JOUIS
Omi. LXXII. — L'n homme tçé de «mfft-fanit ut*, q califourchon »ur udk piéw de bm>, prouva, dnai* i douleim au pcrinw aîu^i qu' de la dïffiriUir à luiuer. ' aprè^ iurriiil ud« rélenliiiD romplètc d'arine qui r«da êm>jlUentii. U*ar rinbTiAlIv. X... mil «u ud^ Meiuioi eï.iîprrr Iry ji:i:id'-Dl>. Ouinit an* après la fhulr. le* pT'^ui'inni ai^c plu* ■rinl-n>ilé, ei, apr^s «toït em| lef iauii-uifi ri !•■- ADtiphloci'tiqu^. il «-atra Ir 1 1 marf >'eck«r. 1^ «juIp çm^le i-Liii encon Itonoe. quoique la teïïie et ifr- i^rutae-r ilife^lit!- -'rtériitas^^Dt parfois i était rare irt liuipi'ir. uuU t't|>u1<nr •lifliinl^iu^iit rl^rei thrf rLiit imt:iM>' et t.'lleDi>'nt riiuli .ictt-, qu'on .lurail n tencf d'un rftn'ciï>^iii''ut r-jn^iiltTaMe. L'ÏDlroduftif bousier niollfs pronia iiu'il -'agissait plutôt d'uut^ rtu dique que d'une lé»i<>n raalérielle. Pmi de jours apr^ malade éprouva un mieux M^nsible. mai» qui ne s« h Induction de» iKJu^ii-' devint plu^^ difficile cl surtout pli un en Mijprndit l'usaire; nu L'oulemeot tirvtfaral i ilécW»'. bieulùt dr* siiiiplûuie^ cénéraui érlatêrrul. aTi «ité pour inspirer di'> iiiquifitudej. l'ne première explan et du reeluui ne procura aucun résultat. A un secoi découvrit qui! ta saillie bulbaire de l'urèthre était dur« < palpant cette partie avec plu» d'.itteution, ou «entit une i fluctuante. L'ne incisiou longitudinale, parallèle au rapl droit, donna issue à uue petite quantité de pus (r^s-roiijii tous le* accidenta ce»»ërent, récoulement se tarit, l'app meil revinrent. Au moment de l'ouverture de l'aboè* quatre ou cinq jour* que la plaïe resta béante, on n')
de temps, peut amener une inflammation du bulbe de thre,
'0b8. LXXni. — Ud homme âgé de quarante-six ans, exerçant la Tession de cocher, entra dans mon service à la Maison municipale de inté le 7 juillet i8b8. Trois jours auparavant, c'est-à-dire le 4 juillet, tant déjà indisposé depuis plusieurs jours (malaise, frisson, soif^ ano- )), il fit des excès de table après lesquels il eut des rapports sexuels. — Pendant deux heures, en butte à des excitations continuelles, il répéta «■ïinq fois le coït, qui, quatre fois, fut suivi d'éjaculation. Le soir, il tomba nlans une prostration extrême, éprouva des douleurs dans la verge et au ^qpérinée et ne put que difficilement uriner. Le lendemain, tous ces tj;«ympt6mes augmentèrent, et, le 6, la miction devenant impossible, on • s dut recourir au cathétérisme.
m Au moment de son entrée, la verge est couchée sur l'abdomen, toute m 1a paiiie qui répond aux corps caverneux est molle, ainsi que le gland ; ifr mais tout le reste de la portion spongieuse de l'urèthre et le bulbe forai ment une saillie remarquable, dure au toucher, comme pendant l'érec- ^ tion ; le pouls est petit et très-fréquent. (1 5 sangsues à la racine de la ■ ^erge^ cataplasme, bain prolongé, lavement émollient.) B* Le 9, l'état est le même ; on applique trente sangsues au périnée.
Le iO, le malade éprouve, pendant une heure, du frisson. La paroi I abdominale présente une rougeur phlegmoneuse. Incisions multiples. ii juillet. Teinte ictérique de la peau et des sclérotiques; adynamie profonde, voix altérée, langue sèche, tache gangreneuse de la grandeur d'une pièce de 50 centimes environ, au niveau du corps caverneux gauche. Une incision pratiquée à ce niveau donne issue à du sang noirâtre. (Sulfate de quinine, i gramme.)
