies et cicatrisées.

Le fait de la réunion par première intention dans ces sortes de plaies est d'ailleurs la règle générale, même lorsque l'incision est faite à la base du pénis. Guentner (1) (de SaliJ^ourg) rapporte le fait d'un petit enfant de deux ans qui avait un calcul à l'extrémité postérieure de la portion libre du pénis ; l'incision fut faite sur la paroi du côté droit de l'urèthre. On retira une concrétion du volume d'un petit pois, dure, angur laire, essentiellement composée de phosphate ammoniacomagnésien et d'un peu d'urate d'ammoniaque. La plaie nettoyée fut réunie au moyen d'une très-fine épingle de Garlstadt ; la muqueuse ne fut point intéressée dans la su-^ ture, et la réunion se fit par première intention.

L'incision est un moyen direct d'extraire les calculs contenus dans la partie spongieuse de l'urèthre. Toutes les fois que leur volume est considérable, qu'ils sont hérissés d'aspérités, leur extraction par les voies nalu relies serait impraticable ; ou bien, en admettant qu'elle ne fût pas impossible, elle aurait des inconvénients beaucoup plus graves que ceux qui résultent de l'incision.

Voici de quelle manière on exécute cette opération, à laquelle on a donné le nom d'uréthrotomte externe.

On commence par reconnaître exactement le lieu occupé par le calcul ; un aide tire la peau de la verge vers le gland, afin que Tincision de cette membrane ne soit point parallèle à celle de l'urèthre ; la pierre doit être fixée par le pouce et le doigt indicateur de la main gauche ; la main droite lient le bistouri, avec lequel on fait aux téguments une incision lon-

(1) Deii's MemorabUieriy 18G9, t. XIV, p. 7.

gitudinale, dont Tétondue dépasse un peu le diamètr>> i corpit étranger. Par une seconde incision faite avec lapoifi'' d(* rinstrument qui appuie sur le calcul, on divi«ele5p>! méiurs de l'urèthre. Si la pierre était très-inégale, elqu***^ volume permît dlntroduire une sonde cannelée, ce senit« c<'ttp *onde qu'on ferait glisser le bistouri, et Fiiicision ?«i£ plus nette, circonstance d'un grand a^'antage pour laproffl[^ guérison.

Lorsque l'incision est achevée, on courbe la verge en bas. ce qui rend le calcul plus saillant. Dans le même butonpre» entre les doigts les deux côtés de la verge dans rendroit qaH occupe. Quelquefois il s'échappe ainsi presque de lui-même; d'autres fois il faut le saisir et Tenlever avec une curette, fe bout d'une spatule ou des pinces à anneaux.

(Juand le calcul est extrait, on introduit dans la vessie aoe grosse sonde en caoutchouc vulcanisé, pour empêcher que Turine ne passe dans la plaie et ne slnfiltre dans le tissu cellulaire. Cette précaution est toujours utile ; elle n*est point indispensable quand la plaie est petite; elle est de rigueur quand Tincision a une certaine étendue. On panse ensuite, comme dans le cas de plaie simple, et Tinflammation adhésive qui s'empare des parties incisées amène une cicatrisation rapide.

Il n'en est pas de même lorsque le calcul a séjourné pendant un certain temps dans le lieu d'où on l'extrait ; le désordre qu'il a causé dans les parois de Turèthre est tel, qu^ilen est résulté presque toujours une fistule urinaire très-diiîQcile à guérir. C'est ce qui arrive toutes les fois qu'un calcul volumineux est renfermé dans ce qu'on appelle une poche uré* thraie. On a aloi's un calcul enkysté.

L'incision est encore applicable dans le cas où un calcul après avoir parcouru toute la longueur de Turèthre, est arrêté dans la fosse naviculaire. Si les moyens ordinaires tels que les pinces, la curette, ne suffisent pas, on introduit dans l'oriflce de l'urètlire la pointe d'un bistouri, et Ton faît^ du côté du frein, une incision suffisante pour dégager le ccdcul

I CORPS ETRÂNOERS. 137

Il que Ton déplace avec une curette et qu'on saisit avec des I» pinces.

Obs. XXXIII. Calcul de Curéthre chez un enfant, — Uu eufant se plaignant de douleurs atroces dans la région du gland, et ne pouvant uriner, fut conduit à Guei*sant. Il était impossible de découvrir le gland et de ramener le prépuce en arrière. Le doigt percevait la sensation d*un coi'ps dur, engagé à Textrémité du canal. D'un coup de ciseau, Guersant débrida le prépuce, le long du frein, suivant la méthode de Celse; puis, avec un bistouri boutonné fort étroit, il incisa le canal. Le calcul, qui déterminait ces accidents, avait h peu près la forme d'un haricot; il était lisse et présentait une longueur d'un centimètre et demi sur une largeur de 11 millimètres (1).

Lorsque le calcul occupe la portion de l'urèthre qui correspond au scrotum, Tincision offre de si grands inconvénients, qu'on ne doit y recourir qu'après avoir reconnu l'entière impossibilité d'extraire le calcul par tout autre moyen. En effet, l'incision donne presque toujours alors naissance à l'infiltration d'urine dans le scrotum : aussi doit-on essayer les pinces et la curette articulée de Leroy d'Etiolles avant de recourir à l'incision.

Si celle-ci est absolument nécessaire, voici comment on y procédera : au lieu de disposer la peau de manière à ce que rincision des téguments ne corresponde pas à celle de l'urèthre, on aura soin qu'il y ait entre elles parallélisme exact. En conséquence, on fait tendre la peau du scrotum, que l'on rapproche le plus possible du calcul ; on porte les testicules sur les côtés et l'on fait une incision suffisamment grande et prolongée du côté de l'anus, pour que l'écoulement de l'urine se fasse le plus librement possible. Quand le calcul est enlevé, on passe dans l'urèthre une très-grosse sonde; on panse la plaie et on maintient le scrotum relevé à l'aide d'un bandage convenable. On aura soin que la plaie des téguments et celle de l'urèthre soient parfaitement parallèles et qu'aucune partie de l'appareil n'empêche l'urine, qui pourrait passer dans la plaie, de s'écouler au dehors.

(1) GauiUdêt hôpitaux, 1846, p. 401.

Si l'uirtliiv t'taii rempli de petitâ calculs agglutinés en^ eux, ot (lu'il on nV*»UAt une rétention d'urine, il faudrait. i Tint roHuct ion do la sonde était impossible, inciser Furèth!* snr los calruls. Ici* extraire et placer une sonde danslsTes^f jusqu'à Or* quo la plaio soit cicatrisée.

C. Di's rnivuh urinai rts situés entre te gland et ie préim.- On a hoauonup d^'xomplos de calculs placés entre le glaod et le propuoo ; ils ont été étudiés par Brugnatesi, Ga8par,Fénada, W'allhor, Kohlor. CVst partîculif>rement chez les enfants quo <'ol aooidonl a été observé; mais tous n\ soal pas éi;alonirnt oxpnsés: il n'a guère lieu que chez ceux qui naissent avec l'ouvorturo du prépuce si étroite, que Turinene peut y passer cju avec peine. Dans cet état du prépuce, Vurine, qui ne peut en sortir en même proportion que de Turèthre, s'y amasse chaque fois que l'enfant urine et ne s'en échappe que par un jet extrêmement fin, ou même goutte à goutte, ei après y avoir séjourné plus ou moins longtemps. Or si les urines charrient avec elles des graviers ou des pierres venant des reins ou de la vessie, ceux-ci s'arrêteront dans la ca\'ité du prépuce, parce que l'urine qui y reste quand la vessies flni de se contracter, sortant ensuite par son propre poids, ou par la pression que la main exerce sur le prépuce, ne peut entraîner ces calculs au dehors.

Néanmoins tous les corps durs qui se trouvent entre le gland et le prépuce ne viennent point des reins ou de la vessie. L'urine séjournant toujours, en plus ou moins grande quantité, dans respèce de poche que forme le prépuce les sels de l'urine se déposent et y forment le noyau d'une ou de plusieurs concrétions.

