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IV. — Traitement

L’indication thérapeutique est surtout de favoriser l'expectoration et d’en changer les caractères. Dans ce but, je soumis la malade à la médication iodurée (3 grammes d’iodure de potassium par jour). Sous l’influence de cette médication suivie pendant trois mois, l’expectoration devint plus facile, beaucoup plus rare ; les accès de dyspnée disparurent entièrement, et à sa sortie elle était très améliorée ; depuis un mois, la toux avait cessé complètement ; l’expectoration, qui né s’était jamais modifiée, surtout depuis trois ans, était presque nulle, et e»lle se considérait comme guérie, lorsque je signai son exeat, sur sa demande.

Pendant trois semaines, elle ne suivit alors aucun traitement, et elle vit dans les derniers jours réapparaître son expectoration caractéristique, mais très atténuée, sans dyspnée. Ce n’est qu’à ma demande expresse qu’elle rentra un mois plus tard dans le service où elle fut de nouveau soumise à la médication iodurée.

L’iodure de potassium n’a pas guéri et ne pourra sans doute pas guérir complètement cette bronchite chronique pseudo-membraneuse; mais, encore une fois, il est parvenu à morceler pour ainsi dire les fausses membranes ; il a favorisé leur expulsion en fluidifiant les sécrétions bronchiques. Ce résultat n'est pas à dédaigner dans une maladie où les efforts d’expectoration s’accompagnent si souvent de véritables crises asphyxiques, où l’on a vu la mort survenir assez rapidement par obstruction presque complète

TRAITEMENT

des bronches, lorsque celles-ci ne peuvent être exonérées à temps de leurs productions pathologiques.

On voit donc par là l’intérêt qu'il y a toujours à prescrire d’emblée une médication capable de favoriser l’expulsion des fausses membranes, et seule jusqu’ici la médication iodurée remplit cette indication importante.

Notre médication n'est que palliative. Au point de vue curatif, Claisse a fait à la malade, à neuf reprises différentes, des injections de sérum antistreptococcique; à chaque injection, il s’est produit une légère réaction, et la température est montée à 38°, 2 ou 38°, i dans l’après-midi qui suivit l’opération, pour redescendre à la normale le lendemain. A la suite de ces injections, la malade eut une débâcle de fausses membranes, et pendant plus d’un mois, tout alla pour le mieux. On a conclu un peu hâtivement au succès de la sérothérapie dans le traitement de la bronchite pseudomembraneuse streptococcique. Il n'en est rien; car, après une période d’amélioration qui n’a rien que d’ordinaire dans cette affection essentiellement paroxystique, la malade est rentrée dans mon service, expectorant des fausses membranes en aussi grande quantité (pie par le passé.

PSEUDO-TUBERCULOSES

I. Pseudo-matité sous-claviculaire et hystérie. — Symptômes gastriques, vomissements. Pleuralgie, hémoptysies, pseudo-matité du sommet de la poitrine par excitabilité musculaire. Plusieurs observations. Spasmes des muscles thoraciques et intercostaux dans certaines alfections pulmonaires.

II. Matité réelle sans tuberculose. — Congestions-œdèmes au cours des cardiopathies artérielles et des néphrites. État atélectasique des sommets pulmonaires chez les adénoïdiens, par compression ganglionnaire ou encore d’origine névropathique.

III. Faiblesse de la respiration au sommet droit. — Erreur commise à ce sujet, cette faiblesse de la respiration au sommet droit étant le plus souvent normale. Opinions de différents auteurs et observations.

IV. Pneumonie et bronchites du sommet. — Lenteur de résolution de la pneumonie du sommet avec signes stéthoscopiques faisant croire à une tuberculose. Bronchites locales du sommet dans la fièvre typhoïde, le rétrécissement mitral, certaines affections abdominales, l’insuffisance nasale, l'adénopathie trachéo-bronchique non tuberculeuse chez les adénoïdiens.

V. Trois autres cas de pseudo-tuberculose. — Épithélioma de l’œsophage. Pleurite du sommet et syphilis pulmonaire. Néphrite chronique.

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