IV. — Pneumonie et bronchites du sommet
En 1875, j'appelais l'attention sur la lenteur de résolution de la pneumonie du sommet dont les signes physiques (avec matité et ronchus sous-crépitants ressemblant parfois à des craquements humides) peuvent persister pendant plusieurs semaines et même plusieurs mois après la défervescence, de sorte (pie l’on croit à l’existence d'une tuberculose chez des malades que l’on voit pour la première fois à l’hôpital. Sans doute, l’erreur n'est pas le plus souvent de longue durée, puisque les anamnestiques nous permettent de nous renseigner suffisamment à ce sujet. Mais cetle erreur a été commise par les meilleurs cliniciens et il n'est pas inutile de la signaler (2).
Plus nombreuses encore sonl les erreurs commises au sujet des bronchites locales du sommet que j’ai depuis longtemps signalées, par exemple au cours des bronchites albuminuriques de Lasègue et qui viennent d’être bien étudiées par llulinel au cours de divers états morbides, de la fièvre typhoïde, du rétrécissement mitral, de certaines affections abdominales, d’une simple insuffisance nasale, de l'adénopathie trachéo-bronchique, sans que celte dernière soit toujours fatalement liée à une tuberculose, soit des poumons, soit des ganglions. Car, chez les adénoïdiens par exemple, la chaîne ganglionnaire du cou et du médiastin peut être simplement
(1) Vaiuot, Clinifjue infantile, 1906, ci Soc. de pédiatrie, 1906 et 1907.
Stokes, The treatise on the diagnosis and treatment of t lie Chest.
Dublin, 1837. — Marfan, Traité de médecine de Bouchard. — F. Bezançon, Rist, Rénon, Qüeyrat, IIirtz, Lemoine, Letullk, Dufour, Claisse, H. Barth, Soc. méd. des hôpitaux, 1907 et 1908. — J. Montéli, Valeur séméiologique de la respiration faible isolée du sommet, et du sommet droit en particulier. Thèse de Bordeaux, 1909.
(2) H. IIucharo, Considérations cliniques sur la pneumonie du sommet (Union médicale, 1873).
PSEUDO-TUBERCULOSES.
touchée par une infection banale (J . Pour éviter 1 erreur, il suffira de bien étudier l’évolution de la lésion locale et de l’état général, de pratiquer l’examen bactériologique des crachats et même de faire l’intra-dermo-réaction ou même une injection sous-cutanée de tuberculine.