Soit que les calculs situés entre le gland et le prépuce viennent des reins ou de la vessie, soit qu'ils se forment dans le prépuce même par la précipitation et l'agglomérat ion des sels de l'urine, en séjournant dans cette cavité, ils augmentent de volume* par le dépôt de couches successives de la même matière qui les forme. Lorsque ces pierres sont mul-

tiples, elles restent constamment très-petites ; mais quand il n'y en a qu'une, elle peut acquérir un volume relativement considérable. J.-L. Petit, entre autres, en a retiré une de la grosseur d'une prune.

Obs. XXXIV. Pierre entrf le gland et te prépuce (1). — Tu enfant de ftix aoH avait, dès au naiHsance, le prépuce si étroit, qu'il urinait toujours avec douleur ; pendant trois ans il n'eut que cette seule incommodité, et quoiqu'elle fût très-douloureuse, il s'y était, pour ainsi dire, habitué, et son père et sa mère ne s'en «ilarmaient point.

Au commencement de sa quatrième année, la difficulté d'exprimer les dernières gouttes d*urine fut si griinde et accompagnée de si grandes douleurs, qu'il n'osait plus comprimer son prépuce pour la faire sortir, de manière que c« qui restait coulait goutte h goutte le long des cuisses.

Dans ce temps-là on s'aperçut qu*il y avait un(> pierre dans la cavité du prépuce; on la poussait d'un côté et d'autre sans la moindre douleur; mais elle augmenta peu à peu, de sorte quV'timt grosse comme une prune, on ne pouTait plus la changer de place ; celle qu'elle garda toujours depuis fut à la base du gland, du cùté du iilet, où elle augmenta au point d'intercepter de temps en temps le cours de l'urine. Enfin, la difflculté d'uriner devint si grande dans la sixième année, que l'on eut recours h J.-L. Petit, qui fit l'opération convenable. Le malade fut parfaitement guéri.

Noël, chirurgien de i*Hôtel-Dieu d'Orléans, ayant incisé le prépuce d'un enfant âgé de cinq ans, qui avait la verge d'un volume considérable, il en sortit une pierre pesant \ once; elle avait un creux qui servait à loger le gland, sans qu'il y eût néanmoins une ouverture au centre, pour le passage de l'urine. Celle-ci, après être sortie de l'urèthre était obligée de revenir entre le gland et la pierre, puis entre la pierre et le prépuce, pour sortir par la petite ouverture de cette membrane.

Morand conservait dans son cabinet un calcul préputial d(î i pouce et demi do longueur et qui avait 3 pouces 9 lignes de circonférence à sa partie la plus large. Sa forme était ovoïde et sa grosse extrémité était creusée par une fossette qui répondait assez bien à la forme du glaïul qu'elle avait logé.

(1) J.-L. Petit, t. II, p. 431.

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Le calcul *'êl.ut formr leatemrf-at, >an* «iouleur; il pamit que la miction n'était çuère k'ènée. puisque le mshde ne >>tait jamais préorcopé de cette affection. Le calcul pèse :î<> cnmmes: il est OToîde, Ions de i5 millimètres, lar^e «ie 3i\ Sa surface est lisse et polie ; il est d*une iluretp considérable et formé en çran.îe partie d'acide urique.

D'autres fois il existe des calculs en plus ou moins grand nombre. Brodie en a trouvé soixante dans un prépuce • l'un d'eux avait 15 millimètres de long sur 10 de large.

Demeaux en a trouvé, sur un sujet, trente-huit pesant ensemble 15 grammes.

(1) BuUetins de la Société de chirurgie , t. IX, p. 173.

Cette observation présente assez de particularités intéressantes pour être reproduite en entier.

^ Obs. XXXVI. CalcuU multiples développéi entre le prépuce et le I gland, — Opération, — Le 25 janvier 1840, est entré à la Charité, I senrice de Velpeau, un jeune homme de TÎngt-deux ans, de taille moyenne, d*une constitution athlétique, n'ayant jamais eu de maladie ja^rave. Il raconte que, dès son enfance, il a eu des difficultés pour rendre ^s urines ; il avait le bout de la verge très-long ; chaque fois qu'il voulait uriner il se formait une boule qui disparaissait inmiédiatement ; mais le jet de Turine était irrégulier, contourné en tire-bouchon, et presque sans force, à tel point que le liquide tombait par son propre poids. Vers Tàge de dix-huit ans, les organes génitaux ont pris un développement assez considérable; jusque-là, rémission des urines devenait de plus en plus difficile, msiis il n'éprouvait aucune douleur dans Pintervalle. Lorsque les désirs vénériens se furent développés chez lui, il avait fréquemment la nuit des érections douloureuses et même des émissions de sperme ; néanmoins, il n'a jamais vu de femme, dit-il, sachant qu'il n'était pas conformé comme les autres. Il semble même qu'il ne se soit jamais livré à la mastiu'bation ; quoi qu'il en soit, à partir du moment où il eut des érections fréquentes et des pollutions nocturnes, il fut atteint d'un écoulement continuel, par l'ouverture du prépuce, d'un liquide lactescent qui tachait son linge comme le liquide gonorrhéique ; enfin, comme l'émission des urines devenait de plus en plus difficile, que l'extrémité de la verge devenait de plus en plus volu» mineuse, et qu'il éprouvait pendant les érections des douleurs trèsvives, le malade se décida à entrer à l'hôpital, où nous l'avons vu dans l'état suivant :

Les organes génitaux sont très-développés ; les deux testicules ont le volume ordinaire, mais le pénis a des dimensions bien plus considérables qu'à Tétat normal ; peu volumineux à sa racine, il se termine par un renflement qui a le volume d'un œuf de poule ; à la partie supérieure on voit un petit pertuis qui peut à peine admettre la pointe d'un stylet; mais il est facile de reconnaître que le prépuce est distendu, et que la cavité est remplie par le produit qui constitue la tumeur ; un liquide lactescent coule continuellement par Fouverture ; le malade raconte que, depuis quelques mois, l'émission des urines est devenue douloureuse : une cuisson assez vive se faisait sentir sur toute l'étendue du canal; quelquefois aussi le liquide distendait encore le bout de la verge; il était obligé de porter une épingle dans l'ouverture pour refouler les corps étrangers qui, placés au-devant d'elle, empêchaient le liquide de s'échapper.

En pressant légèrement la tumeur, il était facile de constater une

142 LÉSIONS PHT8I0OSS DU PÉNIS.

crépitation pnrticu1i^re qui indiquait d*unft manière pottUre rniMwc do pra\i<Ts dans la cavité du prépuce; en ocMnprimiint en dMtvM. on faisait pli>scr c(*s corps l(*s uns sur les aiutres; du reste. If «hk porté p(ir l'ouverture conArmait cette première opinion : le diano^ élnit donc bien établi, et rindication bienprécÎHe ; le prépuce étaitrfB|H de calculs : il fallait \e* extmire en faisant ropération dn phimom.V malade ne présentait aucun des aigne^ rationnels du calcul Té»ical.

Le 28 janvier, l'opération fut pratiquée de In manière nuiTante : » «tonde cannelée fut introduite dans le prépuce et dirijBrée en bas sur te côtéi* du frein : quand la pointe vint faire aaillie sout la peau, ira 1» touri lonpr et étroit fut p:li»8é dans la cannelure, et d'un coup, en nmtnant lo bistouri par procédé onlinaire, on coupa la paroi inférieui« à rendement; il s'échappa immédiatement un certain nombre de calcak; mais quand les plus volumineux eurent été extraits, il en restait ncore un prand nombre dans la rainure du friand, dont Textraction Art difficile: il fallut même débrider en plusieurs endroits.

