‹ Maladies chirurgicales du pénisChapitre 25 sur 80 · as, il sort lïui'ri · texte numérisé non relu

as, il sort lïui'ri

(les abcès peuvent aunei s'ouvrir à la fois k danfl 1« canal de l'iirt'>thre ; comme appni et oom

on peut citer lo fait suivant :

Obs. LXVIII. Abi^i timplt de CwMre, OHvert à i

Ptrforation ipoitlanée du canal iiualnjoun apri», f

cotuéculicr. — X.... ni! \ M... (S«ûne-et-Loire), âgé d« ans, cultivateur, onlre le :!0 juin 1860 lians le service d< uni; Ifsioii chiriirpirnl'- de peu d' importa uce. Il allait obti quiind il fait n-mnrqunr, h In visite, une titmeur située h tiflurses, qu'on n-eonniiit OIn- nu uhcès. On apprend alors a eu uni' lilennon'lin).''ip, il \ a trente ans, et que depui il HOufll« [larToig un peu en urinant, surtout du c4lé de Ii jnmaiit eu de rétention d'urine, et la douleur n'est pn5, ei plus RTande que d'habitude. On reconnaît un peu de éditai un rétrécisse ment à I f niilliniMre'i, admettant d'eniblé«> 3 millimètre!).

L'abcès s'outi'e spontanément le lendemain ; il n'en a de pus et l'ouverlure maretie rapidement vers la eicatri Jours après, on trouve un petit abe^i, de même volume qi petite noix) et situé .t rdté, dana le même point. On l'ou

''' PHLftGIION ET ABCÈS. 195

*Wve6 que celles qui succèdent à Tabeès urineux par corn-

. aunication consécutive. Gelui-ci est plus volumineux; sa

•narche est aiguë et ne diffère de Tabcès simple que par la présence de l'urine; les fistules qu'il amène se gin^rissent plus facilement, quelquefois même toutes seules.

La marche de ces abcès est facile à comprendre : comme loua les abcès, ils tendent à s'accroître en tous sens, aux dépens des tissus environnants. Si l'abcès arrive à l'extérieur, avant d'avoir dénudé le canal, il restera simple ; ou ce n'est qu'ultérieurement qu'il communiquera, soit que le canal se perfore par suite du travail ulcératif qui se fait dans les parois de Tabcès, soit qu'aminci, affaibli, il cède à la plus légère pression de l'urine et se crève. Si, au contraire, l'abcès arrive vers Turèthre, avant d'avoir atteint l'extérieur, c'est dans ce dernier qu'il se videra ; l'urine alors, pénétrant dans le foyer. pourra le déchirer et s'infiltrer au loin.

A la rigueur, ces abcès peuvent se terminer par résolution, mais le plus souvent, quand la tumeur disparaît rapidement, c'est qu'elle s'est vidée dans le canal.

%• Abcèâ qui suecède à un traumatisme de l'urèthre, accidentel

on chirurgrical.

JStiohgie, — Ces abeès succèdent à une plaie, une rupture de l'urèthre, ou sont produits simplement par l'action irritante de corps étrangers sur la muqueuse.

Ix)rsque l'abcès succède à une plaie, une rupture du canal, la cause peut agir soit à l'extérieur, soit à Tintérieur.

A Vextérteur^ un coup, une chute sur l'urèthre peuvent, h la rigueur, déterminer une inflammation suppurative des parties contondues; mais le plus souvent, si la cause a été violente, elle a pour résultat la rupture du canal, à laquelle succède une infiltration plus ou moins grave, suivie de suppuration ou d'un simple dépôt urineux.

A Y intérieur de l'urèthre, une inflammation du canal, en rendant son tissu plus friable, peut en amener la rupture, pendant le coït, et il <e forme phiî» tard un aWès dans la

IBB L6SI0H8 UITLAHIUTOIHBI DD FÉKII.

Ksine de l'urètbre. Comioe exemple, je citerai I suivante que j'ai recueillie, en 1863, dans moa Maison municipale de santé.

0«a. I,X\I. — X..., âgé de mgt-neuf ang, cotitndi itiRgie. ilurnnt laquelle il n'éprouTait pas beaucoup de uviit M-ulenit'Ut un peu de cuisMU en tirÏDant. Il fit ui et d'injei-lious. Quioie joura après, le pénis se courba, e ^ )i\r;i au roit Haas accideut. A quelques jours de là, < a\ail M verjïe encore courbée, il Toulut ne lirr^r de non DiHid, au iDOiiirnt de l'éjnrulntion, il éprouva une douleu \ive à la verge, et rendit du sHDg en abondance. Il lui d'uriner, et \iul alors pi-eudre conseil d'un médecin qui îi sou cuiinl une aondc qu'il conserva dix minutes. Le lendei fut de uouveiiu iuti'oduile ; il put la garder cinq minutes ïaus le secoui's de cet iuslrunienl ; mais le jet d'urine se £ sans être bifurquù et ne se projetait pnsau loin. Il contiao In sonde huit à dix fois par jour : le cathétérisme devint < eu plus fiicile. Mnis il ne larda pat! à perdre l'appétit - il < stipation. Dès lors, il prit des lioins de siège, matin et m au bout de cinq h six jours, que son état nr> s'améliora. Ininspoi-ler k la Maison dt: santé.

Aujourd'hui lu canni iidmel une sonde asseï volumiaeu présente uue tumérncttou considérable ainsi que le scroti tiou pemiiit de constater une Uuctuation évidente : une ini tiquée sur 1.1 ligue inédiiine; elle commence à I centime de l'anus, divise lu scrotum et se termine au niveau de scrotal. L'n pus crémeux, épais, mêlé de sang, s'écoule a aisé de sentir, avec le doijçt inh-oduit dans le fond de lit p lie l'urèthre, distendu par uue sonde en gomme élastique ti'ouve rcUe-ri k nu dans aucun point. Cataplasmes sui

Le foyer se déterge les jours suivants; jamais le pus i odeur urineuse; mais ce n'est qu'au bout do plusieurs malade guérit etpeulquillcr la Maison de santé ; à cette épc aisément, et l'un ne neut constater sur le tratct de i'urèthrv r

mi

- S* Des fragments de calculs ayant déchiré le canal de nrèthre. Dans le second cas, ce n'est plus par déchirure, lais par irritation mécanique qu'agissent les corps vulné- ■ants. Ainsi Tusage des sondes, employées dans le but de ppiérir un rétrécissement, peut déterminer une certaine irrigation qui devient une cause d'abcès. Ces instruments, agis- Vuint, en effet, sur un organe déjà malade, favorisent son inflammation, et, par suite, celle des tissus périphériques; toutefois, le développement de l'abcès ne doit être attribué i^pi'en partie à l'action des sondes, puisque ce moyen est emiployé pour une lésion qui, en dehors de tout traitement, peut 'être suivie du même accident.

Sur une pièce, présentée par Boudet (1), on voyait, à J pouces du gland, sur la paroi inférieure de l'urèthre, une cavité assez profonde, large de 2 lignes environ, et s'étendant jusqu'après de 15 lignes en arrière. Cette cavité paraissait résulter de la destruction d'une partie des tuniques de Turètre , et n'avait pour paroi qu'une tunique fibreuse. Gomme il y avait aussi un abcès extérieur au canal de l'urètiire, Boudet émit l'opinion que cette cavité était le résultat de son ouverture dans l'intérieur de l'urèthre. M. Mercier pensa, au contraire, que cet abcès était l'effet de la présence des sondes qui pressent sur la paroi inférieure de l'urèthre, au niveau du ligament suspenseur de la verge, dans le point où ce canal éprouve une courbure qui ne peut s'effacer.

Enfin, U est un accident de la lithotritie qui s'observe dans le cas où le calcul a produit un grand nombre de fragments, lesquels, par suite de la plus grande sensibilité du canal des sujets opérés, ou peut-être de sa plus grande rétractilité, s'arrêtent, déterminent une inflammation des voies urinaires. avec phlegmon de la verge et du périnée, accompagnée d'un cortège de symptômes généraux graves, et amènent la mort des malades en peu de temps. Cette complication se développe, quelque régulièrement qu'ait été faite l'opération, sans qu'on puisse lui attribuer d'autre cause que l'irritation

(i) BiiMim de la Soelété anatomiqui, 18S9, t. XIX, p. 102.

