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III. — Quelques symptômes

Ces trois faits démontrent que le cancer du pancréas a des symptômes très différents suivant le siège înémede la tumeur, à la iieue, dans le corps ou à la tète de l’organe. Pour cette dernière variété, la plus importante et la moins rare, le diagnostic est très possible ; mais on ne le fait le plus souvent (pie d'après les symptômes de compression. Il s’agit donc d’une symptomatologie d’emprunt.

Je n’insiste pas sur la recherche de la tumeur, qui n’est presque jamais appréciable, le pancréas échappant à l'exploration par suite de sa situation profonde en arrière de l'estomac. Quand on constate une rénitence plus ou moins vague de la région, il est bien difficile de savoir si elle appartient au pancréas, au duodénum ou au foie.

La physiologie du pancréas qui, dans ces dernières années, s’est enrichie de travaux fort importants, ne peut pas toujours être invoquée pour permettre de reconnaître une maladie de cet organe, et son action sur les graisses, sur les albuminoïdes, sur les substances amylacées, n'estpas assez compromiscdans les états pathologiques pour autoriser toujours la certitude du diagnostic.

1° Stkarrhée. — C’est un symptôme sur lequel on a beaucoup insisté dans les maladies du pancréas. La graisse se présente dans les garde-robes sous deux formes. Parfois on trouve des petites houlettes variant de la grosseur d’un pois à celle d’une noisette, onctueuses, solubles dans l’éther, combustibles, donc faciles à reconnaître par leurs caractères physiques. D'autres fois, la graisse liquide, soluble dans l'éther, est mélangée au liquide diarrhéique et vient surnager à la surface sous forme de taches huileuses ; ou elle se prend sur les

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