‹ Maladies chirurgicales du pénisChapitre 39 sur 80 · PRODUCTIONS CORNÉES DU GLAND · texte numérisé non relu

PRODUCTIONS CORNÉES DU GLAND

seule bien dure, les autreit étaient plus friables et poreuses. L*irritation passa ensuite à VéUii aigu, le prépuce devint dui\ douloureux ; la suppuration s'établit et Tauteur conseilla Tamputation : depuis lors, il n*a pus revu le malade.

Des nuances insensibles conduisent du mucus ou du pus desséché ou solidifié aux productions cornées et c'est dans cette catégorie qu'il faut ranger le fait d'excroissance cornée e( d'ongle développé sur le gland, rapporté par Meckel(l). Sur un individu dont le prépuce cancéreux avait été extirpé et dont quelques parties affectées du gland avaient été cautérisées, on vit s'élever « de la matrice du gland un corps dur, blanc, insensible, qui, dans l'espace de dix mois, s'accrut en longueur et en largeur de manière à égaler presque le volume du gland et qui, en même temps, acquit la dureté d'une substance cornée».

Les cornes du gland ont été observées sur des sujets appartenant aux différents âges de la vie. Si Topéré de Breschet était un vieillard, le malade observé par Garon était âgé de (juaraute-cinq ans, et celui de Jewett n'avait que vingt-deux ans.

La cause du développement des productions cornées est souvent inconnue ; d'autres fois, elles apparaissent dans le voisinage d'un point qui a déjà subi une certaine irritation ; ainsi le malade de Jewett vit s(» développer une corne sur le gland, près de la cicatrice d'une incision j)ratiquée pour opérer le phimosis congénital dont il était atteint ; en exposant ranat(miie pathologique des productions cornées, nous avons cité un exemple de corne développée sur un cancer du gland.

Les cornes du gland se montrent à la base de cet organe, soit en avant, soit à la face postérieure, conmie dans l'observation recueillie par Gîiron. TanltM la production cornée est imique, et c'est le cas le plus fréquent, tantôt il existe sur le gland un certain nombre de lamelles cornées, comme dans un cas qui s'est présenté en 1869 dans mon service, et que reproduit la figure 1 1 .

(I) Journal compldmenlaire des sciences médicales^ t. IV.

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mais, sou)i forme de deux-petits boutons qui persi^tèrnl malgré l'emploi de pûudre cl de pommade appropriées. Kotôl les boutons se transformèrent en appendices qui augmnlérent de nombre et de volume et prirent Taspect qnit offrent aujourd'hui. Au dire du malade, une fièvre ly[ibi«d' qu'il vient d'avoir et qui a duré deux mois n'aurait modifk en rien l'état de ses excroissances.

Les végélation.s cornées croissent parfois avec une certaine rapidité : on en a vu (jui, en quelques mois, avaient acqni' 3 pouces et un quart de longueur, et mesuraient trois quai1= de pouce de diamètre à leur hase ; elles se terminent ordinairement en pointe, sont brunes, lamell^es. offrent Ta^pw! de la corne et en r('pandenl l'odeur quand on fait briilerleiir extrémité. (>s pi-odiictions parasitairi's ne causent aucDor douleur à ceux qui en sont arïedés: seulement, lorsqu'elle* ont acquis une certaine lonjnifur, elle;» pénent les fonction-' du pénis d fini?:fent par rendre le coït impossible, à cause dw douleurs qu'elles provoqueiil.

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