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d^ fragmentr 4^ caleal daiii le canal, ayant tP'uMe* muinrnlanê? dan? ''fTpal rïnn de !'■ lV\tra< ti'fD uu Iv bn^icut^Dt odI dâ Miw pratiqai fui-, ■■■?«^ affr.-liun d-^bat-* par lies bisntmt-. BientAl apn^ *ur\ient un gonOnnent donJoaim •le- 'l'>ul*'iirî vivi^ !<? Iude da canal et **»«f la ' IMxn^fï d'un rcmkni^ot unrtlirsl alxHidanl .■:i-!ij*.'. .-; It tuin^f.i. :k.n. ;:aKnaat pea A [k ïVWid ju-qit'au i-'ibis et aux [•aroU «bdi>EDini HTDlrr d» ilucluatiun évidente. Dd c6té de l'étal a d*^ t'iaî'.'ninie. d>- l'anxif*!^. du détire, des du lairt- - •-1 DfK^ teinta -ubictérique de la pe«n ; le difildli^meot. et le» urini^f »uut bunrbmises e ■•ymptdm-?: uênértui ■at'^Tavenl ensuite de )e ]>'-ulr derifiit (•etil, iniH-rable : radynunîe i^ujtrt. qui ■•uGCombi^ au buul de troU à cinq îuu riioù peut revêtir Ip oarai-lére ^aunvneax.

Lue ?cule alTection présente quelqae analw^î ladîp qui vient dttre d>^nte : c>sl l'innilraiioa , leâ deux ont une mardi*' ra[tid<.', amenaDt ui aigu des orjianc5 ^'énitaux. a'acL'i>inpagQant de gt'niTaux graves ; de ))!u«. la i-au^ qui détemi dent^diuà ane pblt')(masie sunii^ë à.es voie^ u aa??\ dêti^nuiner rioTLllratioD ; cependant il n'y teDtiûn, iDatâ plutôt de la dysurîe : Jusqu'au deri le« maladfs ont rendu do l'uriDe altérée, il «ua vi

PHLEOMON ET ABCÈS. 199

eige et du périnée, que Ton trouve infiltrés de pus, sans irine et sans perforation complète du canal de Furèthre, dénontrent qu'il s'agit d'une inflammation particulière.

Diagnostic. — Un abcès de la portion uréthrale du pénis "'^peut être confondu avec une dilatation de Turèthre et avec un "* dépôt urineux.

m. .1* Dilatation de Vurethre, — La dilatation de l'urèthre con-

m Biste dans une petite tumeur située en arrière d'un rétrécis-

f nement, s'afTaissant après le passage de Furine et disparais-

I sant avec Tobstacle qui Ta produite ; elle est essentiellement

4 indolente à la pression, et ne s'accompagne d'aucune réac-

I tien sur l'état général. L'abcès, au contraire, donne lieu à un

I mouvement fébrile plus ou moins prononcé ; il est doulou-

I reux à la pression, et ne s'affaisse pas après le passage de

l'urine, à moins qu'au moment de la miction il ne vienne à

8*ouvrir dans le canal ; mais alors la tumeur ne disparaît pas

complètement ; il existe toujours un certain empâtement dans

le tissu cellulaire périphérique ; enfin, en exerçant une légère

pression sur la tumeur, on produit un écoulement de pus à

travers le méat urinaire.

V Dépôt urineux. -^ Les dé[)ôts urineux sont de petites tumeurs dures, indolentes, peu mobiles, stationnaires,. ne diminuant que peu ou pas par la compression, situés derrière un rétrécissement, ou le plus souvent dans un point du canal qui a subi un traumatisme extérieur ou intérieur. Dans les cas où ce dépôt renferme un calcul, la tumeur prend une consistance pierreuse, et le malade offre, en général, des signes de calcul vésical ou de graviers. L'abcès produit toujours une certaine douleur, soit spontanée, soit à la pression, au moment de sa formation. Le malade éprouve, dans le point où l'abcès va se former, des battements, des douleurs lancinantes. Si, au début, la tumeur est dure, elle devient bientôt fluctuante lorsque le pus s'est réuni en foyer ; la peau qui la recouvre est rouge, luisante, plus ou moins tendue ;

<00 LÉSIONS INPLAUllATOIRES DU PÎSIS

loin tlp rfnler slatinnnaîre. cette ttimeuraugnip il finit par w'oiiTrir soh k l'exti^rieur, soit dam (les doux cfilés  In fois.

l.iirs<|uViii a ivconnu l'exUlence d'un abcès :> l'uiMlirc, il faut établir s'il est ou non indép li'ïsîon de ce canal.

Les nlie.'s qui ne sont pas liés à une lésJo iii'innire se développent, à la suite des fièvres f sujets ulTniblis, un bien chez les tuberculeux ; s'accompagnent d'aucnn trouble du côté de sont petits et snperfleiels.

Parmi les abcès qui dépendent d'une lésion d qui s'observent pendant le eounj de la blenn petits, du volume d'une fèie, et apparaissent quelconque du trajet de l'urèthre ; leur cause e distinguer.

Quant aoK tdicès suite de rétrécis<tenient, c simples no contiennent pas d'urine dans leur f ment de leur ouverture ; ils sont, en général, ncux, et situés au milieu de la coarctation du < la sortie de l'nrine par l'ouverture de l'abcès, qi après, indiquera la perforation consécutive dt la transformation en abcès urineux de cet abc début.

Les abcès urineux sont caractérisés peu* la l'urine dans le foyer; les uns s'ouvrent dans l'urèthre ; les autres, à la fois, dans le canal et è La présence d'une tumeur sur le trajet de l'urèthi lement, par le méat urmaire, d'une certaine quai augmentant lorsqu'on comprime la tumeur, per

Bl PHLEGMON BT ABCÈS. 201

^^itmaladie du canal de Turèthre varie suivant cette maladie ;

*^J'ai déjà dit que les abcès qu'on observe dans le cours de la blennorrhagic aiguë n'étaient pas graves, lorsqu'ils étaient

m convenablement traités ; il en est de même de ceux qui com-

■ pliquent les rétrécissements. Mais on conçoit aisément que si l'ouverture de l'abcès vient à se faire spontanément, soit

f dans le canal, soit en même temps à l'extérieur, le pronostic présentera plus de gravité; car, dans le premier cas, il est possible qu'une infiltration urineuse survienne, et, dans le second, l'abcès peut dégénérer en fistule urinaire complète, plus ou moins difficile à guérir, et dont la cicatrisation réclamera peut-être un jour des opérations chirurgicales plus ou moins compliquées. Enfin, il est évident que les abcès qui reconnaissent pour cause un traumatisme de l'urèthre, accidentel ou chirurgical, constituent véritablement une complication fâcheuse à un état qui est déjà sérieux par lui-même. Lorsqu'il s'agit d'un traumatisme chirurgical, la gravité du pronostic est encore plus grande, à cause de l'état des voies urînaires qui ont nécessité l'intervention de la médecine opératoire.

Traitement. — Lorsque j'ai parlé des abcès qui s'observent dans le cours de la blennorrhagic aiguë, j'ai beaucoup insisté sur le traitement : je n'y reviendrai pas ; je ne ferais que répéter ce que j'ai déjà dit. J'ajouterai seulement que, dans le cas oii l'abcès s'est ouvert dans l'urèthre, il faut, par des pressions bien ménagées, faire sortir tout le pus avec le plus grand soin ; car sa présence pourrait déterminer, dans le fond du foyer, une inflammation susceptible d'amener une ouverture extérieure ; de plus, le malade devra, chaque fois que le besoin d'uriner se fera sentir, introduire une petite sonde, de peur que l'urine, s'introduisant dans le foyer de l'abcès, n'y produise une infiltration, comme j'en ai rapporté un exemple ; dans le cas où l'existence d'un rétrécissement ne permettrait pas au malade de se sonder lui-même, il faudrait placer une sonde àMemeure. Cette précaution serait

»l LâSIOHB UrLAHMATOlKU DU PSiCIB.

surtout indiquée ù l'abcès s'était ouvert i la Ciiii à

et à l'iolérieur.

IKFLAMMATiQIf DKS eLAHDXS BVVBO-Vtl^BMÀJMB W

or DE wwpza.

L'inHan] motion de» glandes de Méry ou dr Ctx sans doute, sp montivrù l'élat chronique et justifie l'assertiiiu do G. Cuwper, qui prétendait que le t inuquoux àii l'urMbro était fourni par ces glandes' je ne m'occuperai ici que du phlegmon ai^ de ce

Causes. — Getio inflaminati'in esl le plus souven tive à Ifi blennorrhagiti iirélhrale ; Morgagnl, E haavc, van Swieten, At>tnic, Cullen, en ont mëo sorte de ponorrhée. Cependant, cette coraplîcati lilennori'hagie uiVithrale esl rt'ellement rare. Rie Sun immense pratique , n'en rencontre guère i qu'une demî-douzalne de cas, terminés par sup mais il criiit que riiillnmnialioii, bornée à ses prei riodes, est plus fiéqucnte qu'on ne pourrait lo suc qne les tensions doulmireiises qui se manifestent nugc du bulbe, dans le cours d'une blennorrhagîi sont ducs à l'engorgement inflammatoire des gl Méry. Cet accident survient lorsque l'uréthrite phlej gagne les régions profondes do l'urèthre, soit que l'i tion se propage du canal aux glandes, par sympatt continuité de tissu.

L'inflammation des glandc:< bulbo-uréthrales peu

PHLBGlIOlf ET ABCÈS. S68

Taction réfrigérante de Teau de puita versée sur le pénis encore en érection.