Le gland avait presque entièrement dispara sous la pression def calculs ; il était complètement déformé; le prépuce était épaissi et oonmif lardacé ; il présentait à sa racine au moins i centimètre d*épaisseiir, aussi M. Velpeau se demanda-t-il s'il ne valait pas mieux IVnleTer immédiatement ; néanmoins, il aima mieux le conserver, espérant quH diminuerait de volume (pansement simple).

Les calculs étaient au nombre de trente-huit, pesant i5 irrammei; dans le nombre il s'en ti*ouvait do ti*è»-petits, mais un seul oependaat pesait 4 grammes. Leur surface était ti*ès-polie, leur forme asseï réfrnliére ; ils présentaient presque tous la forme de pyramides à quatre faces: les arêtes étaient arrondies ; cette forme permettait une superpositîoD très-exacte.

Pour les caractères extérieurs, C4*s calculs avaient beaucoup d'analogie avec ceux qu'on trouTe dans la vésicule du fiel ; mais leur composition était celle des calculs urinaires ; le centre était formé par une matière blanchâtre peu consistante et très-friable ; autour de cette suIh stance était une couche asseï mince d'acide citrique, mais la masse nrin* cipale était formée par du phosphate ammoniaco-magnésien.

Le malade a guéri ; le prépuce était resté difforme, mais par une près* sion méthodique il a été ramené à son état presque normal ( f ).

L'observation de Demeaux offro cola de remarquable que les calculs étaient multiples (trente-huit), et cela tient à une circonstance importante h noter : c'e?t que, depui? longtemps, ce jeune homme était affeclé d'une balarile chronique, qrxl

{\) B%iU, dtla Société tmatomiiiue, i%ki,p, M9,

COUPS ÉTRANGERS. Itft

entretenait une suppuration permanente. Celle-ci avait pour efTet d'entraîner et de détruire une partie de la matière organique et, dè^ lorfl, d'empêcher l' agrégation de la matière saline (1).

J'ai eu l'occasion d'obser\'er un fait pi'csque analogue, mais moins curieux, et dont la figure i donne ime assez juste idée.

Obs. XXXVIT. — Un pH^tre, ApA de \inftl-neuf ni», eotm dnns n

phimoii* nvrr f^onncinrnt de toute In rf'g'ion

lerriw, en 186i, poiii (lu gland.

Le malade faUnit remonter k son eutrée au s^minuirR l'origine de. son nlTectioD. Df' puis, par euite d'une rompltte ignoninre ile^ «oms de prr>pretf, il iiYiiil vu In prOpiinse gouHei' peu n [icu, durcir *n denenniil le siCpe dp tuffon» doutnuni et prfuenler bientôt une ouverture iniuffiuintp pour êli-e I'fjpIi' en »rrièi'e du ginud.

Je troiiT.ii au niveau ilu ta couronne du ttUnd un n<lier plu» niavifué qn'ft l'ordicinire ; le tourber donnait une iu>nxatioD dure et inégale , annonçant la présence df eorpAi étraiiKeni. I.e prépure aï.iit perdu sa moMlité et rerou- Trait rJimplétement le Kinnd.

Il me fut facile de reranualtre un phimosis consécutif à l'arrumulation des produits p.

(le oàcrétion de ta muqueuse, (n< nvant détermina Information **' dn calcul* ptiii ou moins Tolumtneui.

(1) Dam tous les calculs on trouve loujours deux mali^rei dlitinctM : l'une organique ou plastique, l'aulre inerte ou inorganique. San* la matière OTsanique, point de calcul. C'est ce que Wollaalon, Marcel, Martin et piusieur» aiilres ont mi' linrH île dnulc

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CORPS ÉTRANGERS. i45

rxmdulsit à J.-L. Petit un enfant porteur d'un phimosis, avec des pierres ' qui s'étaient amassées dans la cavité du prépuce. L'une d'elles, longue ^ de deux lignes et de la figure d'un grain d'avoine, s'était engagée, par son petit bout, dans le trou du prépuce et elle interceptait le passage de l'urine. J.-L. Petit essaya de la tirer, mais elle glissa et rentra; Tenfant urina ensuite avec plus de facilité. Le chirurgien lit l'opération du phimosis et retira les pierre» : en très-peu de temps, cet enfant se trouva guéri.

§ 2. Corps étrangers constitués par la matière sébacée.

Ces corps étrangers sont constamment situés dans la cavité préputiale, entre le gland et le prépuce. Ils résultent du séjour longtemps prolongé de la matière sébacée chez des individus dont Torifice du prépuce est très-rétréci. Il faut bien distinguer ces concrétions sébacées des calculs urinaires formés dans la même région.

La matière de la sécrétion du gland et du prépuce fournit les éléments de ces produits calcaires ; toutefois ils sont très rares. Ils ont été constamment observés chez des individus, ayant un phimosis congénital. Ce vice de conformation contribue évidemment à la formation de ces calculs, en augmentant et en retenant la matière sécrétée.

Presque toujours il existe, en même temps, un écoulement mucoso-purulent, qu'on pourrait prendre pour une véritable blennorrhagie, si on n'y faisait attention.

Les concrétions réclament le même traitement que les calculs urinaires situés dans la cavité préputiale, entre le gland et le prépuce. Il faut généralement inciser ce dernier organe avant de les extraire ; quelquefois on peut les enlever tout de suite avec des pinces. Gomme exemple, je citerai l'observation suivante :

Obs. XXXIX. — lin paysan de cinquante et un ans vint consulter le professeur Alberts pour un écoulement blennorrliagique qui le faisait surtout souffrir dans le coït. Cet homme n'avait ni symptômes arthritiques ni phénomènes syphilitiques. L'année précédente, il avait déjà eu k souffrir du même mal : il s'était guéri avec des injections saturnines entre le gland et le prépuce et de fréquentes ablutions. Son aspect t tait

DEMARQUA Y. 10

sain et robuste ; sa femme JouisfMÎt également d'one bonne santé, h cxamiiiniit de priui les parties malade8, il trouT» le prfpnee tnlff douloureux ; il ne pouTnit être tiré en orrière ; il était inégal an tovkf et offrait In sensation d'une Tessic mouillée contenant des pois: de ta|^ (*n triiips, il sortait, par son ouTerture, une matière blanchâtre, ép»r. viMpuMisp. l'iie sonde fut introduite, arec douleur, entre le çlandftV prépur<', qui fut souleva un peu, de façon qu'une partie dn pland » uiiso à nu; il apparut alors une niasse blaoche, crétacée, qui fut Atraite; t'ili' «'tait luisseli'e, friable, visqueuse, arrondie à sa face intfw. ajaiit l'empreinte de la configuration du gland. Une seconde ma.* semblable fut extraite, puis, pru à peu, quinze petits moi*ceaux. dfb p:rosseur d'im pois, de même forme, de même structure, ne présente^ aucun noyau rentrai. Os concrétions enlevéei», les surfaces mnouM» du p^land et du prépuri>, mises h nu, étaient d^un rouvre foncé. SarV glund, on remanpiaitde petits enfoncements qui axaient éTidemmest. roçu quelques-uns des calculs qu'on venait d'extraire.

Déjà, depuis quelques mois, le malade éprouvait des douleurs rt voulant H'tirer le prépuce eu arriére; le mal avait toujours étéenjuito en augmentant; enfin, rémission des urines et le coït étaient deTeon» douloureux, et ce n'est que depuis trois semaines qu^on avait remaratf Texcrétion d'une matière blanchâtre, calcaire, friable. Jamais il d'^ avait eu rétention d'urine. Des fomentations saturnines calmèrent Tinfbunmation et modifièrent la sécrétion morbide des parties. Des lotîoK fréquentes d'eau de fontaine toute fraîche achevèrent la ffuérison. Api^ ciiK} mois, cet homme n'avait point éprouvé de rechute et il nountt furileuient et réKtilièrement faire plisser le prépuce sur le crland (1>.

CORPS ÉTRAWGEUS INTRODUITS DANS L'oRÈTURE.

