‹ Maladies de l'Armée d'ItalieChapitre 3 sur 9 · MAL · texte numérisé non relu

MAL

és dans

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les hôpitaux

et mois.

Sardes.

Fran-

çais.

Mixte.

Total.

Sardes.

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Mai 'ISoD. . . .

Juin

Juillet

Août

Septembre . .

Octobre

Novembre. . . .

Décembre. . . .

Janvier J860. .

Février. . .

Mars

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Avril. . . , . .

Mai

Totaux. . .

Totaux rectifiés.

83 malades, ayant été transportés, à diverses époques et pour des motifs divers, des hôpitaux sardes dans les hôpitaux français, 9 de Ste-Marthe,lejour de sa suppression, à Ste-Claire, etS5 de St-Etienne, le jour de sa suppression, à Ste-Claire, ne devant figurer que dans la statistique du dernier établissement où ils ont été soignés^ les totaux des entrants, dans les trois catégories d’hôpitaux d’Alexandrie, doivent être rectifiés de la manière suivante : hôpitaux sardes, 3,73A au lieu de 3,826; hôpitaux français, 8,102 au lieu de 8,07/i ; hôpitaux mixtes, 502 au lieu de 438; ce qui donne une mortalité de : 4,87 sur 100 dans les premiers, 0,63 dans les seconds et 3,18 dans le troisième.

MALADIES DK l/AI\:UliK d’iTALIE.

IK Tableau. — Elal indiquant, par groupes de maladies, le monvemenl général des malades dans les hôpitaux d’Alexandrie, depuis le début jusqu'à la fin de la campagne.

cnoupES

lies

MALADES

entrés dans les tiôpitou.x

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Mixte.

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lUessés. .

Vénériens

'Galeux. . .

Totaux.

Fiévreux. La mortalité des fiévreux a été de ;

3,52 sur 100 dans les hôpitaux sardes.

0,65 sur 100 dans les hôpitaux français.

4,29 sur 100 à l’hôpital mixte.

La mortalité de 4,29 sur 100 à l’hôpital mixte s’explique par le nombre des entrants par évacuation le jour de la suppression deSt-Etienne et parce que, depuis son installation Jusqu’à sa suppression, il n’y a plus eu, que très-exceptionnellement, des évacuations.

A l’exception de 45, placés à St-Etienne, tous les fiévreux du mois de mai ont été reçus dans les hôpitaux sardes. En juin ils sont partagés entre les hôpitaux sardes et les hôpitaux français. En juillet et jusqu’au 18 octobre, à l’exceplion de 129 convalescents admis dans les hôpitaux sardes, ils ont été placés dans les hôpitaux français, et, du 18 octobre jusqidà la rentrée des troupes, ils ont tous été reçus à l’hôpital mixte de Sle-Claire.

33 fiévreux, tous gravement atteints, ont été évacués des

MALADIES DE l’ ARMÉE d’iTALIE.

hôpitaux sardes aux hôpitaux français, et 36 de l’hôpital français de St- Etienne, le jour de la suppression, à l’hôpital mixte de Ste-Claire.

340 ont obtenu des congés de convalescence pour se rendre dans leurs familles; tous les autres sont sortis pour rentrer directement à leurs corps, en Italie, en France ou en Algérie.

Blessés. Sur les 3,733 blessés, 2,472 ont été frappés à l’ennemi et 1,261 en dehors des conditions réelles de la guerre. Les premiers ont fourni 127 décès et les autres 1 décès seulement.

Sur les 2,472 blessés de guerre, S25 ont été traités dans les hôpitaux sardes, 1,935 dans les hôpitaux français et 126 à l’hôpital mixte ; et, sur les 1,261 blessés ordinaires, 904 dans les premiers, 301 dans les seconds et 56 dans le troisième.

La mortalité des blessés a été de :

7,ti9 sur lOü dans les hôpitaux sardes.

0,71 sur 100 dans les hôpitaux français.

3,42 sur 100 à l’hôpital mixte.

A l’exception de 29, reçus à St-Etienne le 29 mai, les niessés de Montebello, au nombre de 409, ont été places dans les hôpitaux sardes, et ceux de Magenta dans les hôpitaux français, à l’exception de 176 Autrichiens envoyés dans les hôpitaux sardes.

Tous les blessés autrichiens, au nombre de 312, ont été traités dans les hôpitaux sardes.

50 blessés ont été évacués des hôpitaux sardes aux hôpi-

MALAItlES DE l’aRMÉE d’iTALIE. 19

taux français, 9 de Ste-Marthe et 3 de St-Etienne, le jour de leur suppression, à Ste-Claire.

Sur les 2,472 blessés de guerre, 2,lü0, qui ont fourni 69 décès, étaient Français, et 312, qui ont donné 58 décès, Autrichiens.

