APERÇU HISTORIQUE
tumeurs biliaires (ponction et incision de la vésicule) sont encore données par J.-L. Petit : « Si l’on peut connaître, dit- , l'adhérence de la vésicule du fiel avec le péritoine, on pourra ouvrir sans danger les tumeurs qui se présentent en cette partie, et alors on enrichira la chirurgie de deux nouvelles opérations ».
De tous les travaux anciens, c'est celui d’Alexis Pujol qui est le plus remarquable par la précision de la description symptomatique et même des indications thérapeutiques, à ce point que l'on dirait ce travail presque écrit d’hier, et cependant il a été publié à Toulouse pour la première fois en 1802. Beaucoup d’auteurs en parlent sans l'avoir lu. Comme je l’ai étudié et médité longtemps, je pourrai lui rendre la justice qui lui est due en le citant souvent, en démontrant qu’AIexis Pujol a presque fixé la clinique des calculs biliaires, comme Fourcroy et Thénard, vers la môme époque, ont fixé leur principe chimique en révélant leur teneur en cholestérine (1).
Dans son livre sur les maladies du foie, encore remarquable pour l’époque (1813), Portaldécrit exactement les symptômes de la cholélithiase et des coliques hépatiques qu’il distingue des « coliques bilieuses» indiquées autrefois par Fr. Hoffmann, Sydenham et Lieutaud. Il a été le premier à mentionner les rapports de causalité entre les maladies infectieuses et la cholélithiase.
J’arrête à cette époque ce simple aperçu historique.
(1) J.-L. Petit, Mémoires de V Académie royale de chirurgie, 1749. Traité des maladies chirurgicales, 1790. — Mahtin-Solon, Bull, de thérap., 1849. — Sabatier, Thèse de Montpellier, 1758. — Boucher, Journal de médecine, 1756. — Alexis Pujol (de Castres), Œuvres de médecine pratique, recueillies par Boisseau, t. IV, Paris, 1823 (Mémoire sur la colique hépatique par cause calculeu.se, sur les signes qui la font distinguer des autres genres de colique épigastrique, et. sur les moyens les plus propres à la guérir et à en prévenir le retour.
Huchard. — Consultations médicales, t. III.
LITHIASE BILIAIRE ET COLIQUE HÉPATIQUE