Le 12, la gangrène s'est étendue, a envahi le dos de la \trge, et la paroi abdominale antérieure ; on pratique sur ces parties de nouvelles incisions. L'état du malade est désespéré; il meurt le 13 juillet.
A ï autopsie, on trouve la paroi abdominale, au niveau du pubis, et les enveloppes de la verge, infiltrées de pus. La muqueuse uréthrale, fortement injectée, est gangrenée au niveau et en avant du bulbe, dans une étendue de 7 à 8 centimètres ; en ce point elle est en putrilage et se détache très-facilement; mais l'altération ne dépasse pas la muqueuse. 1^8 points gangreneux de la peau de la verge et de l'abdomen M)nt bornés à la peau : ils n'intéressent pas le corps caverneux. La muqueuse vésicale a une teinte grise ardoisée; elle présente de petites taches gangreneuses. Le bulbe est considérablement augmenté de volume, il offre la grosseur d'un petit œuf de poule ; sa dureté est remarquable ; m couleur est lie de vin.
INFLAMMATION DES COHPS CAVERNEOX.
Nous nous sommes tout d'abord demandé s'il y a une in flammation des corps caverneux. Eu consultant les auteurs qui ont pu être amenés a traiter ce sujet, nous n'avons trouTé aucun fait dans lequel le diagnostic ait été purement et simplement: inflammation dr^ corps caverneux. Ch. Bell a bien rencontré, dans une autopsie, en arrière d'un rétrécissement, une ulcération avec abcès dans les corps caverneux sfuis coaimunication avec Turèthre; mais était*>ce bien la rinflamination du corps caverneux telle qu'il faut la comprendre ? évidemment non.
11 n'est pas rare de rencontrer un point enflammé, circonscrit, sur un corps caverneux: l'étude des abcès de la verge nous en a montré plusieurs exemples; mais on a trèspeu d'occasions d'observer Tinflammation généralisée do corps caverneux, et, dans ces cas, elle se confond habituellement avec le pénitis, dont je m'occuperai tout à l'heure. Toutefois, jô voudrais signaler la possibilité de l'inflammation du tissu caverneux chez les individus qui ont une disposition spéciale à la calcification des tissus. En traitant des concrétions que Ton obsene sur le pénis, j'aurai occasion de constater que les individus porteurs de ces dépôts ont été, à une époque antérieure, plus ou moins affectés d'inflammation pénienne, presque toujours d'ailleurs terminée par sim pie résolution.
Quoi qu'il en soit, cet état subinflammatoire se caractérise par de la douleur à la pression : la verge est dure, tuméfiée; l'érection pénible et douloureuse, comme dans le priapisme: par ce fait même, la fonction génitale ne peut s'accomplir. Cette, turgescence anormale donne d'ailleurs au pénis une in* cUrvation à concavité antérieure, c'est-à-dire l'opposé du sens dans lequel se fait l'érection.
Cette inflammation reconnaît pour cause soit une lésion locale, telle que la rupture de l'urèthre et l'infiltration urineuse qui en est la conséquence, telle encore l'introduction
PHLEGMON ET ABCÈS. tSl
d'un corps étranger venu de Turèthre ou directement du dehors ; soit un état pathologique résultant d'une intoxication, consécutivement, par exemple, à Tingestion de la cantharidine.
Elle a d'ailleurs une durée très-limitée, n'étant qu'un phénomène transitoire, pour arriver soit au pénitis, soit aUx concrétions ou à Tossifi cation de l'organe. Par cela même, elle ne réclame aucun traitement spécial, autre que celui de toute inflammation. Le débridement, les mouchetures, ne deviennent nécessaires que lorsque les antiphlogistiques n'ont amené aucun résultat. Les bains et les sédatifs (camphre et opium) constituent d'ailleurs tout le traitement, dont on variera les applications suivant la prédominance de tel ou tel symptôme.