Obs. LXVII. — Dans le courant d'aTril de cette année, je fus consulté par M. F..., employé aux travaux des Halles centrales. Il est âçé de trente-six ans, d'une bonne constitution, et n'a jamais été sérieusement malade. La circonstance qui le conduit à venir réclamer les secours de la médecine consiste en une douleur fort intense de la région pénienne, qui s'irradie jusqu'au sjicrum, gagne les lombes et les reins.

On remarque, en effet, au-dessous du collet du bulbe, sur la partie latérale gauche du corps caverneux, une tumeur de 3 à 5 centimètres eoTiron de longueur, ovoïde, bilobée, de la grosseur d'une petite ftve de marais. Le plus léger contict des doigts provoque une douleur insupportable qui an*ache des cris au patient ; il satisfait très-péniblement à la miction et ne peut supporter la pression de ses vêtements; la défécation est un véritable supplice. Il est dans un étit de demi-priapisme qui lui rend la station verticale et la marche désagréables.

Tout ce cortège svmptomatique produit chez ce malade un état fébrile prononcé, aTec anorexie, soif ardente et découragement profond.

Par les questions posées au malade, dans le but de fonder un diagnostic de quelque valeur sur une affection si étrange et si rare d'ailleurs, je suis parvenu à savoir que, le 1 1 du même mois, quarante-huit heures avant son arrivée chez moi, entraîné par quelques amis, il s'était laissé aller à fréquenter une maison de tolérance, où, après le coït, une femme avait versé, sur le membre vriiil encore en érection, une sufûsante quantité d'eau de puits récemment tirée : sous Tinflueuce de cette réfrigération ti*op brusque, il ressentit immédiateuu'ut une. douleiu* pongitive, assez profonde pour avoir produit une demi-syncope, que. des soins généraux, immédiatement prodigués, suffirent à faire disparaître. Ce fut le lendemain que le malade se présenta chez moi dans l'état ci-dessus indiqué. ,

Je ûs appliquer dix sangsues ; je conseillai- un grand bain tiède, des pilules camphrées opiacées, des cataplasmes, le repos, la diète et des boissons émulsives abondantes.

La douleur se dissipa, les accidents généraux allèrent en diminuant, mais la tumeur restant stationnaire finit par se ramollir, et, le r>, elle se fiifait naturellement jour, par deux ouvertures spontanées, l'une dans rintérieur de Tarèthre, l'autre au collet du bulbe, à la partie antérieure et supérieure de la tumeur. Après quelques jours d'une suppuration louable et progressivement décroissante, les partîtes rentrent dans leur état normal, et le patient en est quitte pour quelques jours de repof*

t04 LÉSIONS INFLAMIIATOIRES DU PEU».

Swediaur rangeait l'inflammation etFaboès desghnfaè Mén' au nombre des effets des rétrécissements du caoal»! Turèthre.

Ordinairement, Tinflammation se home à une seule glaa^^ et, d'après les observations de Ricord, elle occupe pluss*^ vent la gauche que la droite. Sur six observations recueil^ par Gubler, la maladie offrait quatre fois ce siège de pi*& lecliou.

Si/mptômes. -^ C'est ordinairement vers le troisième ouk quatrième septénaire d'une blennorrhagie que se manifeste l'inflammation d'une glande de Méry. Une tension douiot reuse au périnée, dans la région bulbaire du canal, pub des élancements et une douleur qui s'exaspère par le toucher et par la pression du pantalon, en marquent le début. En examinant la région, on constate une légère tuméfaction sans changement de couleur à la peau, qui est parfaitement libre, ainsi que les couches cellulaires sous-jacentes, au-dessous desquelles on sent, dans la profondeur de la région, une petite tumeur nettement limitée, allongée, ovoïde, ou plutôt pinforme, dont la grosse extrémité est tournée vers Tanus tandis que la pointe répond au bulbe, avec lequel elle se confond. Cette tumeur, grosse comme un haricot, est latérale par rapport au raphé médian, et est située exactement entre le muscle transverse et la protubérance du bulbe.

Plus tard, la phlegmasie franchit les limites de la loge aponévrotiqpe de la glande ; le gonflement augmente ainsi que la douleur; les élancements, fort rares d'ïibord, se rapprochent ; la tumeur s'arrondit, elle devient résistante, difficile à circonscrire, et d'une exquise sensibilité.

Bientôt la peau rougit et perd sa mobilité ; les douleurs sont pulsatives ; le point culminant de la tumeur se ramollit * la fluctuation, douteuse d'abord, devient de plus en plus manifeste, et si on ne se hftte d'ouvrir, la peau s'amincit et s'ulcère pour livrer passage au pus ; Tinflanmiation peut rester aussi concentrée dans les tissus autour de Torgane oii elle a pris ncdssance, mais c'est l'exception.

j^ PHLEGMON ET ABCÈS. SOS

Obs. LXVIII. Abcès hlennorrhagique de la glande gauche de Méry, n^irUéressant pas Vurèthre, ouvert par la ponction et cicatrisé en dix Ijeuff. — L... (Pierre), âgé de fin^-quatre ans, d'un tempérament iymphatico-sanguin, entre, le 24 décembre 1847, dans le senrice de Ricord, pour y être traité d'une blennorrhagie phlegmoneuse qui avait débuté depuis quelques jours seulement.

Le i 4 janvier 1848, il se plaint pour la première fois d'une tumeur du périnée qui s*est développée, suivant lui, dans l'espace de moins de huit jours et s'est accompagnée de vives douleurs dans le canal, sans difficulté appréciable dans l'émission des urines. Non-seulement l'écoulement persiste, mais il est abondant; la matière en est épaisse et Jaunâtre. Dans la région périnéale antérieure, à gauche du raphé, existe une tumeur à base profonde, ayant à peu près la forme et le volume d'une moitié de noix, limitée brusquement en arrière, par l'insertion du muscle transverse, et en dedans, par la cloison fibreuse qui s'insère au bulbe, se confondant en avant avec le muscle lui-même, par un prolongement dur qui se perd insensiblement dans l'épaisseur du tissu spongieux. Cette tumeur, qui a été le siège de douleurs pulsatives et lancinantes, est douloureuse à une légère pression, et ramollie au centre, où Ton perçoit une fluctuation manifeste. Dans ce point, la peau est adhérente, chaude et d'un rouge foncé ; la rougeur s'étend en s' atténuant à la partie gauche de la région périnéale proprement dite ; les tissus souscutanés ne sont empâtés qu'au voisinage de la tumeur.

Ricord fait, avec un bistouri étroit, sur le sommet de la tumeur, une piqâre qu'il agrandit un peu de dedans en dehors, de manière à obtenir une incision pai'allèle au raphé, d'un centimètre environ d'étendue; il sort lentement un peu de pus épais, bien lié, mêlé de sang. En faisant manœuvrer avec ménagement un stylet explorateur, on sent que le foyer est sous-divisé en petites cavités, dans chacune desquelles on peut l'engager successivement, en ayant soin de le retirer à soi pour le reporter dans une autre direction. (Bain, cataplasmes, émulsion de copahu).

Dans les quatre jours qui suivent Touverture de Tabcès, le foyer se déterge, les tissus se dégorgent.

Le 18, la tumeur, presque totalement affaissée, est réduite à un noyau dur, situé en arrière et à gauche du bulbe ; nulle douleur, même à la pression ; miction régulière par le méat, sans la moindre apparence d'écoulement urineux par la plaie, qui est considérablement rétrécie et fournît un suintement très-léger (émulsions de copahu seulement).

Le 25, la piqûre est cicatrisée ; le noyau dur a diminué de volume. De ce même côté du raphé, mais un peu plus en avant, vers la racine de la verge, le malade accuse de la douleur, sans qu'il y ait rien d'appréciable à la vue ni au toucher ; seulement, on trouve dans la région

r^ilciiiiiifRt f'rft iljutijii'f : I.t t^DMou ranrIioaiMiK n' l'uriiw oiiilf ft |il.-in •-aiinl. le mnlude xort de Tbiipilal

