‹ Maladies de l'appareilChapitre 192 sur 194 · N ÉP II RO SCLÉROSE ET DEUX HYPERTENSIONS · texte numérisé non relu

N ÉP II RO SCLÉROSE ET DEUX HYPERTENSIONS

elle augmenterait la tachycardie au lieu de la diminuer. Ici encore, le régime lacté fera disparaître dyspnée et tachycardie, parce qu’elles ont une commune origine.

Hypertension artérielle. — Le pouls a des caractères particuliers : véritable pouls de la néphrosclérose, il est concentré, serré, cordé, petit en apparence. C’est la néphrite interstitielle qui, de toutes les affections, élève le plus la tension artérielle, et quoique le pouls dans cette maladie paraisse faible, la tension artérielle doit être forte, comme nous l'apprend le sphygmomanomètre, (lui marque le chiffre de 24au lieu de 1(1 ou 17. Ce pouls diffère nettement du pouls vibrant et à hautes oscillations de l’insuffisance aortique; il nous montre aussi que, si la lésion est à l’aorte, la maladie est dans tout l’arbre artériel.

L'aortite palustre est plus limitée ; la lésion se cantonne sur l’aorte, où elle est disséminée sous forme de plaques, laissant entre elles des intervalles où l’endartère est presque normale. Nous en avons un exemple salle Chauffard. Ce malade atteint d’aortite palustre n’a jamais présenté de phénomènes dyspnéiques, puisque la lésion aortique constitue ici toute la maladie. Au double point de vue clinique et thérapeutique, il y a donc lieu de faire une distinction entre l'aortite avec ou sans artérite généralisée.

Si nous continuons à interroger notre malade, nous apprenons qu’elle digère mal son lait, qu’elle a été obligée de le cesser momentanément; elle se plaint en outre de violentes palpitations nocturnes. Cette révélation a son importance pour le traitement, et il est utile à ce sujet de rapporter brièvement l’observation d’un autre malade.

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