V. — Une troisième variété est la forme pleur o-péritonéale
Nous en possédons en ce moment un exemple chez un jeune bomme d’une vingtaine d’années, arrivé il y a quelques jours dans le service avec des vomissements bilieux, une langue saburrale et un peu de fièvre. Il n'en fallait pas davantage pour conduire au diagnostic d’embarras gastrique qui n’est souvent qu’un embarras de diagnostic. Quand je le vis, je lui trouvai la figure amaigrie, le ventre tendu, les bypocondres douloureux et je soupçonnai une tuberculose péritonéale. Immédiatement, pour me confirmer dans cette opinion, j'eus recours à la loi de Godelier que j’ai rappelée, il y a près de quarante ans, dans la tbèse d’un de mes élèves (1) :
« Quand il y a des tubercules dans le péritoine, il yen a aussi dans une ou dans les deux plèvres. »
Cette loi, je l’ai modifiée en lui donnant plus d’extension, et je la formule ainsi :
« Quand, en dehors de maladies du cœur ou des reins, on constate un épanchement abdomino-pleural , ou des
(1) Pétrasü, Formes cliniques de la tuberculose péritonéale. Thèse de Paris, 1871.