INDICATIONS ABSOLUES
b) . Voici un homme de trente-deux ans. 11 présente à peu près les mêmes lésions et au même degré que la précédente malade, avec cette différence qu’il n'a jamais en de fièvre. Mais, il vient d'avoir des hémoptysies abondantes et répétées qui ont laissé après elles un état congestif assez accentué du sommet gauche.
L’enverrez-vous aux eaux? Nullement; car, il est de règle qu'une hémoptysie actuelle ou récente estune contre-indication formelle à leur emploi.
Vous n’enverrez pas non plus aux eaux minérales tous les phtisiques au moment de poussées congestives ou inflammatoires péri t uberculeuses.
c) . Voyez maintenant d'autres malades arrivés à la troisième période. Quelques-uns, la plupart même, ont de la fièvre; mais à ce degré, je le répète, elle n'est pas toujours une contre-indication aux eaux minérales. En tout cas, vous auriez souvent tort de baser la prohibition de ces eaux sur le degré plus ou moins avancé des lésions pulmonaires. Ce qui devient une contre-indication à leur emploi, c’est, surtout l’état de faiblesse des malades qui ne leur permettrait pas de supporter un long voyage, ni les fatigues d’une cure hydrominérale.
Il en est de même pour la phtisie sénile, le plus souvent torpide, s’accompagnant de faibles accidents réactionnels, et pour laquelle la contre-indication aux eaux minérales réside seulement dans l'état de faiblesse du sujet.
En résumé, les contre-indications principales sont puisées: 1° dans l’état local (granulose aiguë généralisée, poussées congestives et inflammatoires, hémoptysies récentes ou actuelles); 2° dans l’état général (fièvre, faiblesse extrême, âge avancé du malade, dernière période des excavations).