PAROT1DITES. — OREILLONS
Les glandes salivaires peuvent être le siège d'altérations bien différentes.
Les principales maladies qui peuvent les envahir et que la pathologie médicale doit étudier, sont sans contredit : l'inflammation simple (parotidite simple), suppurée (parotidite suppurée) ou même infectieuse (parotidite grave), celle-ci pouvant à son tour s'accompagner ou non de suppuration ou de sphacèle ; enfin les oreillons.
La parotidite simple, rarement spontanée, primitive ou idiopathique, résulte le plus souvent delà propagation au tissu glandulaire d'une inflammation développée dans son voisinage.
C'est ainsi que l'inflammation du tissu cellulaire, périglandulaire, ou celle des diverses parties molles qui se trouvent en connexion plus ou moins intime avec lui, peut servir de point de départ à la parotidite ; mais c'est surtout l'inflammation de la muqueuse buccale, dont la propagation à la glande elle-même, par l'intermédiaire des conduits excréteurs, s'effectue avec la plus grande facilité, qui est susceptible de la produire le plus communément.
Rarement la suppuration est observée dans ce cas, ou du moins, si elle survient, elle est facilement évacuée par les voies de sécrétion normales , à moins toutefois que celles-ci ne soient, ce qui est rare, par trop rétrécies ou même oblitérées, et que l'obstacle opposé à l'écoulement
des produits de sécrétion ou de phlegmasio soit absolument insurmontable.
Il est rare qu'une semblable oblitération survienne par le fait de l'inflammation seule et de la turgescence de la muqueuse des conduits excréteurs ou môme lorsqu'il existe dans l'intérieur de ces conduits un corps étranger plus ou moins oblitérant, des calculs, par exemple.
Ceux-ci sont beaucoup plus rares chez l'homme que chez la plupart des animaux herbivores; il m'a pourtant été donné d'en observer un cas, (V. Première Leçon.)
A supposer que l'oblitération soit telle qu'elle oppose un obstacle insurmontable au libre écoulement des liquides normaux ou pathologiques provenant de la glande correspondante, il se produit en arrière de l'obstacle une augmentation de pression intracanaliculaire qui a pour effet de distendre le conduit excréteur. Celui-ci peut même finir par céder sur un point de son trajet, d'où, suivant ce point, des fistules muqueuses ou au contraire cutanées.
Une tuméfaction plus ou moins considérable existe toujours, aussi longtemps que dure l'oblitération, au pourtour de la glande intéressée jusqu'à ce que l'obstacle soit franchi ou que se forme la fistule par le mécanisme que je viens de vous indiquer.
On voit même cette tuméfaction périglanclulaire se produire en même temps que certains accidents de dentition, et, en particulier, au cours de l'eczéma impétigineux de la face et du cuir chevelu chez l'enfant.
Chaque nouvelle poussée de la manifestation cutanée est précédée habituellement, pendant un ou plusieurs jours, d'une turgescence générale de la face, plus particulièrement accusée dans le voisinage des glandes salivaires.
C'est la région parotidienne qui offre le degré de tuméfaction le plus considérable et le plus apparent.
Faut-il voir là une simple coïncidence ? Faut-il au contraire supposer que la turgescence superficielle et cutanée