Les corps étrangers introduilrt dans lurèthre ne sont que mentionnés dan» les traités de chirurgie. Les auteurs parlent surtout de» calculs nréthraux et des moyens employés pour les extraire; ils n'insistent pas sur les divers procédés opératoires imaginés pour retirer les corps étrangers si variés qui ont été introduits dans ce canal.

Ces corps "présentent beaucoup de variétés, sous le rapport de leur nature, de leur forme el de leur volume. En

(l) Gazette médicalet 1837, p. 11, of Journal der Chirvgie und Augen HeHkundf, par Orîefp et Walther.

c6APS ÉTRANOfiRS. 147

jL parcourant les diverses observations publiées, on y trouve :

b des épingles simples ou doubles ; des aiguilles longues de é 0 pouces et demi ; une branche de pied-dc-roi en cuivre, ■ longue de 6 pouces {{); une fourchette de 4 pouces 9 lignes de longueur, et dont les branches présentaient un écartement de 6 lignes (2). D'autres fois ce sont des porte-plumes métalliques, un cure-oreille (3), une branche de sapin (4), un cylindre d'albâtre (5), une pointe de fer de 6 centimètres (6), un cordon de cuir (7), qui ont été introduits dans le canal. Enfln il est arrivé plusieurs fois que des instruments de chirurgie se sont brisés dans Turèthre et qu*une portion y est restée ; ainsi on a été obligé d'extraire des sondes d*étain, la curette du porte-caustique de Lallemand, etc.

Si Ton examine Tâge des individus chez lesquels on a rencontré ces corps étrangers, on voit que le plus jeune avait huit ans, le plus âgé soixante et onze ans et que le plus grand nombre avaient de vingt à trente ans.

Si Ton s'enquiert du motif qui a déterminé ce résultat, on apprend que ces individus n'ont eu que rarement des rapports sexuels, mais qu'ils étaient depuis longtemps adonnés à la masturbation ; celle-ci devenue insuffisante, ils ont pris le parti d'introduire un corps étranger, d'abord à l'entrée du canal jusqu'à la fosse naviculaire ; mais bientôt la sensibilité de cette région s'étant émoussée, force a été do pousser plus avant le corps étranger afin de se procurer une éjaculation plus ou mohfis abondante. Enfln d'autres se sont introduits ces corps par gageure dans un état d'ivresse.

Sytnpiàmeê. — Au moment où Tércction est à son comble, si le malade lâche le corps étranger, l'urèthre, irrité par sa

(i) Journal â» médedw continué, t. XVI^ p. 85.

(S) /d., t. LXVI, 1786, p. 79.

(8) Arehivet de médêdnê, 1. 111» 1823, p. 893.

(4) GauU9 des hôpitaux, 1852> p. 80.

. UK LESIONS PHYSIQUES DU PÉNIS.

pn*st'ncf\ s'applique fortement sur lui et Tentraine en«

rifMv à in<»sui«» que l'éreclion cesse. Le malade ne peulat/-

It» retirtT et ses efforts ne servent qu'à faire pénétrer \^

plus profondément, quelquefois jusque danâ la vessie. Uuandi'

corps à des pointes un peu aiguës, il s^enfonoe dans répai»ev

des parois tW Turothre. Bientôt la verge se tuméfie; ellew

comme infiltrée ; elle augmente de volume ; elle devientrûB^

et un suintement sanguinolent a lieu parle méaturinaire.O;

a dysurie, le malade rend, seulement de temps en tcmp.

quel<ju«»s gouttes d'urine ; d'autres fois il y a rétention coi-

plètts impossibilité d'aller à la K^rde-robe, une doaleur tiè«^

vivt» se propageant jns(jue dans la vessie, le long du péni*.

l'alMlomen est tendu ; enfin le malade se trouve dans unéM

d'angoisse inexprimable, et cherche par tous les moyen^à

st» débarrasser. Hetenant le corps étranger en arrière il tài'he

d(» refouler le canal, de manière à faire sortir, par le méal

urinaire, la cause d(» ses souffrances ; mais si le corps étrao-

ger est peu volumineux, et cjne l'excrétion de Turine puis<^

avoir lieu, les malades tâchent d«^ se retenir le plus long-

t(Mnps possible; ils prennent, en même temps, d'abondante

boissons, espérant chasser le corps étranger par la force du

jet de l'urine.

Oms. XL. — Lîurhapj'lle, iinalicb», àçé de soixantc-jteixo ans, portait depuis doux uns ot dcuii, dans le canal de l'urètlire, uue aiguilla lit' niatt'lassirr qu'il avait introduite h la suite d'une gageure : il avait fait «le vaines tentatives pour la retirer. Il entni donc dans cet état à riiôjiiUd «le Morlaix, le !."> nivôse an VIII, à roccasion d'une tumeur enfla niniée au scrotum.

Le 2H nivôse, il fut opéré en présence des citoyens Beaudier et Baocher, officiers de santé de l'hôpital. L'incision fut faite sur la pointe d* l'ai^Miille qui faisait saillie au périnée. La pointe sortie, on aperçut biejitôt une concrétion friable et tr^s-poreuse qui entourait Taiguille et lui était adhérente. Cette concrétion, du volume d'une grosse olive, avait formé une poche dans le canal de l'urèthre, de mnnièi*e à ne point intercepter le cours des urines. Après l'opération, ou introduisit une sonde de gomme élastique dans la vessie, uiais les douleurs qu'elle occasionna forcèrent bientôt h la retirer. Des pansements méthodiques et tr^^-sîm.

CORPS ÉTRANGERS. i49

pies ont conduit le malade, dans l'espace d'un mois, à une guérison complète (1).

Ordinairement les secours de Tart sont promptement réclamés. Cependant il y a des observations où le corps étranger n'a été extrait que huit jours, un an, deux ans même après son introduction. Dans ce cas, il était entouré de matière lithique.

En pressant doucement le long du canal on peut quelquefois sentir le corps étranger; mais s'il était peu volumineux, il faudrait constater sa présence par le cathétérisme, en ayant soin d'introduire préalablement un doigt dans le rectum, pour s'opposer à son passage dans la vessie. On verra s'il est possible de le faire changer de place. Enfin on devra s'enquérir de sa nature, de sa forme, de sa grosseur.

Avant d'exposer les divers procédés employés pour retirer les corps étrangers de l'urèthre, il faut dire que l'introduction de ces corps n'entraîne pas ordinairement un pronostic grave. Cependant, lorsqu'il s'agit d'un vieillard, quand le canal a été plus ou moins lacéré par le corps étranger, il survient bientôt du frisson, un œdème de la verge et du scrotum ; le malade tombe dans un état de prostration très-grande et succombe. A l'autopsie, les désordres déterminés par le corps étranger sont manifestes, et on a pu constater un abcès du bassin, comme dans l'observation suivante :

Obs. XLI. Corpi étranger dans la verge, — Mort, — Autopsie ("Z). — B... est né en 1773. C'est un vieillard d'une constitution robuste et qui, malgré ses soixante-dix-huit ans, jouit de la plénitude de ses facultés. Il entre le o mars, au soir, à l'inûrmerie de l'Hôtel des invalides, et dit éprouver une vive douleur à lu verge. II se plaint de ue pouvoir en retii*er un corps étranger qu'il y a introduit dans la matinée; celui-ci est retenu par un fil qui seul se voit à l'extérieur. En tirant, avec ménagement, sur ce fil, on sent une résistance, et, en même temps,

(1) Observation recueillie et envoyée à la Société de médecine de Paris, par Thomas, chirurgien en chef de Thôpital de Moplaix (t. VIII du recueil périodique de cette Société).

