‹ Maladies de l'appareil digestif (volume 2)Chapitre 29 sur 33 · COLITE. — DYSENTERIE · texte numérisé non relu

COLITE. — DYSENTERIE

On a fait de la dysenterie une inflammation spéciale ou, mieux, spécifique du gros intestin (colite spécifique, Grisolle).

Nous croyons pouvoir affirmer que cette maladie n'est après tout que l'inflammation du gros intestin, quelle qu'en soit la nature, affectant principalement les parties terminales de celui-ci, c'est-à-dire le côlon transverse, mais surtout le côlon descendant, l'S iliaque et le rectum.

Essentiellement caractérisée par des évacuations alvines peu copieuses ou muco-sanguinolentes, par des envies fréquentes d'aller du corps et qui ne reçoivent jamais satisfaction (ténesme), la dysenterie aiguë ou chronique, sporadique, épidémi(pie ou endémo-épidémiquc, est toujours l'inflammation des parties terminales du gros intestin.

Il n'est pas jusqu'à la fièvre typhoïde, depuis la simple ingestion de fruits verts, qui ne soit capable de la produire.

Nous reconnaîtrons donc à cette maladie inflammatoire des causes multiples et variées, mais une symptomatologie commune, quoique variable par son intensité ou sa gravité, et, par suite, une thérapeutique appropriée à la localisation inflammatoire elle-même, en dehors de celle plus .particulièrement indiquée par chacune des causes qui peuvent lui donner naissance.

Si la clinique distingue dans la dysenterie les différentes formes que nous avons mentionnées, l'anatomie patholo-

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gique les englobe toutes dans une doscripLion commune, étant donnée l'extrême analogie qui existe entre les lésions observées dans chacune d'elles (Damaschino).

On admet bien que la dysenterie sporadique soit constituée par la colite proprement dite, mais on voudrait faire de la dysenterie épidémique une maladie générale et miasmatique.

Les adolescents comme les vieillards, les hommes surtout de faible constitution, seraient, d'après M. Damaschino, plus particulièrement prédisposés à cette maladie.

La forme sporadique subirait principalement une influence saisonnière assez marquée. On l'observe principalement en été et en automne. Elle résulte le plus souvent d'un refroidissement ressenti, le corps étant en sueur, ou bien de l'ingestion, soit de boissons froides, soit d'aliments trop excitants ou trop fortement épicés.

Les ingesta, et en particulier les fruits verts ou acides, sont, d'après M. le professeur Damaschino , une cause réelle, nous ajouterons fréquente et très commune, de dysenterie aiguë, et cela malgré les dénégations de StoU, de Zimmermann, de Trousseau.

On a vu dans l'armée ou dans les villes assiégées (Dutroulau) les aliments altérés produire la dysenterie, née d'autres fois sous l'influence de boissons fermentées ou de l'eau croupie (eaux vaseuses de Chine — Guadeloupe*).

L'air impur, les émanations fétides ou miasmatiques, ont été successivement incriminés.

Enfin la constipation, entraînant à sa suite la décomposition des matières fécales, a paru à M. Virchow de nature à produire la dysenterie sporadique.

La dysenterie épidémique, au contraire, est considérée comme tributaire de la nature des circumfusa ; aussi l'a-

' Garpentin; Thèse de Paris, 1874.

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t-on vue se produire par le fait de rencorabremeuL dans les villes assiégées, sur les bàlimcnts négriers, ainsi que par suite de la proximité des champs de bataille, des marais, d'eaux stagnantes et vaseuses, de miasmes, enfin, infectieux ou contagieux.

Les influences morales, la défaite (bataille deGœttingue), semblent jouer un rôle considérable dans sa production comme dans son extension ; et si, d'une manière générale, ou peut dire que la dysenterie suit la marche des armées, on peut ajouter qu'elle décime les vaincus avec une intensité beaucoup plus grande que les vainqueurs.