Li' plus Auiivt'iit, la pliU'giuiisir, dann sa msn: Kp |)rop«î,'i- |i!ir li-s toui-li.-s sims-eut«uéra jus Ae* limirsfs. Al.ii's sun-ii'iit un Konn^mt^nt brn piriu, l'ii i!i|Ji».il iiv.T \n Inxrtr- des tissus. ( |)lil<'yiiiiJii.Mix in- (i/'pajisc pns, on nmère, le v.Tsc, et cuiiiiuciu'o m fi'l enilroil par un relit «lémblr : il ^V'lt■tul îi In moitii^ iliYiitf uu gaui>h< p^rini'>nl(> pri>prrini<nt dito. ninsi qu'A In partie 1h hiuirsi' rorrcspniiiliinti*, nii il psI tnujnurti p que |ifii't>iul iiilii'uiv, l't li'I, qui'lqiiofi.ii!*, qu'il s en ce piiiiit uii>- tiiiiK-ur sur^jouti-o, ap|iurteiiai on h si'> ;iiini'\t's. En dclmi's, ta lumi'-fnclion i n'i-nipit'ti' ims mirlfi rarino du membre abdomini elle peut aussi m- pas frumliir In ligne mt^dian? Dos. l.XIX. Abcéi bleanorrbagîque de la glande deJU — Cicalrhulioti if. cinqwivmt j-ur, — Héiolution com plus tard. — i... A'.liuU-n, ài!'\ ili- \iui.'Mroi> iins, jardi pénuiiitut wiUKui» vt iriim; Imuiii; roni^lilutiuii, eativ ilai Hirord le 8 fÙM'icr i8iK, |hiui' ud alici-s du pérîiitSt! roi lili-niiorrhiidi'. I> j.-iiin' liitiiime n'Ht»il jnmiiîs (-tii nttc lies oïpiues ):éniti>-in'iiiiiirF]F, 1u)'»i|ul- le I" jun^irr I8i8 roit iiiipin-, il prit l;i rliiinilc-iiiiiM', <lunt WïUih's l'unitii. L'oroiili-Hirnt 1ll^ fui liiilililf iiur It.'fIJaUMi'r', Hidoni roo dv* tisniii'ii riifi'uirhisMUilc» ; c^fwaduDt lu niatij-re de IVi \int itiuu:lli¥ et (■diiL''S': '. l'éuiif^Kiou tie l'iinue. doiilnii

Ire trois doftes de copahu par jour, durant une semaine. Pendant ^ I temps, il s*abstint de boire des alcoolique» et traraîlla moins que *.^VlMlHtude. L'écoulement diminua prop^essiTement, mais les douleurs V'^lêrÎBéeles ne firent que s'accroître ; elles étaient plus supportables pcn-

ant la marche que dans les premiers moments du repos qui lui suc- ■Jiédait. Quoique Turine eût pris une colonition rou^e plus intense qu'au- MMravant, elle ne causait aucune ardeur dans le canal pendant son ictoipulsion, et le jet n*uvait rien perdu de sa lonjsrueurni de sa réprularité;

■eulement, il se serait un peu amtnct, et^ pour commencer à le lancer, ^'la malade aurait été obligé de déployer un plus grand effort, I.a con- ^jttipation coïncida avec le dt^but de la tumeur du périnée, et le malade f jBouflhiit, dans cette réfrion, toutes les fois quMl allait à la frarde-robe.

La seule position acci'oupie était déjà une cause de souffrances ; les

contractions musculaires exaspérèrent beaucoup l'intensité «le la douleur ' à laquelle le passade des matières, moulées et dures, semblait d'ailleuis : ne rien ajouter. Les érections suiTcnues dans cette période de la maj ladie ont été, comme plus tard, exemptes de douleur et parfaitement

normales. La fièvre n*a jamais été intense; il n'y a eu pour tout signe

qu'un sentiment de chaleur peu marquée, avec lassitude le soir et urines

chargées. '• Dès le 4 férrier, le malade s'aperçut de rexistence d'une grosseur

dans le point où il ressentait depuis quelques jours des élancements, > e'est-à-dire à gauche de la saillie bulbaire. Les jours suivants, la tumé-

foction monta vers les bours(*s, et la peau devint rouge et brûlante : les

élancements douloureux augmentèreut d'intensité et de fréquence.

F-.e 9 février, le malade est dans l'état suivant : l'écoulement persiste à un degré modéré ; le c6té droit de la région périnéale antérieure est occupé par une tumeur irrégulièrement ovoîde, allongée, dont la petite extrémité regarde Tanus, tandis que la grosse répond au testicule ; en arrière, elle commence psr un relief brusque au niveau du muscle transverse; en haut, elle se termine par une saillie considérable qui donne l'idée d'une tumeur surajoutée et pourrait faire croire à un engorgement de répididyme droit ; mais la palpation apprend que cet organe est intact et que le gonflement dépend de ToHlème inflammatoire de l'origine des bourses ; au périnée, la tuméfaction inflammatoire de la peau et des couches sous-cutanées est moindre, l'augmentation de volume appartient surtout k une tumeur profonde, large en arrière, se prolongeant en avant et suivant assex bien la direction du corps caverneux, et adhérente à Turèthre. Les téguqients sont rouges, chauds, tendus : la rougeur déborde à peine le raphé médian ; à droite elle ne franchit pas les limites de la région ; son intensité est plus grande, en arrière, où la peau a eessé d'être mobile et où l'on oent une fluctuation assez franche.

Ricord dia^osiique un abcès de la glande deMéry droite, etpno^l dans \v point où la fluctuation est le plus manifeste une inci<4>x^| rallèle au raplié, longue de i centimètre environ. Il s'échappe à ii<f du sautç pur, puis du pus phlegmoneux bien lié, consistant, inM:! stries de sung, dout on favorise Tissue par une pression modem, il eu peut évaluer la quantité à 2 ou 3 grammes au plus La sonde at| nelée, iuti'oduite daus le foyer, renconti*e dans tous les sens des UÀ^I nombreuses qui ujoutrent que la CHTité est cloisonnée. >^Bai&. C3ï' plasiue, extrait de belladone, soupes et bouillon ; une bouteille à'm't\ Sedlitz.j

10 lévrier. Le malade n'a presque plus souffert à partir da idobb de l'incisiou ; en revenant du bain, il a remarqué que la petite plaie kr nissait quelques gouttes de pus. L'eau de Sedlitz a procuré septoubâi garde-rolx's copieuses; l'ouverture a encore fourni un peu de pibtflï de sang. La tuméfaction des parties superficielles n'a pas notaMenoi diminué, non plus que la tumeur profonde, qui est seulement beaafMf moins douloureuse. (Même régime, cataplasmes belladones.)

Le 11, Hicord presse sur la tumeur, dans le voisinage de la pondîM. et en fait sourdre une goutte de pus. (Bain, cataplasmes beliadoiKSi soupes et bouillons.)

Le 12, le gonflement inflammatoire du scrotum et des coucher «perticiclles du périnée est considérablement affaissé, ce qui permet de mieux apprécier les caractères de la tumeur périnéale profonde. OUni commence, en arrière, par une bosselui^e arrondie, dont la base sepeid dans l'épaisseur de la région ; elle se prolonge dans la direction de lepace compris entre l'urèthre et le corps caverneux sous forme d'une saillie longitudinale assez étroite et susceptible d'un certain déplacement latéral en son milieu, où elle proémine davantage fixe au con* traire, à ses deux extrémités, où elle se confond avec le renflement postérieur, ou bien se perd dans l'angle de réunion du corps cavemeoi droit et de la partie spongieuse du canal.

Cette tumeur, considérée dans son ensemble, ne donne pas au toucher la même sensation dans tous les points de son étendue ' le renflement postérieur ofi're une résistance uniforme assez grande. Le prolongement semble formé de points durs, séparés par des intervalles moins résistants. 11 n'existe nulle part de fluctuation manifeste ; la sensibilité de la région est un peu exaltée ; l'exploration ne provoque qu'une légère douleur. Aucun suintement appréciable. (Même prescription.)

Le 13, l'incision est fermée, mais la petite plaie est restée bumide* le gonflement inflammatoire des bourses et du périnée est presque entièrement dissipé, de même que la rougeur ; les téguments, au voisinage de l'incision, ont repris leur souplesse et une partie de leur mobilité.

PHLEGMON BT ABCÈS. 20»

j Le 46, la cicatrice est couverte d'une couche d'épideime. (Suppresion des cataplasmes, baiu, une portion.)

Le 17, on constate une remarquable diminution de volume de la umeur, portant particulièrement sur le prolongement antérieur.

Le 19, il ne reste de la tumeur que la portion coixespondante au âége de la glande de Méry, laquelle peut avoir le volume d'une aveline. Plus de douleurs spontanées, peu de sensibilité à la pression.

Le malade sort le 3 mars complètement guéri ; ce n'est pas sans peine lue, derrière le bulbe, à droite du raphé, on sent un noyau dur piri- Porme, entouré de tissus condensés (1).

Cependant, il est plus fréquent de voir la tumeur déborder de Tautre côté du raphé ; rarement elle envahit toute la largeur du périnée, ou, si cela a lieu, une saillie plus prononcée indiquera presque toujours le côté qui répond à la glande affectée.

Au milieu de cet empâtement phlegmoneux, la tumeur primitive s'est, pour ainsi dire, perdue ; mais la rougeur plus intense et laspect lisse de la peau, la consistance molle et fluctuante du point central, enfin l'induration profonde des tissus limitée autour de ce point, permettront d'en reconnaître Texistence.

J.-L. Petit et Swediaur ont prétendu que Tinflammation des glandes de Gowper déterminait constamment de la strangurie ; cependant, M. Gubler déclare, dans son excellente thèse, à laquelle nous empruntons la description du phlegmon des glandes de Méry, que la strangurie n'est pas inhérente à cette inflammation.

