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cours de la grossesse le régime lacté exclusif, et cela d’une façon jH'erentive, pour empêcher l’apparition ou l’augmentation de 1 albumine. De plus, lorsqu’une femme a présenté de l'albuminurie gravidique une première fois, il est important de la surveiller de très près à ce point de vue dans les grossesses ultérieures et de prescrire encore préventivement le régime lacté. Cette surveillance s'impose d'autant plus que la néphrite transitoire de la grossesse, comme toutes les néphrites toxiques, toxi-infectieuses et auto-toxiques, bien étudiées par Gaucher, peut devenir chronique en « s’interstitialisanl » (1).
Il ne faut pas oublier que l'auto-intoxication gravidique peut exister en l'absence de toute albuminurie. Aussi, en présence d’accidents plus ou moins accusés ou atténués qui révèlent cette toxémie (céphalée, vertiges, nausées, phénomènes visuels et auditifs, dyspnée sans cause apparente), il est indiqué de prescrire immédiatement le régime lacté.
Vous ne devez pas non plus oublier que chez la femme enceinte, à côté de l’insuffisance urinaire, il y a aussi l'insuffisance hépatique, qui peut jouer le principal rôle d’autant plus important, d'autant plus insidieux et plus grave, que cette dernière insuffisance ne se traduit pas toujours par l'apparition de l'albumine dans les urines.
Surveiller le rein qui élimine les toxines, c’est bien ; surveiller le foie qui les arrête, qui les neutralise, qui empêche leur diffusion dans l’organisme, c'est bien encore ; c’est peut-être mieux, d’autant plus que le foie est souvent atteint chez les gravidiques. D’autre part, l’éclampsie puerpérale peut être évitée, si l'on sait prévoir à l’avance les signes prémonitoires de lalbuminurie gravidique. En clinique, prévoir, c’est souvent prévenir.
En ces dernières années, un nouvel élément vient d'être
(1) E. Gaucher, Thèse d’agrégation, 1886; Revue de médecine et Soc. méd. des hop., 1888 ; Revue de médecine, 1901.
ALBUMINURIE GRAVIDIQUE.
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introduit dans la ({iiestion complexe de l’éclampsie : le rapport entre celle-ci cl la l'onction thyroïdienne. Déjà, Natalis ( j ui I lot, des 1800, avait insislé sur l’existence de l’hypertrophie thyroïdienne dans la grossesse, et Lange l’a ensuite constatée dans la proportion de 81,2 p. 100. Puis on a remarqué une certaine corrélation entre l’absence de celle hypertrophie et l’apparition d’accidents éclamptiques chez les femmes enceintes; on a signalé ces accidents chez des myxœdémateuses. Il en résulterait qu’il y aurait plusieurs éclampsies : par insuffisance rénale , par insuffisance hépatif/u.e , par insuffisance thyroïdienne. Dans ce dernier cas, \oici la conclusion formulée par Fruhinzholz et Jeandelize : « Lorsque des crises éclamptiques se déclarent chez une femme enceinte ou en travail, surtout si le corps thyroïde n’a pas subi son hypertrophie physiologique, surtout si les urines ne sont pas albumineuses, on est peut-être autorisé à essayer la médication thyroïdienne I ). »
(1) Natalis Guillot, Arc h. de méd., 1800. — Lange, Zeilschr. f. med. Hyn., 189!). — Fruhinziiolz et Jeandelize, Presse méd., octobre 1902.
NÉPHROSCLÉROSE ET DEUX HYPERTENSIONS
I. Exposé clinique. — Dyspnée toxi-alimentaire; insomnie d'origine dyspnéique. — Tachycardie toxique. — Hypertension artérielle; aortite avec ou sans artéritc généralisée.
II. NÉPHROScLÉnosE et deux hvpertensions. — lly peiTonsion aortique par artériosclérose ; hypertension pulmonaire par dyspepsie. — Rétrécissement mitral des artérioseléreux.
III. Indications thérapeutiques ; traitement. — Inllucnce aggravante des voyages.