III. — Sténose du pylore
Cette sténose, qui peut aller jusqu'à l’obstruction complète du pylore, est due à des causes diverses : obstruction du pylore par des adhérences et des calculs comprimant celui-ci, par des calculs sans adhérences (Irès rare), par un spasme du sphincter pylorique d’après Bouveret. La plus ancienne observation de ce genre est due à Bonnet (1828). Un homme de soixante ans meurt après avoir présenté les trois symptômes suivants : vomissements incoercibles, constipation opiniâtre, amaigrissement; à l’autopsie, gros calcul biliaire engagé dans le pylore, qu'il oblitérait complètement. Beaucoup plus tard (1885), Haie White a publié un fait à peu près semblable. Chez une femme, observée par Routier, atteinte de vomissements incoercibles et ayant perdu 16 kilogrammes en huit mois, on constatait une dilatation de l'estomac très nette avec tumeur dure et peu mobile sous le muscle droit, qu’elle débordait à droite. On fit une laparotomie médiane sus-ombilicale, parce qu’on croyait à un cancer; il s’agissait d’une cholécystite avec six calculs et adhérences très serrées à la paroi, au pylore, au côlon et à l’intestin. A la suite d'une opération spéciale (rupture des adhérences, gastro-entéroanastomose antérieure), la malade guérit. C’est là encore un cas à ajouter aux pseudo-cancers de l’estomac que nous
(I) Leigh Thomas, Med. chir. Trans.. 1819.
STÉNOSE DU PYLORE.
avons étudiés, et le diagnostic est possible, puisque deux fois Bouveret a pu l’établir (1).
(I) Bonnet, Traité des maladies du l'oie, 1 828 . — IIale White, Laurel , 1883. — Grundzach, Wien. med. Presse, 1891. — Naunvn, Klin'rk des Cholelithiasis. Leipzig, 1892. — L. Galliard, Presse méd., 1895. — Bouveret, Sténose du pylore adhérant à la vésicule calculeuse [Revue de méd., 1896). — Alex, Thèse de Lyon, 1896. — Tu ht eu et Marchais, Rétrécissement du pylore d’origine biliaire (Revue de c/tir., 1897). — Mangourd, Thèse de Paris, 1897. — Routier, Soc. de chir., 1899.
TRAITEMENT DES COLIQUES HÉPATIQUES
I. Indications thérapeutiques. — 1° Origine péritonéale de la colique hépatique. — 2° Origine inflammatoire. — 3° Origine infectieuse et stase biliaire. — 4» Origine spasmodique. Conclusion.
II. Traitement de la colique hépatique. — 1° Opium, morphine, belladone, trinitrine et nitrite d’amyle; 2° huile d’olive, glycérine, jaunes d'œufs; 3° applications chaudes ou froides, liniments calmants, stypage, salicylate de méthyle, éther chloroformé, lavements de chloral, bains chauds et froids; 4° massage local, électricité, purgatifs, remèdes de Durandc et Duparcque; b° vomitifs; 6° régime alimentaire.