Dans trois cas d'abcès blennorrhagiques de ces glandes, qu'il a rapportés, il n'y avait pas de difficulté notable dans rémission des urines ; et si, chez deux autres, la miction fut très-pénible, au point d'exiger chez l'un d'eux même le cathétérisme, l'autopsie a démontré que cela tenait à une cystite du col, tandis que l'autre présentait une disposition val vu laire de cet organe, capable d'expliquer une difficulté d'uriner, qui existait d'ailleurs longtemps avant Tabcès du périnée,

(1) Gobler, loc» cit,

DIMARQUAY. 14

il9 LESIONS INPL&llIUTOlBU OC PÉXIS

f>t qni resta staUoniuùre pendant la fonnatioii d

reflto. Ricord ii ili'piiis lnngtemp<i établi qoe <riiniii> qui nccompngnc l'innainmation des gUi Kpparlifiit aux coiuplicntUmà. Il ne faudrait d vn conrlure que, Jnufl tous los cas simples, la tiMijiuir!* parfAUpinetit nonnale, puisque eette I ^trp ir^n(>c par Ip «ful goiiflemont de la niembra iin'llirnli'. «imil l'inflniiimalion joue souvent le i par ni|)[i.ii-l h i-clh- des glaiiilns butho-uréthrales Daii» <'fi-|Hiiit.>» riri^uitstanees, le.-* abcès de Guw|ii<i- tiiiiiiirnt linu ù de»< sengationa de picoten HOii, di> LrAliin', dmiK la ri'giun bulbaire du oa le passngf de l'iinue. Och signen indiquent une lion plus ou moius large ft Facile entre l'urèthn car, diuiH ce» cas, taiittH le malade peut, en pr tumeur, faire irflu«>r le pus dan« l'urèthre et en goulte au luÉal uriuaire, et tantdt, lorsque l'abt vci-l, l'urine passe par la plaie extérieure.

On^. I.X\. Abeh Ht la glande droite de Jfery compliq lailie df» vuhuttTinairei. — Péritoniie. — Mort. 5, paroit dt la vtstie. — (ifand* dt Uà'V du cdié droit déit gaitthe remplie de pus, l'tf . — X..., rtftù «le «oiiaote an» ntiiiiis à la Cllnrité le i' iliVi'mlin' fSi" et plac*- d'abord Je diirurcii.' ptiur y ^tivtraikWl'iiuproliip.sus ilt> la muqu» auquel il eut Mijel fiqniid lonstcmp*, et qui, n'aviint pi comme iriiahiludn, pnr lu iiinlnde tui-mt^inr. ■ doiiuA lie dents ilV'Iriiiii^letiK'iil. A|irès la iviluctiou de lu luuieur at de» sïin|ilùiiU'S iiilliiiiimutiiiivs, ee Tieillard, se {ilaignant d'urini^r et de failiiessi' des luetubi-es iufëricuni, est eurd et paxKe dans le serviep t\e Ilnvei-.

Lu lii mare 18M, H s'a|ierçiit qu'il «v«it au périnée en Tuîe du funuatiou. Eu effet. Dur le cAté droit du >^

PHLCOIION KT ABOftS. SU

-plus que goutte à goutte et en plusieurs fob ; elle est assex for-

Il eolorée; les dernières gouttes sont troubles. Au moment de

i, il s'y forme un dépôt abondant, muqueux, asset dense. Des

viee incessantes d'uriner fout que le malade garde continuellement

iriaa) dans son lit, qui exbale une odeur ammoniacale très«prononcée.

IftUlaiirs, le malade est très-miiigrc et éjtuisé par de longuest souf-

rpnoes. A la faiblesse générale s'ajoute une paraplégie peu arancée; en

qu'il est condamné h garder le lit. (Tiitano de lin, cataplnsmes, une

Miion d'aliments.)

Las Jours suivants, la tumeur augmente rapidement de Tolume et

^allonge du côté de la racine de la verge, dnnM le sens de la rainure

imODiprise entre Turèthre et le corps caverneux di*oit, puis le gonflement

l^fllflammaloire gagne les courbes sous-cutanées; la peau se prend*

, "H^Ofit, devient adbérente à la tumeur; le tissu cellulaire des bourses,

aontidérablement œdématié, forme une saillie brusque très-prononcée ;

'^m partie inférieure du scrotum est rouge; au périnée, la rougeur est

sÉaMes bien limitée au côté droit; en arrière, elle s'arrête à peu près au

I attiireau du muscle transverse où Ton rencontre un relief marqué dû à la

I lameur elle-même; cellenû est le siège d'élancements douloiu'eux et on

découvre à son centre une fluctuation non douteuse. A ce niveau, la

peau est d'un rouge vif et lisse, sans que la pression soit extrêmement dou-

kmrciMe. D'ailleurs, le passage des urines cause de très-vives cuissons

. dans la région bulbaire du canal, pendant qu'elles s'écoulent. La tumeur

T n*éprouve aucun cbangeroent de volume ; cependant le malade peut, en

. pressant dessus, faire refluer dans le canal une petite quantité de ma-

. tière qu'il ramène lentement jusqu'au méat, où elle se présente sous

^ forme d'une grosse goutte de pus, épais et jaunâtre; or, il prétend

. qu'il n'avait pas trace d'écoulement avant d'avoir ci»tte tumeur au

périnée.

On diagnostique uu abcès «le la glande droite de Mér)*, communiquant avec l'urèthre.

Une incision de 12 millimètivs eoivirou, faite sur le milieu de la tumeur parallèlement au raphé, donne issue à du pus phlegmoneux bien lié, jaunâtre, sans mélange appréciable d'urine, et nullement ammoniacal, dont la quantité peut être évaluée à une cuillerée environ. (Même régime; entretenir une mèche dans l'ouverture du foyer.)

Dans les trois jours qui suivent, l'atmosphère phlegmoneuse se dissipe, rœdème des bourses disparaît et la rougeur se concentre dans la ré^rion périnéale proprement dite. Cependant, malgré la position, le pus gagne le sommet du triangle compris entre le corps caverneux droit et l'urèthre, et la plaie founiit une assez grande quantité de pus; il ne s'en montre plus au méat.

La miction ne donne plus lieu aux mêmes ardeurs <lans te canal, maïs

•'amincit bu TMiinige de l'ouTerture. Le pua qu'on bïl hI homotçène, umi épai», moina pourUnt qu'an nMi tioD. Mais rien n'antorbe à penier qu'il soit mAUiig^ d' perd rapp(-lil et prend de la diarrhée ; U peiu qui eon ctianter gauche et le «acrum commence à a'uletnr : < ces régions de la charpie imbibée de tïo nronuitiqse. Iule du périni-e avec le JHiume d'Arcéua et on donne opiacés ; mais tfe travail d'ulcération de I* peau a'ew suppuration du périnée continue, le déToiement seul i

Opeudaul, verK le milieu d'atril, un moid «prts le lie rHbWs du périnée, le malade accuse dans le petit leur qui est exaspérée par les contractions de la Tesiùe. 1 samment rendues, sout (roubles au sortir du canal et une couche alwiidaule de pus, bien caractérisée à l'a cruscope. l'eu d<>. temps aprèu leur émission, ellea preni ammoniacal.

19 avril. — Kriftsan suivi de chaleur, sans sueur; tc matière verditre.

iO avril. Le ventre est ballonné, très-senaible ; poul quelques vomissementH eolorés par la bile. (Cataplaùnei le veutre.j

tl airil. Prostration excessive, pouls misérable, ventre de vomissements. Hefroidtssemenl des extrémités.

a avril. LIoma; mort à sept heures du soir.

flutopiie : Cadavre d'une maigreur squelcltîque. L'« ouvert, on reconnaît l' existence d'une péritonite circoo bassin; des adhérences molles réunissent les anses d'int entre ellec, soit avec la poche urinaire, une injection strii à la surface de ces anses intestinales.

La vessie globuleuse a le volume du poing; son sonin

PHLEGMON ET ABCÈS. SiS

msie, les organes génitaux et Tarcade du pubis. Les deux pubis it féparés au niveau de la symphyse et la vessie est ouverte. Il s*en ^ ^oale une certaine quantité d*urîne purulente.