Quant à la dysenterie dite endémique, elle s'observe particulièrement dans les pays chauds et dans les régions in ter tropicales, où elle frappe de préférence les nouveaux venus, non pas au début do leur séjour (Saint- Vel, Dutroulau), mais pendant la deuxième période de l'acclimatation ou période de dépression (Damaschino) .

Rare chez les indigènes, elle semble reconnaître pour cause principale la chaleur.

Dans la région tropicale, on la rencontre surtout dans l'hémisphère boréal.

Ce fléau des pays chauds, comme l'appelle Rufz, s'observe principalement aux Antilles, au Sénégal, dans l'Inde, en Gochinchine et en Algérie.

On l'a pourtant signalée au Groenland, où Ghurrer l'a attribuée au refroidissement et aux variations brusques de température.

En Egypte, le refroidissement nocturne de l'été jouerait un très grand rôle dans sa production (Pruner-Bey).

Il n'y a donc pas là, comme le fait judicieusement remarquer M. Damaschino, une influence particulière de la latitude ou de la région, mais bien plutôt de la température et du climat.

L'impaludisme a été incriminé par Zimmermann, Haspel, Gombey, Dutroulau. Pour Haspel même, l'hépatite,

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la dysenterie, les fièvres palustres, reconnaîtraient une seule et même cause.

Si le dessèchement des marais supprime les fièvres en Algérie, il s'en faut de beaucoup qu'il en soit de môme de la dysenterie.

La nature volcanique du sol, dont l'influence a été admise par Godineau ' , est considérée comme douteuse par M. Damaschino, qui fait remarquer qu'à la Guadeloupe la dysenterie, commune dans la Basse-ïerre. est rare au contraire à la Pointe-à-Pitre.

Enfin il n'est pas jusqu'à la faible altitude (Carpentin), l'air, l'eau, l'humidilé, la tension électrique, auxquels on n'ait fait jouer un rôle étiologique considérable.

On a même fini par admettre qu'une mauvaise alimentation, que l'usage de boissons fermentées (tafia, Dutroulau) pouvaient produire la dysenterie endémique, comme nous les avons vus produire la dysenterie sporadique.

Les lésions anatomo-patliologiques de la dysenterie sont communes aux difierentes formes de cette maladie. Siégeant sur le gros intestin, elles occupent plus particulièrement l'S iliaque et le rectum, aux Antilles comme en Algérie ; mais aussi le cœcum, dans les Indes (Damaschino).

A l'autopsie, on constate une rougeur plus ou moins intense et généralisée de la muqueuse du gros intestin. Celui-ci a été trouvé jusque dans l'excavation pelvienne.

Le péritoine est dépoli, enflammé, perforé suivant les cas.

Les ulcérations présentent une constance assez grande dans la dysenterie. Leur nombre est parfois considérable (145, Dutroulau). Leur dimension est généralement de 2 à 4 millim. On en a vu pourtant occuper toute la circonférence du gros intestin. De forme arrondie, ovalaire ou sinueuse, elles ont des bords habituellement saillants, taillés à pic, plus ou moins décollés et rouges.

On y voit des saillies dites tuberculeuses'^ formées par

' Godineau; Thèse de Montpellier, Wi'i.

^ Kelsch ; ArclUves de j)liysiolo(jie, 1873.

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les débris do la muqueuse intestinale. Celle-ci, dans l'intervalle des ulcérations, est rouge et ramollie. Il existe parfois un véritable phlegmon sous-muqueux (Naumann). Enfin, la perforation peut se produire. Elle est habituellement précédée par la formation de plaques gangréneuses que les Allemands considèrent comme de fausses membranes, tandis que pour d'autres il s'agit là tout simplement d'une gangrène véritable. Ces plaques blanchâtres se contirment, d'après M. Damaschino, avec le derme muqueux, ainsi que l'ont démontré MM. Masselot et Follet.

Quant àl'exsudatenlui-même, diphtérique pour Virchow, llokitansky, Niemeyer, il est regardé comme fibrineux par d'autres auteurs qui expliquent la destruction de la muqueuse par la compression qu'il exerce sur les vaisseaux.