(i) Observation d'Ossian Henry, service de M. Hutiti {Moniteur des hôpitaux, t. IV, p. 1042).

i*autre main, qui soutient la verge, perçoit la sensation d*im Mipi k

(*t fix(' on^agé dans le canul de Turèthre. Interrogé sur le bat ipûr proposait eu introc) uisunt ce corps, le malade nous dit qu'a^ff icpetite tifre de iwis blanc très-tendre, il a touIu percer nn abcèi ^'ili dans le canal, uinis qu'ayant mal introduit l'instrument, il n'apv ^ malgré ses efforts réitérés, le retirer de la verfçe. Ce serait la troiw fois que le malade aurait eu recours à ce moyen pour percer un abrv>. Les deux pn'mières fois il aurait parfaitement réussi ; c'était il f a «• \irou deux ans. 11 se servait, h cet effet, d*unc petite ti^ de hma mpendue à un fd, la poussait dans le canal et la faisait pérégriner 9\< les doigt«, absolument comme on fait pour un passe-lacet qu'on dkisi dans le repli d'une étoffe. Dans les deux premières tentatives qu'il aunk faites, il n'avait pas tardé à amener du sang, mais jamais de pu>;rt lorsque l'écoulement commençait, en tirant légèi*ement sur le fila ramenait au dehors ce trocart d'une forme si pHmitÎTo.

Dans la soirée du 5 mars, le chirurgien de garde à lHôtel STiit tûnement essayé de retins l'instrument; et, après d'inntiles effort*, ï s'était vu contraint d'y renoncer. Le lendemain matin, à la Tiâte, M. llutin chercha tout de suite à extraire ce corps étranger * mais ce ne fat qu'après une expérimentation longue et laborieuse qu'il parrint enfin i s'en n^ndre maître. Voici comment il procéda : il s'iuforma près da malade si le Hl était fixé au milieu du petit bâton, ou à l'une de M exti*émités, et apprit qu'il était attaché k l'extrémité qu'on aTait introduite la première dans l'uK'thre. Il reconnut dès lors le danger qu'il v aurait à faire des tractions un peu fortes sur le fil, pensant que celles auxquelles s'était déjà vainement livré le malade avaient eu pour résultat d'engager l'extrémité opposée de la tige, celle qui se trouvait du cétéua gland, dans quelque déchirure de la muqueuse uréthrale. Il eutrecoun k la pince de Hunter, mais l'emploi en fut inutile; M. Hutin arrivait bien à saisir le corps étranger, mais celui-ci donnait plutôt la sensation d'une tige recouverte par un tissu mou que celle d'un morceau de bois nu. Au moyen do la pince, on n'amena que des caillots de sanff et même de petits débris de meuibrauo muqueuse. De légères tractions faites par l'aide chargé de maintenir le fil suspen^eur tirant i*emonter un peu le morceau de bois vers le gland. Mais M. Hutiu, demeurant convaincu que ces mouvements n'avaient fait qu'engager dayanta^e le corps étranger dans une fausse route, abandonna la pince de Hunter introduisit dans le canal une très-petite pince h pansement, (ixa, par son moyen', la tige de bois à travers la membrane muqueuse; puis ^ l'aide d'un bistouri pointu glissé le long de la pince, il fit une incision sur l'extrémité supérieure du corps étranger qu'il fit saillir par cette contre-ouverture et l'amena jusqu'au méat uriuaire. Là, celui-ci fut saisi avec une auti'e pince et retiré en entier avec facilité. Le corps

CORPg ÉTRANGERS. 431

éininger u?ait ainsi parcouru le trajet d'un iréritable séton, r^ir lo fil, assez long pour rester encore en dehors pai* son oxti'émité libre, atait formé une anse comprenant l'étenduie de la muqueuse décollée. On dut (aire suivre à ce fil le même chemin suivi par le morceau de bois.

Celui-ci avait la grosseur d'un fort tuyau de plume d'oie ; il avait environ o à 6 centimètres de longueur et se trouvait suspendu, à Tune de ses extrémités, par un fil de chanvre solidement noué. Cette tige ayant été introduite par l'extrémité où le fil était attaché, on comprend combien il était difficile de le retirer, car, à chaque effort sur le fil, il se produisait un mouvement de bascule qui tendait h mettre en travei^s le corps ligneux et à Timplanter dans la muqueuse uréthrale en la lacérant. On craignait, en outre, de briser, par une secousse trop vive, le fil qui était là comme Tancre du salut ; une fois libre, le corps étranger pouvait, en oflTet, cheminer dans la vessie et devenir alors le point de départ d'accidents plus redoutables encore.

Cette opération, qui semblerait avoir été fort douloureuse, n'arracha pas même une plainte au malheureux vieillard, qui se crut guéri par cette exti*action. Telle n'était pas l'opinion du chirurgien qui annonça, au contraire, qu'on était au moment le plus à craindre pour le malade, c'est-à-dire celui où une trop vive inflammation allait s'allumer, pour se terminer probablement par la mort du vieillard. Ces tristes prévisions ne se réalisèrent que trop.

Le premier jour, on passa une grosse sonde en gomme élastique pour éviter, le plus possible, le contact de Turiue avec les parties déchirées du canal, et on soumit le malade au régime suivant : diète lactée, tisane de lin édulcorée, bains de siège, cataplasmes sur la région hypogastrique et application de sangsues au périnée.

Le lendemain, la verge était très-gonflée, le prépuce œdématié, le scrotum rouge et très-enflammé. On continua T usage de la sonde pendant deux jours encore ; le malade avait eu un léger accès de fièvre ; cependant, le 7 au soir, il se trouvait mieux et avait mangé un potigc avec plaisir.

Le 8, la sonde est enlevée, et le 9 au matin, B... nous dit se trouver très-bien ; la verge est encore un peu gonflée, mais la rougeur et l'œdème ont disparu, et il n'y a plus d'infiltration.

Ce mieux trompeur ne fut que de courte durée : deux jours après, une fièvre violente se déclara, les parties génitîdes s'infiltrèrent de nou. veau, l'intelligence, jusque-là si nette et si bien conservée, s'altéra peu à peu, et enfin B... succomba le 13 mars, dans un état complet de prostration.

Examen nécroicopique, — L'autopsie nous a révélé les désordres suivants : la verge est rouge, œdématiée dans toute sa longueur et d'un volume beaucoup plus considérable que celui qu'elle a normalement.

Kn la ftMidniit lon^'itiidinnleuient, selon le «ens du ranal, oous pà^ constater los «lô^Ats causés par les manœuvres pratiquées pour latiK ■ tioii (in corps ôti-anp?r. La vessie était saine ; mais au-dessous Au^Ë existait un vaste al>o^s rempli d'une matière brune verdàtre et répandir I une odeur des plus infectes; il était surtout profond & içrauche, où iip sentait une communication avec le rectum. Cet abcès était-iî imtèw à l'introduction <lu corps étranger, ou fut-il la conséquence desnunnh Mvs auxquelles h... s était livré? Cest ce qu'il est assez difficile de4^ cider; il est cependant probable qu'il fut drt à cette dernière cause.

Les autn»s organes étaient parfaitement sains.

Le mode opératoire suivi dans cette cii-constauce, le séton acddralt: formé par le corps étnmger lors de son extraction, et le vaste afe dont l'autopsie du malade nous a dévoilé leristence, sont di/^nes Aenmarque.

Traitement. — Lorsque cela est possible, iJ faut tâcher d'extraire le corps étranger par lorifice de lurèthre au inoyeti d'une pince, comme je lai tait chez un malade dont je vai^ rapporter l'observation.

0ns. XLII. — Il y a quelques années, un malade, àfré de quirante-huit ans, vint à ma consultation et me dit que, pour des moti^ sur lesquels il est inutile d'insister, il s'était inti-oduit un poHe-plume métallique, lon^ de 19 centimètres, composé d'un m;inche légèremMit ruirueuv'et du porte-plume proprement dit. Ce coips étranger introtluit par le manche, îivait été lîWhé au moment où l'érection était à wo comble, et ce malheureux ne put le retirer lorsque le pénis fut revenu sur lui-même. Il resta ainsi deux jours, faisant des fentatiTes d'extraction infructueuses et tendant, au contraire, î\ enfoncer de plus en pla^i dans le canal le coqîs étrancer. II cherchait, eu effet, en refoulant le pénis en arrière, à faire sortir, p;ir le méat urinaii-e, le porte-plume, qui huit par arriver au col de la vessie, de sorte (pie le malade perdait continuellement de son mine, sans pouvoir vi.ler complètement sa vessie, à cause du volume du corps étran^^er et de l'inflammation survenue dans le canal.

