‹ Maladies de l'appareilChapitre 59 sur 194 · I. Exposé clinique. — Observation · texte numérisé non relu

I. Exposé clinique. — Observation

II. Examen histologique et bactériologique. — Présence «le fibrine, de mucine; absence de bacilles tuberculeux et de pneumocoques; présence d'un staphylocoque blanc, de streptocoques. Exemples de bronchites pseudo-membraneuses à pneumocoques.

III. Clinique. — 1° Aspect général de la maladie. Efforts d’expulsion du corps étranger, sorte de colique bronchique; abolition du murmure vésiculaire et sonorité thoracique. Longues rémissions. Toux, dyspnée, orthopnée. — 2° Pronostic. Apparence de gravité. Observations de cas mortels. — 3° Diagnostic : œdème aigu du poumon, catarrhe suffocant, pneumonie, bronchite simple, broncho-alvéolite fibrineuse hémorragique, bronchite pseudo-membraneuse aspergillaire. Expectoration avec hémoptysie. — 4° Étiologie : hérédité, tuberculose, emphysème, existence préalable d’une affection pulmonaire; manifestations arthritiques, bronchite pseudo-membraneuse et dysménorrhée pseudo-membraneuse. Pathogénie obscure.

IV. Traitement. — Médication iodurée. Insuccès du sérum antistreptococcique.

En 1852, Grisolle écrivait dans son Traité de pathologie : « Chez les individus atteints de cctle forme rare de bronchite nommée pseudo-membraneuse, on voit les malades habituellement toussant, devenir de temps en temps plus souffrants et rejeter, au milieu d’une anxiété plus ou moins vive et après des quintes répétées et parfois aussi sans beaucoup de difficulté, des fausses membranes tubulées mêlées à une plus ou moins grande quantité de crachats ordinaires; mais c’est là, de toutes les formes de bronchite chronique, celle qui est le plus rarement observée ».

Cette description si concise et si juste semble avoir été ignorée de la plupart des auteurs, et après les travaux de Peacock, Leudet, Laboulbène et Lebert, il faut arriver jusqu’à la thèse de P. Lucas-Championnière en 1870, pour avoir une

EXPOSÉ CLINIQUE

étude détaillée de la bronchite pseudo-membraneuse chronique (1). Depuis, on a cité un certain nombre de cas semblables (environ KiO). Il s’agit donc d’une maladie rare, mal connue, qui passe parfois inaperçue et semble être difficilement cura ble. Aussi, je crois intéressant de rapporter l’observation d’une malade que j’ai observée à l’hôpital Necker pendant plus de quinze ans (2).

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