Les grandes eschares se rencontrent dans la forme endémo-épidcmique. La guérison a été obtenue après l'élimination d'une eschare de 35 centim. (Dutroulau), de 53 (Cateloux).

Les lymphatiques sont dilatés (Kelsch). Les follicules clos, gonflés de cellules (Cornil), subissent parfois le ramollissement puriforme.

La cicatrisation qui résulte de la chute des eschares donne lieu à la production d'une véritable fausse muqueuse ou tissu rétractile.

Le contenu de l'intestin est liquide, sanguinolent, purulent ; les ganglions mésentériques sont enflammés, hypertrophiés ou môme suppurés.

L'intestin grêle présente parfois certaines ulcérations. Kelsch a vu dans la diarrhée de Cochinchine la destruction d'un certain nombre de glandes de Lieberkiihn, jamais de plaques de Peyer.

Le foie, comme l'estomac, ne présente habituellement rien à noter dans la forme sporadique. Dans la dysenterie des pays chauds, au contraire, il est hyperémié, ramolli, abcédé, et souvent le siège d'embolies infectieuses (Niemeyer). Trousseau a même vu survenir la pyohémie.

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MM. Kolseh et Kioucr', y ont roncoiitré les altérations paludéennes du foie et des abcès multiples de cet organe. La rate et les reins ne présentent rien de particulier à noter (Damaschino).

11 existe un certain état d'hydrémie. La librino et les globules du sang diminuent, ainsi que l'albumine. Les hydropisies qui en résultent sont assez fréquentes.

Les complications les plus habituelles de la dysenterie sont: les hémorrhagies, la péritonite, la gangrène, les invaginations.

Les évacuations àlvines, nombreuses, peu abondantes, sont constituées par quelques cuillerées de mucosités parfois sanguinolentes. Stoll les a comparées à du frai de grenouille, Trousseau aux crachats pnenmoniques. On peut y rencontrer du pus ; la bile y fait presque complètement défaut.

Le malade accuse des douleurs abdominales siégeant sur le trajet du gros intestin et principalement dans la fosse iliaque gauche et le rectum, ainsi que du ténesme caractérisé par une sensation de brûlure et de constriction à l'anus.

Le faciès est tiré, les yeux sont cernés ; la palpation, comme la pression, augmente les douleurs ahdominales.

La soif est intense, l'appétit diminué ; le malade éprouve parfois des nausées, rarement il vomit. Habituellement apyrétique, sa température dépasse rarement 38", 5 ; le pouls est légèrement accéléré, la peau sèche ; les urines sont rares et hautes en couleur.

Le début de la maladie est généralement brusque. On observe parfois comme prodromes un certain abattement, quehjues troubles digestifs, mais surtout de la diarrhée prémonitoire.

La guérison est la terminaison habituelle de cette forme légère et bénigne de la maladie.

Dans la forme grave, on observe une prostration assez

' i^G\sc.h ei KXeaer ; Archives de physiologie, 1878.

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grande, du ténesme vésical. Le ventre se ballonne, les évacuations alvines contiennent un pus fétide et des produits membraniformcs (Dauiaschino) qui ne sont que des lambeaux d epithclium (Laboulbène).

Si la guérison en est la terminaison la plus habituelle, la mort n'y est pas excessivement rare.

Daiis la forme épidémique, les symptômes précédents prennent des proportions bien plus considérables encore. Les évacuations, excessivement fréquentes (jusqu'à 200 en vingt-quatre heures), contiennent beaucoup de sang, parfois de l'albumine (dysenterie blanche). Le plus habituellement, leur aspect est celui de la raclure de chair et leur odeur celle des macérations anatomiques. Par le repos, les matières évacuées se séparent en trois couches distinctes : la supérieure, séro-muqueuse ; la moyenne, mucososanguine ; l'inférieure, sanguino-membraneuse.

