CONCLUSIONS
souvent, et viser la cause presque toujours. Cela prouve que la dyspepsie ne réside pas toujours dans l’estomac.
Tout n'est pas encore dit sur ces troubles fonctionnels, et l’on doit assigner un rôle, sinon prépondérant, au moinségal, au foie, surtout à l’intestin. Au point de vue pathologique, ces divers organes se continuent, s’influencent réciproquement; ils confondent parfois même les troubles variés dont ils paraissent atteints séparément. C’est du moins cequc nous avons fréquemment observé, et Lasègue a résumé cette question d'une façon très heureuse :
« C'est une faute d'isoler, par une analyse arbitraire, la pathologie gastrique de la pathologie intestinale. Que des affections redoutables de l'estomac existent sans la participation de l'intestin, le cancer, à lui seul, en est un irrécusable témoignage. Mais, dans un grand nombre de cas, peutêtre dans le plus grand nombre, les prétendues dyspepsies ne sont que des affections intestinales. La digestion, plutôt précipitée que ralentie, verse dans l'intestin des produits imparfaitement transformés, et qui ne sait combien l'intestin est plus irritable que l'estomac, n’étant pas, comme lui, assujetti au contact de tant de substances à peine élaborées! N'arrive-t-il pas encore (pie, dans des conditions inverses, les dyspepsies ne sont (pie le ralentissement ou le complément d’un trouble intestinal primitif? »
Conclusion : De même que la pneumonie n’est pas toujours une maladie du poumon, que la pleurésie n’est pas une maladie de la plèvre, que l'endocardite n’est pas seulement une inflammation locale de l'endocarde, de meme la dyspepsie n’est pas simplement une maladie de l’estomac.
Cela veut dire que l’état local est souvent commandé par une maladie générale, et que c'est à cette dernière que la clinique thérapeutique doit s’adresser. La dyspepsie peut être « chimique » ; mais elle reste clinique, ou elle n’est pas.
DYSPEPSIE ET CHLOROSE
1. Exposé clinique. — Rapports de la chlorose et de la dyspepsie : dyspepsie souvent indépendante de l’état anémique. Troubles digestifs, divers et nombreux. Les fausses dilatations de l’estomac par abaissement de l'organe. Chlorose et ulcère de l’estomac. Chimisme stomacal très variable. Hyperchlorhydrie et hypochlorhydrie. Traitement de la dyspepsie avant le traitement de la chlorose.
JL Traitement de la dyspepsie : a. Alimentation (abus du vin. surtout du vin de quinquina, des bières fortes, des boissons alcooliques, etc.). Aliments permis et défendus, boissons. — b. Quelques médicaments : abus des amers, alcalins à petites doses; persulfate de soude; acide chlorhydrique, acide lactique; abus des lavages d'estomac et de l'intestin; traitement de la constipation (origine toxi-intestinale de la chlorose). Action du soufre, du benzoate de soude, du sulfate de soude. — c. Frictions cutanées, hydrothérapie, massage, cures d’altitude. — d. Traitement des dyspepsies.
III. Traitement de la chlorose. — Ferrugineux, vanadine, peroxyde de magnésium, arsenic.