Les parois vésicales sont épaissies de i centimètre et creusées à Tinkieur de cellules plus ou moins spacieuses, limitées par des colonnes relief diversement entre-croisées. La membrane, çà et là richement ■Kf^ascularisée, pénètre dans les intervalles des faisceaux de la tunique ^Blniisculaire hypertrophiée, en constituant ainsi une multitude de petites idabemie^, dont quelques-unes renferment une matière tout à fait purirfi^brme, principalement au voisinage du sommet de Torgane, en arrière, tar Un stylet introduit dans quelques-unes de ces ouvertures, d'où Ton ^ fmi sourdre du pus, peut ensuite se mouvoir librement dans une large ém cavité et son extrémité boutonnée vient faire saillie sous le péritoine au itf niveau de la collection liquide signalée précédemment. En incisant la m paroi péritonéale du foyer, on s'assure qu'on a réellement affaire à un hi abcès formé dans Tépaisseur des parois de la vessie, aux dépens de mt plusieurs cellules muqueuses dont les parois, en partie détruites par ai la suppuration, se retrouvent encore sous forme de lambeaux flottants 9; d'un brun verdàtre, comme le reste des parois du foyer. Ai Le col de la vessie présente en bas une barrière trausirersale plus ■ haute en son milieu, et pouvant remplir à Tégard de Turèthre TofQce d'une valvule capable de s'opposer à Técoulement de l'urine.

I L'urèthre n'offre aucune trace de rétrécissement ni de solution de

continuité ; dans la portion bulbaire et le commencement de la portion spongieuse, sa membrane muqueuse est dépolie et vivement arborisée.

I Deux points noirs situés vis-à-^is l'un de l'autre, à droite et à gauche de la ligne médiane, sur la face inférieure du canal, marquent les embouchures des canaux excréteurs des glandes de Mér>' : le canal gauche seul est perméable. Quant à l'autre, le stylet n'y pénètre qu'à une profondeur de 2 millimètres environ, et se trouve brusquement arrêté. Il est évident que ce canal, dont la trace est marquée par une ligne cendrée, noirâtre, apparente au travers de la membrane muqueuse, s'est trouvé obstrué par l'inflammation.

Dans la région périnéale, à droite du bulbe, existe uue ouverture fistuleuse, arrondie, large de 1 centimètre environ, dont les bords minces et noirâtres sont constitués par la 'peau dépouillée du tissu cellulaire qui la double.

En disséquant le clapier purulent du périnée, on constate qu'il occupe tout l'intervalle compris entre l'urèthre et le corps caverneux droit, et qu'il s*étale sous la peau de la région en dépassant à gauche le raphé médian. Eu arrière il est exactement limité par le muscle transverse et les feuillets aponévrotiques dépendant de l'aponévrose moyenne qui accompagne ce muscle. En avant et en haut, il se prolonge dans l'angle

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ente et rougit; le gonflement et la rougeur gagnent le c6té corres- ^^^Midant du scrotum. Pas d*ardeur d*urines, pas la moindre difficulté ^^\m là miction. Cependant Técoulement, qui aTait paru s'arrêter ua ^^ittint, a reparu et persiste, quoique à un moindre degré. Constipation: ^^ne sfeUe tous les trois ou quatre jours. ^^ Dès le 3 avril, les élancements s'apaisent.

1^7, le malade entre dans le service de Ricord, qui constate Texis-

ce d'un gonflement phlcg:moneux du côté gauche du périnée, em-

iétunt un peu sur le côté droit du raphé et sur l'origine dos bourses;

brusquement limité, en arrière, nu niveau d'une ligne qui répond à la

direction du muscle transverse. Immédiatement au-devant de cotte ligne

* - aiiite une bosselure arrondie, d'un rouge vif, rénitente à la circonfé- ^* rênce ramollie au centre, sur laquelle la peau a cessé d'être mobile et

■ dont on ne peut circonscrire nettement la base, qui est profonde. C'est

■ par là que le mal a débuté, li reste à peine des traces de l'écoulement blennorrhagique. D'ailleurs, il n*y a pas de mouvement fébrile. Ricord

•1 diagnostique un abcès de la glande bulbo-uréthrale gauche, consécutif à

à la blennorrhagie. (Cataplasmes, bain, tisane commune, une portion

H d'aliments.) ê On continue cette prescription pendant quatre jours ; la tumeur se

• ramollit davantage, la fluctuation s'étend et devient supcrflcielle, la I peau devient lisse et tendue; l'émission des urines reste naturelle.

12 avril. Ricord ouvre l'nbcès par une incision parallèle au raphé, longue de i centimètre environ ; il s'écoule une petite quantité de pus phlegmoneux, bien lié, mêlé de snn^. (Cataplasmes, bain.)

Dans le courant de la Journée et le lendemain, la plaie fournit du pus bien homogène. (Même prescription.)

14 avril. Le malade couimenee à ressentir de la cuisson et des picotements dans le canal, nu voisinage de Tabcès, pendant le passage de Turine ; ces sensations douloureuses deviennent plus fortes le lendemain; en même temps rérx)ulement uréthral reparaît, il se montre abondant et i*evêt les c^iractères du pus.

16 avril. Ricord agrandit la voie qu'il a ouverte au pus, du c^té du périnée et met le malade a l'usage des bains quotidiens un peu frais. (Cataplasmes, tisane de lin émulsionnée, potages et soupes.)

17 avril. Ricord soupçonnant, d'apW>s les qualités de la suppuration, une communication entre le foyer purulent et Turèthre, fait pisser le malade en sa présence et s'assure ainsi qu'une certaine quantité d'urine liltre h traverâ la petite pluie du périnée.

Six jours se passent; le pus cesse tle se montrer au m^at; relui qui s'écoule pnr l'ouverture cutanée est devenu séreux et ressemble à du petit-lait trouble, doué d'une léarère o<leur ammoniacale, malgré l'usage fies bains et des soins de propreté auxquels le malade ne manque

aiS LESIONS INFLAHMATOIRHS DU PË51S

poinl. E.M ilouk-ur» uocasionuée* par le |m8sa^ de* uri

33 avril. Une Mode en iroinuie élastique du numéro aiit'rf n>t pliicéfl à denieure; elln est fnrdée linfrl-qual qiiVllc |iro(luit>e Ae* rut«i'on:< atrocen, deit èrvctioiiii prn t;iiil rinsuiHiik'. l.e Itudeiiiain, hu moment où on la rrl |Mi' le iiiî-at uit flot dp pus plileinuoneux ; uu éconl^mei fiilOrnlile iH-isisIe pendant If* deui jours qui suJTeat, Hiiaiii pat trt-s-doulourcuse. Uppuis cett»* dernière lenh essayi- de n-pluri>r U sodUp; les cataplnâine» et Iff bain uiXKi. Sous riuMueDre de crt simples moyens. l'inflainD H'est f Irinic, la quantité de uintière sêro-purulente, méléi par l'ouveilure périnéale du fo>er, n été toi^ours en petite plaie n'est elle-m^nie profrresfi veine ni rétrérie, les se Kont dêporfcées i-t atTaiKKiW.

lùifln le 8 niai, il n'i ii plus qu'uu petit pei-tuis, qu peine l'introdurtiou d'un stylet fin. Ricord fait encore u en sa présence et coiistnle qu'il ne sort plus une seule il ne n-ste d'ailleurs eu ani^re du liullie et à jonche ■ nojaii dur, ni-rouili. enn eutnnie une noisette; le reste repris sou élat nomml; seulement, il existe encore un i de la penu au niveau de la tuDinur. La miction est natu

Sorti le 14, la plaie est parfaitement cicntrïsâe et le i tioD nnlablemeul réduit.

Un cngor^pmciil de.< ganglionii inguinaux di: pondant à la glande enHammée petit survenir ; < des observations, un Iraji^t doiiloiiroux semblail ganc enflammé aux ganglioiis engorgés. Enfin, pout être gèitée cl douloureuse, bien qu'il n'e complication du cdté de la prostate.

Loi^qn'on ouvris uu abciis d'une glande de Mér une trèB-pt'tile quantité d'un pua ptilegmoneux ji épais, grisàlre, ordinuireinenl strié de sang. Un

^borde parfaitement avec son siège présumé dans une glande à locules multiples. Ricord a très-souvent appelé Tattention p »nr cette particularité.

^ Les jours suivants, le foyer se déterge, les bords de l'inci- • t sion s'affaissent, rœdème inflammatoire du scrotum dispaw raît, puis la rougeur se concentre graduellement autour de " l'ouverture. En même temps qu'elle se décolore, la peau du ' périnée se ride et se flétrit ; les tissus sous-jacents se dégor- I gent et s'assouplissent, de telle sorte qu'on finit par retrouver la tumeur primitive avec la plupart de ses caractères. Cependant, la petite plaie se rétrécit, l'écoulement se tarit, et la cicatrisation ne tarde pas à être complète. 11 ne reste plus alors qu'un noyau d'induration, gros comme une noisette, ou un haricot, occupant justement la place assignée par Tanatomie à la glande bulbo-uréthrale.

Complications. — Une perforation du canal de Turèthre peut survenir, consécutivement à un abcès d'une des glandes de Méry. Bien que l'on se soit empressé de frayer une voie à la suppuration, quelques jours plus tard la paroi uréthrale, comprise dans le travail phlegmasique, peut s'ulcérer en un point plus ou moins rapproché du foyer et livrer passage à l'urine. Alors le pus devient plus liquide, ou même tout à fait séreux, si la proportion d'urine est considérable, et les pièces de pansement qui en sont imbibées exhalent une odeur ammoniacale caractéristique (voir obs. LXXI). Cet accident, toujours fâcheux, en ce qu'il retarde nécessairement la cicatrisation de la plaie et peut même entraîner les inconvénients d'une fistule urinaire, serait non-seulement possible, mais imminent, si l'on attendait l'ouverture spontanée de l'abcès, ou si l'art tardait trop à intervenir.