L'étiitde ce malheureux était devenu insupportable; aussi me demanda-t-il a être débarrassé h tout prix. L'extraction de ce corps présentait des difficultés tenant h plusieurs causes : i« à la profondeur à Inquelle le corps étranger était arrêté; 2° à la contnictilité de Turèthre. qui s'était fortement appliqué sur le porte-plume. J'introduisis une lonirue pince, analojrue à celle de Hunter; je saisis l'extrémité du porte-plume et amenai au dehoi-s cette partie de rinstmment. L'extraction <lu manche fut plus difJicile, à cause de la profondeur à laquelle il était placé, et

■I 4e plus, Turèthra s'était tellement aj^liqué sur lui, qu'il fallut une trac-

p tion eontidérable pour l'amener au dehors.

N Le malade guérit parfaitement bien.

I L'énumération des objets qui ont été introduits dans Turè-

thre indique seule que ce procédé est loin de pouvoir être mis en usage dans tous les cas et que les chirurgiens ont dû imaginer des procédés particuliers pour surmonter les diffieultés qu'ils rencontraient. Je vais en présenter le tableau aussi complet que possible en donnant Tobsei'vation du fait qui a suggéré Vidée de chaque mode opératoire, et je dirai quel est celui qui doit, suivant moi, mériter la préférence.

Lorsqu'il s'agit d'un instrument de chirurgie, brisé dans le canal, on peut espérer l'extraire au moyen de la pince à trois branches, comme dans le fait suivant :

Obs, XLIII. — Un médecin, ayant introduit dans Turèthre d'un homme atteint de rétrécissement le porte-caustique droit de I^allemand, pour cautériser le canal, éprouva, quand il voulut retirer l'instrument, une légère résistanèe et reconnut, après avoir retiré le porte-caustique, que la cuvette, s'étant détachée à l'endroit de sa soudure avec la tige, ctiit restée dans l'urèthre.

Le malade eut, pendant les deux jours qui suivirent raccideut, trois accès, absolument semblables à ceux de la fièvre intermittente, phénomène assez commun, comme chacun sait, h la suite des opérations pratiquées sur Turèthre. Il y eut de la dysurie.

Le docteur Fertelin, ayant été appelé, eut l'ecours, pour extraire le corps étranger, h la pince de Hunter, qu'il introduisit jusqu'au-delà du bulbe, pendant qu'il pressait, de l'un de ses doigts, sur le périnée, en arrière du point où la cuvette s'était arrêtée. Il crut avoir réussi à une première tentative, mais la pince n'amena qu'une portion d'eschare L'instrument ayant été introduit une seconde fois, le patient, rendant compte de ses impressions, et aidant ainsi l'opérateur, la cuvette fut extraite avec facilité ; elle tomba k terre dès que l'instrument fut hors du caual. Entre les mors de la pince se trouvait un corps pulpeux, dassez gros volume, qui fut aisément reconnu pour une eschare ; elle avait conservé la forme du canal, c'est-à-dire qu'elle était tubuleuse ; la longueur du cylindre qu'elle constituait était de plus d'un centimètre ; sa surface externe étiit imbibée de sang, tomenteuse et épaisse, surtout dans un point que Ton supposa avoir correspondu au rétrécissement. Le malade n'éprouva pas sur-le-champ de douleur vive, et rendit, gouttr

à goutte, par le méat uriiuûre, environ 16 gnunme* de Magmiit Uueh|iies heures apr(>s, il urina à plein canal, mai* avec doBbv.Ll (lysurie se reproduisit insensiblement (i).

Chez un homme dans Vurëthre duquel une* sonde if!à\ brisée, Viguerie imagina d introduire, au-devant dnfragmoi iino soiMle d'égal calibre, coupée verticalement à son atà\ mité. Lorsque coJle-ci fut appuyée bout à bout contre leftwment, il fit pénétrer un mandrin avec lequel il eut le bonhes de retirer le corps étranger.

Morel-Lavallée est parvenu à refouler la verge jusquaro* Irémité antérieure d'une sonde, enfoncée profondément das l'urèthre; il put alors saisir Tinstrument avec une pinte i pansement et en faire Textraction ; voici ce fait :

Oiiï?. XLIV. Sonde disparue dans l*urèlhre, — Un homme attnii (le rétrécissement du canal de Turèthre, autrefois traité par la dibititûfi, et qui avait conservé Thabitudc de se passer des sondes, laissa union disparaître complètement dans le c^nal une sonde qu^il t»*était intnduite. Après avoir attendu en vain toute une journép, il vint à Th^til le lendemain. Quelques tentatives d^exti'action furent faites à Taide de pinces de trousse ; mais, bien (jue Ton sentit parfaitement le bout de 1& sonde à la racine «le la verçe, au milieu des bourses, on ne put saifir le corps étranger. Mond-Lavallée essaya lui-même avec cet instrumesl^ mais inutilement. Sans vouloir recourir à des instruments spéciaux, H .1 eut alors l'idée d'employer la manœuvre suiyante :

11 fixa solidement la sonde, qu'il saisit enti*e le pouce et Tindes de la main gauche, un peu en an-iùre de son extrémité libi'e ; puis de la main droite, il refoula sur la sonde la portion antérieure de Furèthi-e de manière à le raccourcir et à l'accommoder, en quelque sorte, à la longueur de la partie saillante du corps étranger. A mesure qu'il plissait l'urèthre, il le saisissait entre le pouce et l'index de la main gauche et le pinçait solidement sur la soude. Quand la fosse naviculaire eut été amenée au niveau do l'extrémité de la soude, il introduisit une pince et saisit, avec la plus grande facilité, le bout de la sonde, qu'il amena tout entière au dehoi-s (2),

Obs. XLV. Epi de seigle arrélé dans la portion membraneuse de l'urèthre et extrait, au moyen d'un tube-curette, pai* Jobert (de

(1) GaMUê des hôpitaux, 1845, p. 88.

(î) W., 1864, p. 843. — Société do' chirurgie, Bcanco du 13 juillet 1864.

CORPS ÉTRAN0BR8. ift5

^Lamlwlle). — > X...» âgé de loixuite-qaatûne ans, n'ayait aucune affec- F|km dea organes génito*urinaires lorsque, le i4 ndTembre 1864, il épmn'n, une démangeaison dans Turèthre. Il eut la malencontreuse idée d'introduire dans la canal un épi de seigle qu*il engagea par l'cxtrémilé qui est attachée à la tige. Il lui fut impossible de le retirer, et, peu à peu, le corps étranger chemina dans Turèthre. Quatre jours après, il alla consulter Vigla, et, sur ses conseils, entra dans le serrice de Jobert.

Le lendemain de son entrée, 19 novembre, Tépi était arrivé dans la portion membraneuse de Turèthro où il causait de la douleur; il n'y avait pas d'écoulement puriforme ; rémission de Turine se faisait avec difficulté et douleur, ce qui donnait lieu à une rétention incomplète.

Le 21 novembre, Jobert introduisit dans Turèthre le tube-curette fabriqué, sur ses indications, par Charrière. Cet instrument est destiné aurtout à enlever les détritus de calculs engagés dans le canal. Une fois parvenu dans la partie musculaire de Turèthre, le tubc-curctte se chargea du corps étranger et le ramena doucement à rextérieur.

Cet épi de seigle, long de 4 centimètres, présentant une coloration rougeâtre, et non couvert de pus à sa surface, avait les barbes rapprochées et réunies par du mucus, do manière à ne laisser aucun inter*valle entre elles.

