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I. — Hypochlorurie et achlorurie

Dans l’examen des urines au cours de différentes maladies, on se préoccupe beaucoup, avec juste raison, de la présence d’éléments anormaux, tels que le sucre, l'albumine, la bile, l’urobiline, l’indican, les modifications dans la quantité de l’urée, de l'acidc urique, des phosphates.

On a eu tort, pendant longtemps, de ne pas tenir un compte suffisant des chlorures, et dans certains cas Y hypochlorurie, surtout Yachloruric urinaire, est un indice de pronostic très grave. La quantité moyenne des chlorures urinaires éliminés par vingt-quatre heures est de 10 à 12 grammes avec le régime ordinaire; elle peut diminuer par le régime lacté absolu, par la privation de sel dans les aliments, auquel cas cette quantité descend quelquefois jusqu’à 2 ou 3 grammes. Alors, on ne peut en déduire aucune conséquence, et il en est de même des maladies aiguës, de la pneumonie, de certaines diarrhées très abondantes, dans lesquelles l'élimination des chlorures par les urines est à son minimum.

Dans des conditions spéciales, dans le diabète insipide, et surtout chez les cardiaques avec hydropisies, la digitale a pour effet, au moment de la diurèse, d’augmenter considérablement l’élimination rénale des chlorures, et c’est ainsi que j’ai vu des cas où celle-ci atteignait brusquement le chiffre de 30 à 33 grammes. Ces faits sont à rapprocher de ceux qui ont été également signalés par Neubauer et Vogel. Ils parlent d’un malade qui excréta, pendant trois jours consécutifs, 35 grammes de chlorure de sodium, d'un autre malade chez lequel la sécrétion du chlore s’éleva en vingt-quatre heures, sous l'influence d'une décoction de digitale, de i à 27 grammes, et cela sans l’ingestion de la moindre quantité de chlorures.

J’ai déjà parlé de ces faits, mais ils n’ont pas une grande importance pronostique.

HYPOCITLORUItlB ET ACIlLOnUllIE.

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