On doit encore redouter les fusées purulentes dans les espaces celluleux de la loge inférieure du périnée ou dans les lames cellnlo-adipeuses sous-cutanées. Le pus remplit la fossette bulbe-caverneuse et passe au-dessus de l'urèthre, pour gagner le côté opposé, tandis que, d'autre part, il perfore

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^ PHLSOMON BT ABCÈS. tif

f^piioationi» qui doivent, par bonheur, se trouver bien rarement ianies ; aussi les médecins n'ont eu l'occasion de disséquer organes enflammés et suppures que sur un très-petit nombre de sujets morts d'une affection plus grave. ^ Littre, qui eut l'occasion d'examiner au début une glande bulbo-uréthraie enflammée, la trouva dure, rouge et tuméfiée ; en la pressant, on faisait sortir un liquide jaune, tirant un peu sur le vert (pus) ; le conduit de la glande était aussi distendu par ce même liquide, et ses parois étaient de couleur rougeÀtre, plus dures et plus épaisses que dans Tétat normal. Dans une période plus avancée, M. Gubler a' trouvé la glande remplie d*un pus concret, opaque, verdâtre, contenu dans des loges arrondies, lisses, comme tapissées par une membrane séro-muqueuso cendrée ou noire. Enfln, il peut arriver que la glande ait été presque détruite par la suppuration et que Ton n'en retrouve que des vestiges au fond d'un clapier à parois noirâtres. Sur un des sujets dont Gubler fit Tautopsie, Tespace bulbo-caverneux était converti en un clapier qui passait au-dessus de Turèthre, vers le sommet du trian^ gle, et se portait & gauche, tandis que, d'autre part, il s*éta^ lait dans les couches 80us*cutanées, et s'ouvrait à la peau, par une flstule large de 8 à 40 millimètres.

Ricord a également fait l'autopsie d'un individu qui avait présenté les symptômes d'une inflammation parenchymateuse d'une glande de Méry, terminée par suppuration. Le pus avait envahi la loge inférieure du périnée. C'est une question de savoir s'il peut, en disséquant l'urèthre, franchir le ligament de Garcassonnc et pénétrer dans la loge apouévrotique de la prostate. Les faits n'ont pas encore prononcé à cet égard.

Littre dit qu'en examinant Turèthre il trouva une ulcération située h l'embouchure du conduit excréteur do la glande enflammée. Le fait a aussi été signalé par G. Cowper. Morgagni nous à laissé (Lettre 44) des détails sur diverses lésions qui lui ont paru avoir succédé à l'inflammation blennorrhagique dos glandes dites de Cowper. 11 trouva Tune

thre, Morgagni, en examinant le conduit d Cowper, trouva celui du cAté droit ping petit < gauche plus gros que dans l'état Donnai, tandi: Kp laissaient apercevoir à travers la tnniq i'ur^thre. Il fut impossible d'introduire un sty petit, en sorte que ses parois semblaient réi subi un grand rétrécissement à la suite d'une Au contraire, ccilui du côté gauche, qui élai une tumeur muqueuse, jaunâtre, reçat sans diff qui n'était pas très-délié, mais par le côté de l'extrémité opposée se terminait d'une manié et peu a|>parente dans l'urèf hre. Morgagni pen: flce avait été rétréci par la cicatrice d'une ni blable à celle qui fut signalée par Littre et Ci même y avoir oblitération, ainsi que l'a tu Feri duit de la glande était alors considérablement

Diagnostic. — L'inflammation d'une g^laade « Cowper e^t caractérisée par une tumeur phlen conscrite, profonde, unilatérale, adhérente au dans le siège précis de la glande, et n'ayant et ni accompagnée des symptômes d'un rétréci Ihral ; enfin, s'il existe en même temps une un moneuse devenue profonde, le diagnostic aura de certitude. Mais si la maladie est arrivée à sa

PHLEGMON ET ÂBCÈ8. 2^1

>Hmrht ligne médiane, et que, plus tard, le périnée et les bourses icaoni été envahis. Enfin lorsque r$d>cès aura été incisé, il ne 9|i sortira qu*une très-petite quantité de pus louable, car le foyer 1^ est cloisonné ; si, plus tard, il survient dans la région bul- ^ baire du canal une vive cuisson au moment du passage de t. Turine, et que le pus devienne urineux, il sera hors de doute ^ qu'il existe une perforation de Turèthre. ^ A. Le phlegmon des glandes de Méry ou de Gowper peut y être confondu avec :

i* Une dilatation de i'urèthre ;

2® L'inflammation du bulbe ;

3^ Une tumeur gommeuse située dans la même région ;

4* Une inflammation d'un corps caverneux.

B. L'abcès de ces glandes peut être confondu avec :

!• Un abcès urineux ;

2* Les abcès péri-uréthraux ;

3* Les abcès tubéreux situés sur les côtés du renflement bulbaire de Turèthre ;

4^ Les abcès de la marge de Tanus ;

5* Les abcès froids.

A. DiagDostio difTérentiel du phlegmon des glandes de Méry

ou de Gowper.

!• Dilatation deturèthre. —On reconncdtra sans peine les poches urinaires formées par la dilatation de Turèthre, derrière un rétrécissement, à ce qu'elles se gonflent considérablement pendant l'expulsion de l'urine et se réduisent beaucoup par une pression convenablement exercée ; d'ailleurs, elles se forment lentement et ne présentent jamais le caractère d'acuité qu'offre toujours le phlegmon des glandes de Méry.

2* Inflammation du bulbe. — L'inflammation du bulbe, qui a peut-être, dans certains cas, son point de départ dans les lobules accessoires intra-spongieux des glandes de Méry, pourrait simuler celle de ces glandes. Mais ici la tumeur est médiane, plus antérieure et plus superficielle ; sa forme est celle

Ht LÉSIONS INFLAUlfATOIRBS DU PÉNIS.

du bulbe, augmenté de volume ; le foyer a peu de teiMitts| à R'étendn\ ou, s'il le fait, .c'est en suivant Turèthre. L'i^.n(*vro8e dVnveloppc du canal s*oppo8e à ce quelepUmcl ^«e tranHinotto aux couches celluleuses soufi-ctttanéeR,etli(&l puration est arrivée avant que la période de diffusion ait ni le temps de se produire.

3*" Tumeur g omineiise de la région du bulbe. Dans scm eue' lente thèse inaugurale, Gubler dit avoir vn à l'hépMi Midi, dans lo srrvici* de M. Hicord, un malade qui aviil lumour ^onnnrnse situt'»e si exactement dans le point occHfn! par la friande de M(M y, qu'il eût été difïi elle de se défendre dW illusion complète sans lajirésence de plusieurs autres tumeur s(»inl>lal)los sur des parties voisines. Les effets de Fiodured' potassium achevèrent de dissiper tous les doutes.

4® Inflammntioii du corps caverneux. Un phlegmon duw glande de Mèrv, avec un prolongement de la tumeur »uiTiiri Tespace bulbo-eaveriieux, a été pris pour une inflammatioi du corps caverneux; mais, avec un peu d'attention, il eûtélè facile (rohscrver que le corps caverneux n'était pa« tit*sensihlc à la f)ressioii, que sa turgescence 8*opérait sans douleur et d'une manière complète; en sorte que, dansTén^ction, la verge ne subissait aucune incurvation anormale.

H. Diagnostic «lifTérontiel de l'abcôs des jçlandea de Méry ou de Cowptf.

V Ahcpx un'neux, — Les abcès des glandes de Mérv on! été

^éni^ralement méconnus parce qu'il était aisé de les confondre avec un grand nombre d'autres afTections analogues qui se montrent dans la même région du corps. C'est surtout par rapport aux abcès urineux, reconnaissant une autre origine. que la confusion était difficile h éviter, et plusieui^ auteni? ont désigné l(3s abcès des glandes de Cowper sous lo nom (Vnbcès urineux avec ou sans perforation de Turéthro. Cependant ils diflTèrenl des autres espèces d'abcès urineux, sous la rapport des causes. Ceux-ci sont constamment le résultat de contusions, de plaies et surtout de rétrécissements de» TurA- Ihre.