Pendant quelques jours après Vextraction du corps étranger, le malade a ressenti des douleurs et des cuissons en urinant. Mais lorsque, le !•' décembre, il est sorti de Thôpital, il n'éprouvait plus aucune impression douloureuse pendant l'évacuation de l'urine et on ne rencontrait aucun engorgement dans la portion membraneuse. Des bains pris tous les deux jours, et des boissons adoucissantes données k rintérieur, ont fait disparaître Tirritation qu'avait amenée la présence du corps étranger.

Cette observation prouve qu'au bout d'un certain nombre de jours, les épis do blé, d'orge, de seigle peuvent être enlevés facilement, à cause du rapprochement des barbes entre elles, qui convergent vers le même point et qui, pai' là, évitent d'irriter le conduit.

Si le corps étranger ne pouvait être retiré sans blesser le canal, et qu'il fût facile de le morceler, il faudrait avoir recours a cette manœuvre plutôt qu'à l'uréthrotomie.

Ob>:. XLVI. Petite branche de marronnier introduite dans Curéthre. — Un indi\idu avait apporté chex lui une jeune branche de l'un des marronniers des Tuileries, et, après en avoir enlevé Técorce, l'avait introduite dans le canal.

ISIi

Lt!S[0>'S PHY8IQUB8 DU Pt.XIS.

LonK|U)> Voillemier fut appelé, il broaT» ce eoqw éti Miillie ■l'MVrieur: ni*iii il était impouible da r«itrain t'tiit par cIn petite* Millie» qui acRroebitieDt la muqnei l.'litHtoiredeMarrliolliii, pI non procé<lé, lui iwinreDl \mi iiiiiii' il ii'iiiiniit pu irlis:!<'r un tube entre le corps étran^i ilo l'urMIirr, Il pritiilurH le parti de couper In branche » K-W H il>^ la l>rif>er nurplare, en introduitMint, à plutieo slilit ((jiii> Mtu rputn-; il put pnlevpr ce» fragments don iju(>li|iiK sorte, fnil tie* nllumottcti (I).

Les ciirps étrangers introduits le plus fréquer l'urMIire sont les l'ipiiiftlos et les aiguilles, el ce s ilifflcilcs à ('ïlraire, carli'ur |»eu de volume empé de lo^ saisir arer une pince ; lorsqu'on y est ) pointe s'cngngc dan^ Ics parois du canal, et l'ei devient d'aulanl plu^ dinicilc.

Amussat, en tirant fortement sur le péois, par ger la pointe d'une ^'ipingle introduite dans le rai thre; t'en^çafiennl ensuite dand la canule d'un lithiiliileiii-. il en fit l'extraction (2).

Obs. XI.A'II. Longue épingir intmluita dont furèi lionniip tir vin^l-cinq ù In^iitp iinii se présente à AmuHHat, di: voulu tw Knuiler lui-mAuii-, In kouiIp lui élail échappée <j •'but resiri! vu^agâi linns l'unMhre. AmusMt reconnaît, en ■ienui- il'ui) corps étniD|n>r ilnns le cannl, situé k deux po^ foiiik'Ui-, et <loiit r»Ytr(}niiti'> inilùrieure Mvdt pénéln* dauo l'uK-thrc. Kn timnt fortement le pénis, le chirurgien parvîi cette exii-émité, puis l'cu^'nt^euut dnns lii ranulc de l'instn triteur, il fit t>x traction non d'une Konile, niniK d'une fa lonxue de sîv pouces et grosso h proportion,

Dans un cas où il ne [)ut dégager In pointe d'un Desault s'avisa d'un expédient qni lui réunsit. Il a doigt sur lapartie inférieure de l'urèthre oii répondai de l'éninRle, qu'il fixa par ee moyen ; unis, ayant i

kh Ok. XLVIII. — &1 1787, un gagne-denier consulta DesaiiU pour If une difficulté d'uriner qu'il aTait depuis six mms. Il dit que, la Teille ^ au soir, il s'était introduit dans Turèthre une épingle qu'il airait laissée ^ échapper et qui s'était enfoncée fort avant ; que, depuis ce temps, il ^ aTait éprouvé dans la vessie des douleurs considérables, qui se propa- ^ geaient le long de la verge. Il igoutait qu'il rendait fréquemment quel- ^i ques gouttes d'urine mêlées de sang. Desault s'assura de l'existence de ce corps étranger, en pressant doucement la portion du canal qui répond au scrotum ; et, en y introduisant un stylet très-mousse, qui lui servit f d'ailleurs k reconnaître la profondeur à laquelle l'épingle s'était enfoncée, il lui parut que la pointe répondait à i pouce et demi derrière In fosse naviculaire.

Pour en fiiire l'extraction, il porta dans l'urètbre, h quelques lignos au-delà de cette pointe, la pince à gaine ; mais la forme de l'épingle un permettait pas de la saisir d'une manière solide; elle s'échappait au moindre effort que l'on faisait pour la retirer. D'ailleurs, la pointe s'étant engagée dans les parois du canal, il paraissait que l'extraction devenait impossible avec cet instrument. Desault s'avisa alors d'un expédient qui lui réussit ; il appuya fortement un doigt sur la partie inférieure de l'urètbre, où répondait la pointe de l'épingle, qu'il fixa par ce moyeu ; puis, ayant poussé les branches de la pince plus avant, il saisit l'épingle à environ 1 pouce de la pointe, la recourba en forme d*anse, en le tirant à lui, et en fit, sur-le-champ, l'extraction.

Ce n'était pas une épingle d'une grandeur oi^inaire, comme le malade l'avait dit ; elle avait 6 pouces et demi de long et un calibre proportionné. Quoique dans l'opération la pointe de l'épingle eût traversé le canal et la peau, le malade assura cependant qu'il n'avait pas éprouvé de douleurs bien vives. Il ne survint aucun accident; les urines cessèrent d'être sanguinolentes et reprirent le même coui's qu'elles avaient avant l'introduction de l'épingle.

Cette manière de faire n*est point celle que je préférerai** en pareil cas; je lui trouve d'abord quelque chose de brutal ; d'un autre côté, on n'est pas sûr de pouvoir ainsi recourber, en forme d'anse, Textrémité d'une épingle.

Il est un mode opératoire beaucoup plus ingénieux et qui doit <Hre employé toutes les fois qu'on le peut. Il a été imaginé par Samuel Cooper (1).

On fait pincer la verge près de sa racine, par un aide, immédiatement au-dessous du corps étranger, de manière à

(1) Diclionnaire des sciences médicales, t. LVI, p. 298-

158 LÉSIONS PHTStOUBS l^U PÉNIS.

4^mp<Vher sa progression dans le canal ; puis, coudant im\ inrnl la verge, on fait traverser la paroi inférienre deFii^l thre ; on saisit et on tire au dehors Tépingle, puisontoursl sa ttHe vers le gland par lorifice duquel on la fait sortir, b derniiu' procédé a été employé par Boioet pour extraire v' épiiiffltMni or, longue de 6 centimèlreî* environ.

