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III. — Traitement

Notre malade a déjà été traité par divers médecins. Il a pris du valérianate d'ammoniaque ; pendant longtemps il a été soumis à une médication bromurée qui a déterminé une éruption médicamenteuse très accusée. On lui a encore prescrit de l’iodure de potassium, du sulfate de spartéine. Rien de tout cela n’a réussi, comme on le comprend. On l'avait cru atteint d'une affection respiratoire, puis d'une affection du cœur.

Le traitement est des plus simple. Aucun médicament interne ne peut agir sur cette inertie diaphragmatique.

Il faut d’abord, par des manœuvres externes, réveiller les contractions du diaphragme et ensuite apprendre au malade à se servir de son muscle.

Des frictions excitantes en même temps qu’une sorte de massage méthodique des parois thoraciques, et la provocation d'une respiration bien rythmée , ont guéri complètement, en une ou deux semaines, ces troubles respiratoires qui ont tant effrayé l’entourage. Ici, celle hystérie mono-symptomatique a guéri rapidement, sans doute parce qu’une médication rationnelle el inspirée par la pathogénie lui a été opposée. C’est peut-être là tout le secret des rapides guérisons de ces formes hystériques qui ne sonl rebelles qu’en raison de l’ignorance où nous restons parfois de leur vrai mécanisme.

(1) Lamslav Syllaba, Sbornik klinickij, 18'.) 'J.

POUMON ET CŒUR DES BOSSUS; TRAITEMENT

I. Observation. — Névrite interstitielle chez une femme atteinte de cypho-seoliose, celle-ci déterminant une atrophie pulmonaire.

II. Anatomie pathologique. — Cœur et poumon. Prédominance des lésions pulmonaires; pas ou peu de compression du cœur qui est seulement déplacé. Troubles circulatoires non imputables aux déviations du cœur, toujours consécutifs aux lésions pulmonaires. Hypertrophie possible du ventricule gauche par une complication incidente : artériosclérose, néphrite interstitielle. Inégalité des deux pouls radiaux, sans anévrysme.

III. Clinique; physiologie pathologique. — Réduction du volume des poumons, emphysème et défaut d'ampliation du thorax ; dilatation consécutive des cavités droites du cœur. Développement très accusé du système veineux et stases veineuses, hémorragies nasales, hémorroïdes. Cause de la dypsnée, d’origine pulmonaire. Hypertrophie anatomique et atrophie physiologique des organes. Immobilité relative de la paroi costale et projection en avant de la paroi abdominale pendant l'inspiration. Obscurité du son et du bruit pulmonaire. Mort par le poumon. Polypnée et dyspnée. L’asphyxie précède l’asystolie ; dans les cardiopathies, l’asystolie précède l’asphyxie.

IV. Indications thérapeutiques; traitement. — Trois périodes : 1° de tolérance (traitement prophylactique) ; 2° période pulmonaire et asphyxique; 3° période cardiaque. — Différentes indications thérapeutiques suivant ces périodes, bons effets de la saignée dans la seconde période, de la digitale dans la troisième. Traitement de la néphrite interstitielle.

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