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EXAMEN HISTOLOGIQUE ET BACTÉRIOLOGIQUE

celle-ci simienne à la suite d'une pneumonie (dans l’intluenza d’après Nonat, au cours de la pneumonie el surtout de la pneumonie massive, au cours de la phtisie pulmonaire comme Laennec l’a vu et décrit sous le nom de « polypes des bronches »), ou qu'elle soit la localisation primitive et unique de la pneumococcie sans pneumonie, comme on en a donné quelques exemples.

La bronchite chronique primitive pseudo-membraneuse, non pneumoeoccique, est constituée par une exsudation à laquelle les auteurs ont reconnu une nature tantôt fibrineuse (Caussade), tantôt muco-albumineuse (II. Iluchard), parfois graisseuse (Modeh. Dans ce dernier cas, il s'agit plutôt d’une dégénérescence consécutive de l’exsudai, el non d’une sorte de « chylorrhée bronchique », comme quelques auteurs tendent à le croire (1).

Les moules bronchiques sont quelquefois canaliculés, mais seulement dans leurs gros rameaux, ainsi que le fait remarquer Laboulbène. Parfois leur axe est comblé de cellules pigmentées de noir, ce qui leur donne un aspect caractéristique, d’après Eichhorst, qui désigne cette affection sous le nom de croup bronchique. Enfin on trouve souvent à la périphérie du moule des traces de l’épithélium vibratile arraché aux bronches.

Il peut arriver que, lors de l’expectoration, les fausses membranes soient colorées en rose; mais cette coloration d’emprunt, duc aux hémorragies qui se produisent souvent au cours des accès de la toux expulsive, ne persiste pas après un lavage. La bronchite pseudo-membraneuse est une affection hémoptoïsante, et à plusieurs reprises chez notre malade nous avons constaté, au milieu d’une expectoration abondante et séreuse, de nombreux filets de sang rutilant. Ces hémorragies sont quelquefois assez abondantes après l’expulsion d'une fausse membrane, ce qui n a pas lieu de nous étonner. En effet, à maintes reprises, j’ai pu

(1) Caussade, Soc. anat., 1889. — Model, Thèse inaug. de Fribourg, 1890. — Huchard, Journal des praticiens, 1895.

constater à la suite de l’expulsion d'un moule bronchique dans la région où la veille j’avais constaté la diminution de la sonorité et des vibrations vocales avec un silence respiratoire presque complet, l'apparition d'une pluie de râles fins de congestion et d’œdème pulmonaire. L’hémoptysie accompagnant l’expulsion membraneuse a été encore signalée dans une observation de Sokolowsky. Mais elle peut être indépendante de cette expulsion et résulter de la tuberculose pulmonaire concomitante, comme dans une observation de Street (1).

L’observation que j’ai rapportée m'a paru intéressante :

1° Par sa longue durée : quarante-six ans, avec des accalmies plus ou moins grandes, Schnitzler et Kisch ayant cité deux cas d'une durée de vingt et un et vingt-cinq ans ; 2° par sa constitution histochimique, composée surtout de mucine; 3° par ses longues rémissions; 4° en raison de la grande amélioration produite par l’emploi continu de l’iodure de potassium, à la dose de 3 grammes par jour.

L’examen bactériologique qui a démontré l’existence d’un staphylocoque blanc et d'un bacille particulier, devra être poursuivi. .le me borne à rappeler que, dans sa thèse inaugurale, Magniaux a publié une observation où l’agent pathogène est représenté par le diplobacille de Friedlander. Il n'y a là rien de bien caractéristique (2). Du reste, on peut dire que la bactériologie de cette forme de bronchite n’est pas fixée, puisqu'on a trouvé dans les fausses membranes, tantôt le streptocoque, tantôt le pneumocoque ou le pneumobacille, d’autres fois le staphylocoque, le streptocoque et le staphylocoque en même temps, comme il résulte d’une observation récente de Milton Bettmann (3). Souvent aussi les exsudats membraneux sont amicrobiens

(1) Sokolowski, Deutsch. Arch. f. /clin. Mecl., 1895. — Street, American Journ. of the med. sc., 1880.

(2) Magniaux, Thèse de Paris, 1895.

(3) Milton Bettmann, The american Journ. of the med. sc., 1902.

CLINIQUE

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parce <|u‘ils sont de formation ancienne avec destruction ou disparition des germes pathogènes. La maladie survit donc à ceux-ci et ce simple fait nous démontre la cause des insuccès de la sérothérapie dans la bronchite membraneuse chronique, alors que cette sérothérapie est efficace dans les bronchites diphtériques caractérisées par la présence du bacille de Klebs-Lœffler.

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