Ohs. \L1X. Extraction d*une épingle en or^ pro fondement hin' dut le dans le canal de Vurèthre (romiiiimîquée par le docteur Bobrt. — J<» fus ajUM'h», il y a quelque temps, pour visiter un jeuue homme^ h\'tait introduit duns le canal de Turèthre une longue épingle en «. eoninie moyen d'excitation. Cette épingle A\ait environ 6 centimètivi^^ huiknieur, et offrait une ttUe de la grosseur d*iin grain de chèneyis. Voin re qui s'est passé et l'état dans lequel étaient les choses, lorsque j« ^ le patient. Doué d'une constitution forte et vigoureuse, il est àcé ^ >in^^t-trois ans; ses organes génitaux sont remarquables par leur dèv> loppenieut hors le temps des érections ; la verge est longue et gronc. le canal de Turèthre a de 22 h 23 centimètres de longueur. A la m\t d'un déjeuner d'amis où l'eau avait manqué, excité d^ailleurs parli chaleur du jour, il rentra chez hn, éprouvant des jouissances plus é\\dentés de la vie. Couché sur son lit, il se livra à une pratique houtea«e, qu'il avait apprise en mauvais lieu etsMntroduisit dans le canal deFoivthre une épingle, la tète la première; il fit si hel et bien, que riostniment de ses manœuvres contre nature lui échappa dans un de sesmoovements; il l'enfonça de telle sorte et si pi'omptemcnt , qu'il ne put le ressaisir. La honte l'ayant empêché de déclarer plus tôt son accident, il essava d'ahord d'être lui-même son chiioirgien pendant plusieurs heuiHîs, qu'il employa h faire des tentatives pour retirer l'épingle. Malgié tout son désir et tous ses efforts, il ne put y pai'venir; Tépin^rle au lien do sortir, entrait <le plus en plus, et étiit déjà parvenue dans la portion membraneuse du canal, lorsque j'arrivai auprès du malade. Je sentis très-facilement la tête de l'épingle dans la région périnéale, au-dessous des boui-ses; j'appliquai le pouce gauche sur cette tête, pour Teuipécher d'avancer vers la vessie et j'essayai de la pousser hors du canal en pressant, dans une direction inverse h celle qu'elle avait suivie; Je tirai en môme temps sur la verge pour que la pointe ne s'engageât pas dans les replis de la muqueuse uréthrale, ce qui eut lieu, malgré toutes les précautions prises pour l'éviter. Ces manœuvres, au contraire, loin de favoriser la sortie de ce corps étranger, me parurent le faire avancer vers la vessie, surtout quand je cherchais h dégager sa pointe des parois du canal, où il pénétrait facilement. II en résultait un autre inconvénient pour Ih malade : c'était une vîv«' douleur produite par la piqt\ro i]e la

k CORPS ÉTRANGERS. 459

lljilluqaease. Pour tout instrument, je n'avais, h ma disposition qu'une ^trousse ordinaire. D'ailleurs, Tépingle était enti*ée trop profondément et I su pointe était trop éloignée de l'ouverture du canal, pour qu'on pût la ^ saisir, soit avec des pinces à disséquer, soit avec des pinces àpanseuieut. •• Une autre difficulté me paraissait encore exister, c'était la possibilité de

■ pouToir saisir la pointe fine et mince de cette épingle avec de pareils I instruments et dans un canal aussi étroit. J'essayai cependant de dégager la pointe de cette épingle, à l'aide d'un stylet cannelé que j'avais introduit; j'avais pour but, si j'étais parvenu à la dégager, de la recevoir dans la cannelure du stylet, qui m'eût alors servi de conducteur pour

■ retirer ce corps étranger, en le poussant de bas en haut.

Tous ces moyeus ayant échoué, et, dans la crainte où j'étais que l'épingle ne tombât dans la vessie, où son extraction serait devenue plus difficile et surtout plus dangereuse, je jugeai que la perforation du canal était le seul parti qu'il fallait prendre.

J'espérais, en. agissant ainsi, tourner l'épingle, bout pour bout, dans le canal, de façon à faire sortir la tète la première; c'est, en effet, ce qui eut lieu et par une manœuvre très-prompte. Avec le pouce de la main gauche, je tixai fortement la tête de l'épingle dans le lieu qu'elle occupait; puis, pliant la verge en deux, dans le point qui répondait à la pointe de l'épingle, je fis sortir celle-ci à travers les parois de l'urèthre, et l'attirai au dehors, à l'exception de la tête, qui était trop grosse pour passer par la piqûre opérée par l'épingle; elle resta dans le canal, mais dans l'endroit occupé par la pointe, un instant auparavant.

J'avais donc retiré ce corps étrunger d'ime fois la longueur de Turèthre. Cela étant fait, par un mouvement de bascule de haut en bas, j'abaissai la pointe de l'épingle vers la racine de la verge, pour ensuite la faire rentrer dans le canal, en poussant de bas en haut et de telle sorte que la tête pût sortir la première par le méat urinaire; dès lors, il me «levint facile d'achever l'extraction de ce corps étranger, qui n'était plus qu'à quelques millimètres de l'ouverture uréthrale, en le saisissant avec une pince à disséquer.

En un mot, perforer le canal, de dedans en dehors, faire basculer Té* pingle, la faire sortir et l'extraire, telles furent les manœuvres de cette opération. Les suites de cette opération ont été des plus simples : à peine si le malade a éprouvé un peu de cuisson en urinant.

Trois jours après, il ne lui restait plus que le souvenir de sa honteuse imprudence.

Dans le cas où Téplugle serait parvenue dans la portion membraneuse, on devrait introdm're dans le rectum l'indicateur préalablement huilé.

Si l'on avait à extraire ime <loul)le épingle h cheveux, après

IrtO LÉSIONS PHYSIQUES OU PÉNIS.

avoir fait traverser les deux pointes, on tournerait TeK^'l gland Tanse formée par les deux branches de Tépingk,on la ferait ?orlir par le méat urinaire. Cette manœuvre^:' hoaucnup plus simple que celle qui consiste à redre^ff J rourhuro de Topingle et à sectionner, ras de la peau, anedr] hrancht»s pour faire s<»rtir Tautre par ]a piqûre de Turète S'il s'a;^issait d'une aiguille, on conçoit qu'il ne serait ptl nécessaire df la retourner; on peut l'extraire directem* par la piqûre de TurMlire, comme Ta fait DieflTenhach dan^V ras suivant.

(>Bs. !.. Aiguille introduite dant le canal de VurèUire» Uu cafm

(lt> (|uator7.t' uns se plaignait, (>u gémissant et pleurant benuroup. tl'ov \i\o douleur dans les iutestius, près de Tauus. Il avoua qu'il s'éte; iuti*Oiluit dans TuK'thiv une grosse aiguille, le chas tourné en arrière' que oette aiiruille lui était échappée; que, depuis cette époque, il «Métrait \i\ement. Néanmoins il avait pu, il plusieurs reprises mai$«Yfr une \iolentr exaspération des douleurs, rendre un peu d'uiîne.OfWeon. qui, du reste, était bien eonstitué, fut soigneusement exaniiiH?,H on ehereha infructueusement à sentir la position de raigiiille à tinTHV la peau. Mais connue le malade, pendant ces investigations se nlaiinuii d'une autrmentation de la douleur, et toujours à la même place, on et conclut que raiguille devait être tixée par sa pointe sur quelque portioB ilu canal de ruivthre. bln conséquence, de ce fait, Dieffenbach pena (|u'il lui serait difficile d*al>ord d'aller saisir cette aiguille avec uM pince ; mais (Micui-e que, lorsqu'il Taurait saisie, ne pouvant le faire qur dans une «lirection oblique, la pince pourrait glisser, et qu'enfin elle ne pourrait être extraite sans labourer, par sa pointe, toute Tétendue do canal de Turèthre.

H lui fallut donc songer à un autre moyen; et, comme il lui était arrivé souvent dVxtraire sans opération, mais par la simple compression d'un pli de la peau, des aiguilles engagées dans le tissu cellalain sous-cutané, il résolut de tenter un moyeu analogue.

Le malade éteint placé comme pour l'opération de la taille, uu aide fut chargé de soulever le scrotum ; l'opérateur, applit^uant son pouce irauclie sur le périnée, exerça sur cette région une pression dirigée obliquement en arrière, de manière h fain» tuméfier la partie du périnée placée entre son pouce et l'anus. Puis l'indicateur droit, préalablement huilé, fut introduit dans le rectum ; il parvint facilement à sentir le chas de l'aiguille, saillant dans le col de la vessie. L'opérateur dirigea alors le doicrt qui était dans le rectum sur cette extrémité de rai^uilfe, press

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