III. — Conclusions
Ces faits intéressants démontrent une fois de plus que, chez les enfants, l'intensité des phénomènes réactionnels peut être extrême, à l’inverse du vieillard, chez lequel la pneumonie, si souvent latente, peut aussi prendre la forme cérébrale, caractérisée par un état comateux apoplectiforme avec hémiplégie (hémiplégie pneumonique de Lépine). Ils démontrent encore cette vérité reconnue par tous les cliniciens et si heureusement émise par West : «Rarement un organe soullre seul chez les enfants; mais les effets d une maladie, même locale, s’étendent à tout le système et troublent ses fonctions à tel point que souvent ce n’est pas chose facile à déterminer que le siège primitif du mal ». A ceux qui prétendent qu’il n’y a pas de pathologie ou plutôt de clinique infantile, y a-t-il une autre réponse à faire que le parallèle de la pneumonie, de la fièvre typhoïde, de la méningite tuberculeuse chez l'adulte et chez l'enfant, et ne sait-on pas que ces maladies, pour ne citer que celles-là, ont à des âges divers une symptomatologie et une marche différentes?
Je ne chercherai pas a prouver que le petit malade dont j’ai rapporté la longue histoire avait réellement une méningite; je n’aurais, pour le démontrer, qu’à invoquer le témoignage de nombreux auteurs qui ont constaté à des degrés divers, à l’autopsie de malades morts de pneumonie, des méningites simples ou suppurées. Mais ici cependant on peut affirmer qu'il ue s’agissait que de méningisme comme dans un fait rapporté par Damaschino, de pneumonie du sommet droit avec symptômes cérébraux chez un enfant de neuf ans, pneumonie cette fois terminée par la mort avec intégrité complète du cerveau et des méninges.