V. — Traitement
Trois indications s’imposent : combattre la douleur, la toux, la dyspnée.
Contre la douleur, application de ventouses scarifiées sur le trajet des insertions diaphragmatiques, vésicatoires à la base de la poitrine, applications de topiques calmants, quelques injections de morphine qui s'adressent également à la toux et à la dyspnée. La poudre de Power et le sulfate de quinine à la dose de 0,30 à 0,40 centigrammes dans le même cachet pourront encore être employés, surtout lorsqu'il y a congestion pulmonaire concomitante.
Le traitement de la cause (rhumatisme, tuberculose, maladies du foie, etc.) ne sera pas négligé.
Enfin, dans les pleurésies purulentes, c’est le traitement chirurgical qui s'impose. Je n’ai pas à en parler ici, puisque j’ai eu en vue seulement la description de la pleurésie diaphragmatique bénigne.
INERTIE HYSTÉRIQUE DU DIAPHRAGME
I. Exposé clinique. — Parésie du diaphragme. Astasie-abasie de la respiration. Hystérie.
II. Diacnostic. — Avec la paralysie hystérique de Duchenne (de Boulogne). — Quatre causes de paralysie du diaphragme : saturnisme, hystérie, inflammation îles organes voisins, asthme. Paralysie du diaphragme et inertie du diaphragme(hystérie mono-symptomatique). Une forme nouvelle île névrose respiratoire : bradytonie tremblante du diaphragme.
III. Traitement. — Massage méthodique des parois thoraciques. Education de la respiration par la provocation d’une respiration bien rythmée.