Hl; PHLEGMON ET ABCÈS. 2iS

k. Uéiiologie doit être prise en grande considération dans les i^jaa vraiment embarrassants où la perforation de l*urèthre gdiurait lieu précisément à l'union de la portion membraneuse ivec le bulbe; car, outre la similitude do la tumeur, sa situa- Ttion dans la même loge aponévrotique entraînerait, jusqu'à un eertain point, Videntité de trajet ultérieur de la part du pus. Abstraction faite de ce cas particulier, on évitera la méprise si Ton est appelé au début, en tenant compte non-seulement de Técoulement des urines, mais encore delà position, des rapports et des autres caractères de la tumeur. S'il s'agit do clapiers étendus et irréguliers, l'embarras n'augmentera pas beaucoup, à moins qu'on n'obtienne des renseignements certains sur le point de départ et la marche subséquente des fusées purulentes. On s'aidera aussi de la connaissance du point rétréci, quand un obstacle ancien au cours des urines paraîtra avoir été Torigine du mal. Si le siège du rétrécissement est tel que l'urine ait dû, après avoir perforé le canal, s'infiltrer dans l'arrière-cavité de la loge inférieure du périnée, il est assez probable qu'il s'agit d'un abcès urineux proprement dit. Si cette condititm ne s'observe pas, on penchera plutôt vers l'idée d'un abcès de la glande de Cowper, pourvu que les antres particularités s'accordent avec ce diagnostic.

i® Abcès péri'Uréthraux, — Le pus fourni par un abcès périuréthral est franchement pblegmoneux, sans aucun mélange

d'urine, comme peut l'être celui de l'abcès d'une des glandes de Méry ; mais il est constamment lié à un rétrécissement de l'urèthre, tandis que l'absence des signes d'une coarctafion uréthraJe est le propre de l'inflammation qui nous occupe.

Un abcès situé dans la protubérance bulbaire se distinguera aussi d'un abcès d'une des glandes de Gowper par sa position sur la ligne médiane; la tumeur est plus antérieure et plus superficielle; enfin, en raison de son siège, dans une couche très-mince de tissu cellulaire lamelleux, l'abcès s'étale en nappe et forme une espèce de virole autour du canal. Enfin, après l'incision, le stylet, introduit dans le foyer, possède une grande étendue de mouvements dans tous les sens, excepté de

tuiKiaiic, luii iiiuiicB (uuis ica ttULTes seDS.

3* Abcè* tubéreux. — Len ahcès tabéreux pi calés du renOement bulbaire de l'oràthre sont perflcielB, en sorte que la saillie et la rongeur d montrent en même temps que la doaleur.

4" A brh de ta marge de Pania. — Les abcès de l'anus naifsftut en arrière du muscle transverse cnvntiirla fosse ischio-rectale; ce n'est que coni qu'ils gagnent la rêf^ion antérieure du périnée, veut ils rtiiiferment du pus fétide avec ou sans n corales; le stylet, introduit dans le Toyer, pem naitresadirectionetdeconstater.dans certains et d'une ouverture ftstuleusc dans le rectum, en i que le doigt sent une corde dure, étendue entre la tumeur. Toutefois, si ces abcès apparaissent i l'anus, s'ils sont franchement phlegmoneux et tri on peut les prendre pour ceux des glandes bulbe Un évitera l'erreur par la recherche attentive de qui appartiennent & chacune de ces afTections.

5* Abcès froidt. — Ces abcès se forment leni dépendent d'une altération de la branche esceni latubérosité de l'ischion, on constatera cette ait coïncidera avec les attributs de la diathëse tuberci fuleuse ou syphilitique.

Pronostic. — L'inflammation des glandes de ft

H^ppurations multiples capables d'épuiser à la longue des i^.rgcmisations déjà détériorées, ou qui, sans amener une terg^inaison fatale, peuvent entraîner du moins des inconvé- I lients graves et des lésions difficiles à guérir.

Une fistule urinaire peut succéder à la perforation de l'urèïhre par un abcès d'une glande bulbo-uréthrale ; néanmoins, il faut convenir que ces sortes de fistules paraissent moins rebelles que les autres, en raison sans doute de l'obliquité de leur trajet.

Traitement, — Le traitement de cette inflammation doit être essentiellement antiphlogistique. Si la suppuration est seulement imminente, on s'efforcera de la conjurer par une médication énergique. Dans ce but, douze à vingt sangsues seront immédiatement appliquées autour de la tumeur; après leur chute, le malade sera mis dans un grand bain, où il demeurera une heure, et au sortir duquel on lui enduira le périnée avec une pommade faite avec parties égales d'onguent mercuriel et d'extrait de belladone ; puis on recouvrira la région d'un cataplasme de fécule ou de farine de graine de lin qu'on renouvellera» selon le besoin; un purgatif salin, administré au début, produira les meilleui^s effets.

D'ailleurs, le malade gardera le lit, se nourrira de bouillon, tout au plus de potages; il fera usage de boissons délayantes légèrement diurétiques, telles que le chiendent, seul ou additionné de nitre, la bourrache, l'o^'geat, le lin émulsionné. On lui fera prendre, de deux jours l'un et même quotidiennement, un demi-bain ou mieux encore un bain général. On entretiendra la liberté du ventre par un ou deux verres d'eau de Sedlitz ou de limonade au citrate de magnésie , plutôt que par des lavements émollients. Les onctions merourielles belladonées seront réitérées trois fois par jour, et des cataplasmes seront entretenus sur le périnée. Enfin, si la blennorrhagie conserve une grande intensité, on insistera sur les médicaments spéciaux.

Malgré l'emploi de tous ces moyens, l'art ne réussît ordi-

DBMARQUAY. 15

tiqur. OB tfrMTfn une guérisoD rapide, exem complirntion. On doit an^f i. d'après lesconseils i pr^vf Dir le maladf qu'il r uara peat->être de Vu

pu*, ou iiuf, ri ivla nVviïtnit pas f^ncore, celte poul arri\iT ■lUi-U^u--- j"iir? iilas tard.

Pi'ur pratiquer l'incision, le malade étant t bord de fi>n lit. les cuîsmts relevées et les jambe plonge la |>t>î(iti- d'un hiMouri étroit dans le a bo»etari< fluctuante, en procédant avec ménagi ce qu'UD défaut de résistance arertiase qu'on ei le foyer; alort' on lui fnil exécuter quelques mi Ta-et-TÎenl. pourdétruin> le* lamelles qui ann la fonte pnrulciiti' : puis -iti le cctin:, en a^randii tare d'entK-c, do nianiôn- ù Taira une iocinioD raphé et lonffuc di- 12 à l.'i millimètres. Si, aprj ■ammcnt presse Mir la Innirur pour en exprim retniuvcun point de lluctualion, il faut, avec un oelée, aller déchirer la pnroi do celte petite log qui pourrait sans cela cnlrainer les mêmes 8' l'abcès de toute la glande. t)n maintiendra l'ouvt à l'aide d'une mt-che i\v cliarpit- nui restera en pi le premier jour.

Le périnée sera eonslammenl couvert d'un cat) ladoné. D'ailleurs, rion ne scm changé au traiU gnear. Seulement, lorsque l'inflammation sera i

PULEOUON BT ABCÈS. Ul

d98 bains de mer et, à leur défaut, par des doucht t

**Md9i applications froides. Certains auteurs conseillent, en

^ A^tU cas, le Uniment ammoniacal. Les yésicatoires volants

iHuimant avec les onctions mercurielies et les frictions avec

pommade d'iodure de potassium, srraient aussi employés

pfec avantage. Mais le plus souvent, disons-le, Tart n'aura

p j^s à intervenir, caria résolution se fera spontanément.

ARTICLE m.

INFLAMMATION DU BULBE ET DU COUPS CAVEIUNëUX.

km

^p Vin/kimmation du bulbe est caractérisée par une tumeur ■Pilrftuée sur la ligne médiane, précisément dans le point où ^aVanatomie nous apprend la situation du bulbe. Elle a du reste iffla forme de cet organe augmenté de volume. Le calibre de i0iVurèthre est diminué; ce canal est tellement contracté, que jigTon peut croire à Texistence d'un rétrécissement; lurinc est ^ expulsée difflcilement et avec douleur. L'introduction d'une ^. bougie molle est quelquefois difficile et douloureuse ; en même ^ temps il existe un écoulement uréthral abondant. Plus tard ^ surviennent du frisson, de la fièvre; le malade ressent dans jj la tumeur des élancements qui sont pour lui la source de I» douleurs continuelles; celles-ci sont d autant plus vives que .- la tumeur est bridée par laponévrose d Vnveloppe de l'urèthre I qui s*oppose à ce que le phlegmon se transmette aux couches eelluleuscs sous-cutanées, de sorte que le foyer a peu de tendance & s'étendre; ou, s'il le fait, c'est en suivani Turèthre. Du reste, la suppuration est arrivée avant que la période de difTusion ait eu le temps de se produire. Dans la première période, il comicnt d'appliquer sur la tumeur des sangsues et des cataplasmes, en même temps qu'on aura recours aux bains de siège et k l'usage des purgatifs et des boissons rafraîchissantes. Si, malgré l'emploi de ces moyens, la suppuration arrive, il faut, de'* que la fluctuation s<' nianireï-te, donner issue au pus, en pratiquant, parallèlement au raplir, une incision longitudiuab* sur la hmicur. hnmédiateinent

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