VÉGÉTATIONS DU GLAND ET DU PRÉPUCE
gle : elle est blanche, le plus souvent ; dans quelques cas rares, elle reste rouge. Si l'on passe le doigt dessus, on sent une pointe résistante, comme les graines de fraise. A mesure qu'elle s'accroît, un tube rouge surmonté d'une pointe blanche paraît sortir de la peau. Lorsque la végétation reste ainsi isolée, elle acquiert peu de largeur et peu de longueur ; elle est rarement plus volumineuse qu'une grosse épingle ou un clou et plus longue que 2 à 3 millimètres. Dans l'autre mode de développement, sur une partie de la peau du gland paraît une tache rouge qu'à l'œil nu ou armé d'une loupe, on voit recouverte de petits points blancs. Le doigt passé sur cette tache sent que sa surface est grenue. Au bout de quelques jours, elle est hérissée de petites pointes : presque toujours alors elles sont visibles à l'œil nu, et leur couleur est évidemment blanche. A mesure que la végétation pousse, sa structure devient plus apparente, et elle semble composée de végétations comme celles décrites dans le premier mode de développement, placées les unes à côté des autres. Chaque pointe blanche est supportée par une tige ronde et rouge ; chacune de celles-ci est parallèle à sa voisine et lui est unie. I-.es végétations ainsi <léveloppées peuvent conserver leur base large, et chaque tige part directement de la peau pour monter jusqu'à la pointe correspondante ou avoir un pédicule d'où les tiges se détachent en rayonnant. Dans l'un et l'autre cas, elles peuvent acquérir un volume considérable.
Les végétations poussées isolément peuvent se réunir et se confondre ; c'est ainsi qu'on les voit envahir en couronne toute la circonférence de la base du gland. Leur développement est rapide, en général. Philippe Boyer dit qu'il les a vues revenir chez un homme cinq fois en trois semaines, et que chez un autre homme le gland fut complètement couvert en moins d'un mois.
Tant que les végétations restent petites, elles sont sèches; rarement elles deviennent humides, mais lorsqu'elles sont volumineuses, elles se fendent dans leur hauteur et fournissent presque constamineiil une suppurntiiui abondante.
UEMARÇrAY. il
Elles causent alors de vives douleurs et de Tiiisomnie ; i par remploi de topiques, on tarit la fiuppuraiioQ« la douleo cesse. On a vu quelquefois des vé^taiions desséchées et comme cornées persister pendant plusieurs années sansaiig* inenter ni diminuer. Elles conservaient leur surface ragneiue et à pointes.
Les (lifféreuces que présentent ces végétation» peuvent les faire distinguer tMi aiguës et en chroniques : cette distinction peut avoir quelque importance pour le traitement.
Les véirétaliiuis peuvent être compliquécâ craccidents vénériens primitifs ou seoomlairi*>, <lans le lien même quVll« occupent on à distance ; les c<unplication3 les plus voiàines s»)nt : la hli*nu«UThngie, les chancres à In période de progm (»u de réparation, l«»s chancre- indurés, qui peuvent encore leur servir île has»*, les tuhercules muqueu\. etc. EUIe» dét^^ minent souvent ou ttiut au moins entretiennent, dans beaucoup de cas, des érunlement> hlennorrhoîdeis et irènent le* fonctions du péni>.
/itiohiffh'. — Out'lle que si»it la variété à laquelle les végétation> appartienn<*nt, elle< ne naissent pa> toujours dans le- méno'S circon>tan<'e-, trés-siMiVi»nt leur eauâe échappe. Dan- qurl«)U(*> c;»- i*«'|M»n»iant elles >u«*cédt«nl a des irritation? «vzém«îon>es <iu lnTprtiijur>, \^i inalproprt^té, la hlennurrhajjif x^mhlent qutlqut'foi- jni'-iiier a It-ur tléveloppeiiient. lauths qn «»n io> \*»it, dan> d aulrt^s rircunslanres, être laconx-quenco d'un chaîicr* a ii pcjînde *\^ réparati<m vieiease. ou Ir prmluit di* tuin-r* iï;i'- muqt^t'ux.
Ouant a la oau-t- -pri iai«' ».i,i d« tt*rmiiie ri entretient le» \eceta1ii.n>, nu im^ n,swt\-î:î Ih rh»-r«^her uniquement dau« le \ir4i> >\pliiHih:|n(\ Lr> xciiviatu-ns iw >ont ni la preuve d'une inlV■*'h,^;1 Vi\'< nir. .!! » . ..; .ir ï i \i>;t:M « i] uu emp^iiài^tunemeot |î*<'*u<^ral . Kil<> ^.•■:.ii»i*--oJ ••;uciOiirii»;- élrt* une <'«m»éqaeiice (ortniii-^ «1o> ivrii,<<iiin^^ \.H--f%,r> oy>'' «»•> cavideuts vénénea», pnmihS 4»ii ,v.n^.'. \i\ii^. p(-M4>< M pî'<»tiui7*e. mais non un eiet ^piVitîque. iMijyqjj, .i^iiNN-v . Ai»i>c> ^m'um'hI les faire naître.