‹ Maladies contagieuses des animaux nuisiblesChapitre 5 sur 19 · Procédé indiqué par M. Lœffler · texte numérisé non relu

Procédé indiqué par M. Lœffler

DESTRUCTION DES ANIMAUX NUISIBLES A L'AaRIGULTURE. 25

Avec ce liquide refroidi, on remplit jusqu'aux deux tiers environ (après avoir enlevé le bouchon de ouate) le tube contenant le virus, on secoue fortement jusqu'au moment où la gélatine se sera détachée du verre et on verse le contenu dans la casserole. La gélatine n'étant pas facilement soluble dans l'eau, il faut écraser avec la main les morceaux qui sont restés compacts.

Du pain blanc rassis est ensuite coupé en cubes de 1 à 2 centimètres de côté.

Ces petits cubes sont jetés dans la casserole, et lorsqu'ils sont suffisamment imprégnés du liquide, ce qui a lieu au bout d'une à deux minutes, ils sont retirés et jetés dans un vase.

On peut imprégner au moyen d'un litre de ce Uquide environ 1 000 à 1 200 de ces cubes.

Pour la destruction des souris, mulots et campagnols, on doit prendre deux tubes par htre d'eau.

On distribue ensuite le pain coupé, de préférence pendant l'aprèsmidi; on place un morceau de pain dans chaque trou, ou on en répand dans les endroits visités par les souris.

Le virus doit être employé aussitôt que le tube a été ouvert.

On ne peut conserver ni la solution, ni le pain imprégné pendant plus d'une journée.

Pour obtenir de bons résultats dans les champs envahis, il faut employer en moyenne 5 tubes par hectare.

On peut remplacer le pain blanc par du pain bis ; dans ce cas, ce dernier doit être bien rassis (de quatre ou cinq jours), et comme ce pain boit moins d'eau que le pain blanc, il faut préparer des solutions plus concentrées : prendre quatre tubes par htre d'eau au heu de deux, et tremper dans celte solution 2 000 à 2 400 petits cubes de pain bis au heu de 1 000 à 1 200.

De sorte que la dose de virus répandue sur chaque morceau de pain soit toujours la même.

Quant, à la place du pain on trouvera plus commode d'employer du grain (blé, orge, avoine ou maïs), il faut faire concasser ce grain grossièrement en le coupant en deux ou trois parties et le tremper dans une solution très concentrée : dix tubes par htre d'eau.

On fera tremper dans un htre de cette solution environ deux

litres de grains, en remuant de temps en temps pour que les grains soient également trempés. Le liquide qui restera pourra reservir à tremper une nouvelle portion de grains.

Le résidu, petits débris et farine, qui restera au fond du vase doit être employé de la même façon que le grain.

Si, au moment de la distribution du pain préparé, il pleuvait ou faisait bien froid, on devrait préparer des solutions plus concentrées : prendre quatre tubes par litre d'eau pour le pain blanc ou huit tubes pour le pain bis et mouiller le pain moins que dans les conditions ordinaires, toujours en conservant les mêmes proportions de 1 000 petits cubes de pain par tube de virus.

Enfermé dans une boîte, à l'abri de la lumière et dans un endroit dont la température est comprise entre 5*" et 25°, le virus n° 1 conserve toutes ses propriétés pendant plusieurs mois ; toutefois le maximum de virulence et de développement des cultures est obtenu généralement cinq à vingt jours après la préparation du tube ; c'est donc des cultures fraîches qu'il faut employer de préférence.

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