TRAITEMENT CHIRURGICAL
indications : infections des voies biliaires avec fièvre et symptômes généraux graves, adhérences péricystiques lies étendues et très serrées, cachexie, altérations graves du loie et des reins, obstruction irréductible du cholédoque. Mais, dans ce dernier cas, la contre-indication n’est que relative, puisque deux opérations — la cholécystectomie et la cholédocotomie, ou encore la cysticotomie — peuvent être exécutées avec chances de succès, comme le prouvent les faits de plusieurs chirurgiens (1).
Si le diagnostic exact du siège des calculs ou dos lésions consécutives pouvait être fait à l'avance, les indications opératoires gagneraient certainement en netteté et en précision. Malheureusement, il n’en est pas ainsi, et la difficulté est encore augmentée par la complexité de ces lésions, puisqu'il peut y avoir en même temps des altérations de la vésicule, du cholédoque, du canal cystique ; mais, le plus souvent, non toujours, la laparotomie exploratrice lèvera quelques doutes.
En tout cas, le traitement médical doit exister avant l'opération, puisqu’il faut traiter les malades d une façon préventive et que le médecin est le premier juge de l’indication opératoire ; il persiste encore apres l’opération. A ce sujet, je ne saurais mieux faire que de reproduire ce passage où, dans son beau livre, E. Schwartz a insisté sur le rôle du médecin : « Tout sujet susceptible d'être atteint d'une infection des voies biliaires de par une lithiase ou toute autre affection pouvant y donner naissance et diagnostiquée doit être soumis à un traitement préventif, si possible, des accidents. C'est surtout lorsqu’il s’agit d’obstruction des voies biliaires que cette règle doit être strictement suivie ».
(1) E. Schwartz, Soc. de chir., 1893. — Jourdan, La cholédocotomie. Thèse do Paris, 1896. — Michaux, Soc. de chir., 1895-1896. — Sierra, Soc. de chir., 1900. — Routier cl II. Miuuet, Soc. anal., 1902.
TRAITEMENT DE LA LITHIASE BILIAIRE
Cette conclusion s'éloigne donc beaucoup de celle de quelques auteurs, meme de médecins qui se sont dernièrement montrés plus interventionnistes que les chirurgiens. Dès l'apparition des premiers symptômes indiquant l'existence de la lithiase biliaire, on doit admettre qu'une infection locale, quoique très atténuée encore et très limitée, siège surtout dans la vésicule. Au lieu d'attendre que l'infection s’étende et se généralise, qu’elle atteigne le canal cholédoque et toutes les voies biliaires, il est préférable de supprimer d’emblée le cholécyste, cet organe générateur des calculs, et de faire cette opération précoce à froid, c'està-dire d’observer la même conduite recommandée pour l'appendicite.
Sans doute, ce raisonnement peut se soutenir. Mais on voit un assez grand nombre de malades qui n'ont eu qu’une à trois coliques hépatiques pendant leur vie sans accidents consécutifs, et alors qu’on les guérit si bien à Vichy, ainsi que par le traitement médical, on comprend difficilement qu’une opération soit toujours nécessaire ou utile. Il y a là une exagération.
COLIQUES HÉPATIQUES ET NÉPHRÉTIQUES DE LA GROSSESSE
I. Erreurs de diagnostic. — 1° Coliques hépatiques, confondues avec la péritonite, un embarras gastrique, une névralgie intercostale, la gastralgie. Observations. — 2° Coliques hépatiques et néphrétiques confondues avec un début de travail. Observations.
II. Relations entre la grossesse et la lithiase. — 1° La grossesse prédisposc-t-ellc à la lithiase ? Faits concluants. — 2° Causes de la fréquence de la lithiase chez les femmes enceintes : a, influence de la lactation ; b, inlluenee de la vie sédentaire et inlluence mécanique (grossesse favorisant la lithiase biliaire, cessation de la grossesse favorisant les coliques hépatiques); c, inlluence constitutionnelle : arthritis et état puerpéral. Réveil de manifestations arthritiques pendant la grossesse. Conclusions. •