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IV. — Traitement

Les préparations de sulfate de quinine, répétées souvent, et à petites doses, m’ont bien réussi dans ces cas (25 à 50 centigrammes). .le recommande aussi : le salicylate de soude, continué pendant longtemps (plusieurs mois), à des doses variant de 1 a 2 grammes par jour; 1 iodure de potassium ou de sodium à petites doses, 10 à 20 centigrammes, parce qu'à haute dose les iodures peuvent provoquer des hémoptysies chez les individus prédisposés. On doit faire souvent alterner les préparations arsenicales avec les préparations indurées.

De plus, les dérivatifs intestinaux (aloès), les sangsues à l'anus, l'application fréquente de ventouses sèches sur la paroi pectorale répondent aux indications thérapeutiques.

Enfin, contre les congestions pulmonaires actives et les hémoptysies des arthritiques ou rhumatisants, je recommande beaucoup le triple bain de jambes suivant : on

(1) E. Rollkt, Wien. med. Presse, 187o.

TRAITEMENT

plonge tout le membre inférieur jusqu'aux genoux dans de l'eau à la température de 40° à 45° pendant trois minutes, puis dans l’eau à 20° pendant une demi-minute ou une minute, enfin dans l’eau à 45° pendant trois minutes. On répète ce pédiluve deux ou trois fois par jour. Il est sérieusement décongestif et dérivatif, ce que l’on constate aisément par une congestion intense des membres inférieurs. Cette dérivation est encore activée par l’administration de purgatifs aloétiques ou de teinture de jalap composée (1).

Au point de vue hydro-minéral, si les eaux sulfureuses fortes sont contre-indiquées, les eaux sulfureuses faibles et arsenicalescomme celles de Saint-Honoré, les eaux arsenicales, surtout celles du Mont-Dore, ont toujours produit d’excellents résultats par suite de leurs propriétés sédatives et décongestionnantes démontrées depuis longtemps par Ricbelot père et par d'autres auteurs (2).

Tels sont les principaux faits qui établissent la réalité des hémoptysies et congestions pulmonaires arthritiques et qui confirment les conclusions de mon travail de 1883 sur ce sujet; ils ajoutent encore quelques détails au chapitre des pseudo-tuberculoses. Néanmoins, on ne doit pas se dissimuler que tous ces faits sont plutôt exceptionnels, et qu’avant de formuler le diagnostic d’hémoptysies non tuberculeuses, d’origine arthritique ou nerveuse, il importe de se prémunir contre de nombreuses causes d’erreurs.

(1) H. Huciiaiu), Journal (les praticiens , 1907.

(2) Ricbelot, Union médicale , 1889. — F. Tardif, Les hémoptysies arthritiques et non tuberculeuses (Herue médicale du Mon l-l tore, 1903)

I. Congestion pulmonaire d'origine utéro-ovarienne. — Deux cas de congestion pulinonairechronique chez des malades atteintes de polype utérin. Exemple d’un polype utérin à apparition intermittente ; importance de l’exainen de l’utérus au moment de l’époque menstruelle. — Faits connexes ; indication thérapeutique. Congestions pulmonaires d’origine réllexeou microbienne dans la lithiase biliaire, dans quelques affections nerveuses, dans les hémiplégies, sous l’influence de la dentition chez les enfants. — Emploi des bromures pour modérer l’exaltation de l’action réflexe.

II. Congestion pulmonaire d’origine gastro-intestinale. — Phase gastrointestinale; phase pulmonaire. — Pathogénie. Recherches bactériologiques. Bronchopneumonie infectieuse d’origine intestinale chez les enfants. Colibacille et bronchopneumonies dans les garde-robes et les noyaux pulmonaires. Congestions pulmonaires au cours del’étranglement herniaire ou après son opération. Théories réflexe et microbienne. Auto-intoxication intestinale et congestions pulmonaires des chlorotiques. Congestions pulmonaires permanentes et latentes. — Indications thérapeutiques ; traitement. Inefficacité et inutilité de la médication symptomatique ; bons effets de la médication pathogénique. Abus de l’antisepsie intestinale par les médicaments. Importance de l’alimentation lactée. Congestions pulmonaires des arthritiques, souvent d’origine alimentaire et intestinale; thérapeutique visant non l’appareil respiratoire, mais les fonctions des organes digestifs. Rôle du système nerveux dans les infections de l’appareil bronch opul monaire.

III. Un mot sur les congestions primitives. — Fluxion do poitrine catarrhale, congestion pleuro-pulmonaire, spléno-pneuinonie; congestion pulmonaire de Fournet-Woillez, maladie distinclo de la pneumonie, sorte de pneumonie abortive.

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