Si le ténesme est accru sous l'influence du mouvement, do l'ingurgitation de liquides, de l'action du froid, son amendement est parfois la conséquence de la production de la gangrène.

Le sphincter, contracture dans la forme sporadique, est le plus souvent relâché dans la forme épidémique (Trousseau) .

Celle-ci, comme la forme grave, présente à noter le ballonnement du ventre, la douleur abdominale, des troubles digestifs, encore plus accusés.

L'embarras gastrique, l'état bilieux, les nausées, plus rarement les vomissements, y sont observés.

La langue, rouge au début, devient fuligineuse à la fin de la maladie.

Parmi les symptômes généraux observés dans la dysenterie, figurent la fièvre, l'adynamie, la déperdition des forces, les douleurs musculaires, rachialgiques, la tendance au refroidissement, etc., etc., ce qui a fait décrire des formes inflammatoire, adynamique, ataxique, rhumatismale, putride, maligne, hépatique, intermittente, etc.

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Chacune de ces appellations inclique sufTisammonl le caractùi'e présenté par la forme correspondante de la dysenterie. Celle que l'on désigne sous le nom de forme ataxique est caractérisée par de l'agitation, du délire, du tremblement, de la carphologic, du crocidisme.

Ces formes correspondent à la dysenterie adynamiquo, inflammatoire, nerveuse, bilieuse, etc., de Zimmermann.

A côté des complications hépatique, intestinale, hémorrhagique, paludéenne, typhoïde, hydropi(|ue, anémique, cachectique, que nous avons déjà signalées; à côté de la péritonite, nous devons mentionner la pérityphlite, mais aussi et surtout la périproctite, ainsi que les diverses paralysies partielles ou générales, passagères ou permanentes, amyotrophiques ou non, sensitives, sensorielles ou motrices, qu'on observe fréquemment à la période ultime ou pendant la convalescence de la dysenterie.

Si la durée de la maladie est variable, comme nous l'avons dit plus haut, sa marche est habituellement lente. Sa terminaison, presque constamment heureuse dans notre pays, où elle aboutit le plus souvent à la guérison, peut, dans d'autres circonstances comme dans d'autres milieux^ donner lieu à des rechutes , à une convalescence plus ou moins pénible, tourmentée surtout par des douleurs rectales persistantes; enfin, il n'est pas rare de voir la dysenterie pas.scr à l'état chronique ou se terminer par la mort au milieu de l'adynamie la plus profonde et de l'algidité la plus complète (collapsus).

Le pronostic, grave en lui-même, le devient bien plus encore quand il s'agit de femmes ou d'enfants, quand les selles sont abondantes, (juand se produit la gangrène.

On a prétendu que l'on pouvait confondre la dysenterie avec les polypes du rectum, les hémorrhoïdes enflammées, l'entérite catarrhale aiguë, les coliques de cuivre,

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de plomb, la fièvre pornicicuse à forme dysentérique, la fièvre typhoïde, le typhus, le choléra, l' hépatite aiguë. Il nous suffit, je crois, d'énumérer ces diverses maladies sans insister sur leur diagnostic différentiel. Elles ne présentent en effet, avec la dysenterie, que de grossières ressemblances, qu'une attention" même très faible permettra de dissiper rapidement.

On a dit, avec raison, que la dysenterie est surtout une constipation; et, eneS'et, elle disparait aussitôt que peuvent se produire des évacuations intestinales de matières fécales, que ces évacuations soient spontanées ou provo(|uées. Aussi les purgatifs ont-ils été préconisés par Stoll, Zimmermann, Bretonneau, Trousseau, etc., dans cette maladie.

Tandis que les sels neutres ont été préconisés par ces auteurs, d'autres ont accordé leur préférence au sulfate de soude et de magnésie ; d'autres enfin au calomel.

Si les opiacés paraissent à priori utiles pour calmer les coliques et le ténesme, il ne faut pas oublier toutefois qu'ils sont de nature à favoriser, à augmenter la constipation. Aussi doit-on leur préférer, dans l'espèce, l'extrait de belladone, qui présente les mêmes avantages sans offrir les mêmes inconvénients.

Les applications émollientes, cataplasmes sur l'abdomen, les antiphlogis tiques (bains, calomel fractâ dosi) l'ipécacuanha administré suivant la méthode brésilienne (2 à 6 gram. en infusion dans 200 ou 400 gram. d'eau pendant plusieurs jours de suite), nous paraissent appelés à rendre les plus grands services.

L'eau d'orge, l'eau de riz, l'eau albumineuse, seront choisies de préférence comme tisanes ordinaires.

Le régime devra être des plus sévères. Il se composera de bouillons, de lait, de potages, d'eau vineuse, d'œufs modérément cuits.

On n'aura recours à la médication dite substitutive (lavements iodés, au nitrate d'argent), aux astringents, au

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bismulli, que dans la seconde période de la maladie, lorsque l'état inflammatoire aigu fait place à un processus moins actif.

Si les évacuations sanguines, et en particulier l'application de sangsues à l'anus ou sur la fosse iliaque gauche, peuvent être utiles à la première période, c'est pour la seconde qu'il faudra réserver l'emploi des révulsifs.

Contre la complication paludéenne, on devra recourir au sulfate de quinine.

Quant à la péritonite, ù. l'hépatite et aux autres complications, d'une manière générale elles seront combattues par les moyens habituellement dirigés contre elles, et qui sont le plus souvent indépendants de la nature de la maladie qui leur a donné naissance.

C'est ainsi que les accidents paralytiques seront combattus à l'aide de l'hydrothérapie, mais surtout de l'électricité

La convalescence devra être surveillée avec le plus grand soin, en raison de la facilité avec laquelle se produisent les rechutes , que l'on traite d'ailleurs comme la première atteinte.

La dysenterie chronique est habituellement la conséquence des rechutes, des récidives de la forme aiguë ellemême.

Là où elle est endémique, elle présente certaines recrudescences dont rendent facilement compte le refroidissement, les fatigues, les excès de toute nature, les écarts de régime.

Les personnes de constitution faible, cachectiijues, tuberculeuses, y sont plus particulièrement prédisposées.

Le gros intestin présente à l'examen cadavérique, avec tous les signes do l'inflammation chronique de sa mu-

' Nous avons vu uti maladr; guérir, clans ces condiUons, d'une paraplégie complète avec amyolropliie des membres intérieurs et môme de certains groupes musculaires des bras.

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queuse, un boursouflemenL remarquable de celle-ci, des bourgeonnements, dits tubercules dysenlériques, dont nous avons parlé au sujet de la forme aiguë, enfin des ulcérations laissant entre elles des intervalles de muqueuse à peu près sains, parfois de véritables cicatrices.

Le contenu de l'intestin est plus ou moins purulent.

Le tissu sous-muqueux présente à noter, d'après Gornil et Kelsch, une prolifération cellulaire autour des culs-desac, des glandes de Lieberkuhn, au niveau de la couche vasculaire deDollinger. C'est ce qui ex[)lique comment- ces glandes comprimées peuvent s'atrophier et subir la dégénérescence kystique.

Les follicules clos, d'abord distendus par des cellules cylindriques (Gornil), finissent par s'ulcérer (Kelsch).

Coupe (le la muqueuse intestinale montrant les follicules clos, les glandes elles villosilés au niveau des follicules enllaramés (nsorentérie). — L.i-ossissement de 15 diamètres '.

Ces ulcérations font habituellement défaut dans la diarrhée de Gochinchine. On peut les rencontrer dans la dysenterie, non seulement dans l'intestin grêle, mais encore dans l'estomac.

Le foie est fréquemment le siège d'abcès, uniques ou multiples.

Di'n-^^ir' r ^ u'"'n.'f'= ^"''''^^ d'histologie pathologique, lom. Il, 2» édil., pag. 310. G. Bailhère. Paris, 1882.

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