Les blessés de Montebello, envoyés à Alexandrie presque aussitôt après le combat et après avoir reçu les premiers soins sur les lieux, étaient généralement plus gravement atteints que ceux de Magenta, lesquels ne nous arrivaient, en général , les uns qu’ après un séjour déjà prolongé dans d’autres hôpitaux, et beaucoup d’autres qu à l’état de convalescence.

Les 2,160 blessés français sont arrivés à Alexandrie : 278 en mai, 337 en juin, 706 en juillet, 613 en août, 184 en septembre et 20 seulement à partir de cette date.

Les 278 entrants du mois de mai et 189 du mois de juin nous ont été envoyés presque aussitôt après avoir été blessés ; les autres nous arrivaient, généralement, guéris ou en assez bon état pour être de suite évacués sur France.

Sur les 312 Autrichiens, 136, arrivés de Montebello, étaient très-gravement blessés, et 176, venus de Magenta, n’avaient, en général, que des blessures très-légères. Il y avait 304 sous-officiers, caporaux ou soldats qui ont fourni 38 décès ou 19 sur 100, et 8 officiers, — MM. Spielberger de Spilleval, lieutenant-colonel; Ilutter et Petzi, capitaines; Ilollub, Thecwalt, lieutenants ; baron Ungelter, Paner et Schéer, sous-lieutenants, — qui ont tous guéri.

Vénériem et yaleux. Les vénériens et les galeux, n’oft'rant

MALADIES DE l’aRMÉE d’iTALIE,

aucun intérêt pratique, ne figurent ici que pour ne pas laisser de lacunes dans notre travail. Les vénériens, trèsnombreux au début, rares à l’époque des combats, se sont multipliés de nouveau après la conclusion de la paix. C’est là d’ailleurs la marche habituelle des alfections exceptionnelles et sans importance.

IIP Tableau. — Etat indiquant, selon leur 'provenance , le mouvement général des malades dans les hôpitaux d’Alexandrie.

ENTRANTS par :

MALADES

entrés dans les hôpitaux

MALADES

décédés dans les hôpitaux

fi- 5 < <0 SS

Sardes

Fran-

rais.

Mixte.

Total.

Sardes.

Fran-

çais.

Mixte.

Total.

Billet. . .

Evacuai. .

Totaux.

Entrants iiar billet. Les entrants par billet n’avaient reçu aucun traitement antérieurement à leur arrivée. Ils provenaient des troupes en station ou de passage à Alexandrie. Toutes les armes en ont fourni, mais surtout l’artillerie, les infirmiers et les ouvriers d’administration.

La mortalité des entrants par billet a été de :

3,03 sur lOü dans les hôpitaux sardes.

1,05 sur 100 dans les hôpitaux français^

2,02 sur 100 à l’hôpital mixte.

C’est surtout chez les entrants de cette catégorie que nous avons pu étudier les caractères des maladies réguautes.

Jusqu’à la fm du mois de juin, tous les entrants par bil-

MALAJ)li;S UK i/aH.-MKK d’iTALIE.

let ont clé reçus dans les hôpitaux sardes, pendant le mois de juillet dans les hôpitaux sardes et français, depuis le 1" août jusqu’au 18 octobre dans les hôpitaux français, et depuis cette époque jusqu’à la fin de la campagne à l’hôpital mixte de Ste-Claire.

Entrants par évacuation. La mortalité des entrants par évacuation a été de :

7,92 sur 100 dans les hôpitaux sardes.

0,51 sur 100 dans les hôpitaux français.

(5,02 sur 100 à l’hôpital mixte.

Sur 7,909 malades arrivés à x^lexandric par évacuation.

5,308, provenant de Milan, ont fourni 10 décès.

1,010 de Montebcllo ou de Woghera. . . 113

593 de Pavie 1

202 de Plaisance 1

120 de Vigévano »

478 do Magenta 1(5

28 de Vercelli 2

19 de ïortone 4

2 d’Asti .

2 d’Acqui >

21 de Novi »

Les évacuations des malades d’un lieu sur un autre, constituent un des points importants du service sanitaire des armées en campagne.

En Italie, pendant toute la durée de la guerre, les évacuations n’étaient, pour ainsi dire, qu’une partie secondaire du service médical; leur importance réelle n’a commencé que plus tard.

Apres la conclusion de la paix, le gros de l’armée, en rentrant en France et en Algérie, laisse, dans les hôpitaux

MALADIES DE l’ ARMÉE d’iTALIE.

de la Lombardie et du Piémont, un grand nombre de malades en traitement. Aussitôt des ordres sont donnés pour faire diriger sur France, le plus promptement possible, tous les hommes appartenant aux corps déjà rentrés. De là s’établit un immense mouvement de convalescents et de blessés, de presque tous les points de la Lombardie et du Piémont sur Gênes, et de Gênes sur Toulon et Marseille.

Au début de cette grande opération, les militaires renvoyés en France, arrivaient, de tous côtés, directement, à Gênes, où des établissements pour les recevoir étaient organisés en conséquence, où des mesures étaient prises pour leur embarquement.

A leur passage à Alexandrie, un des médecins de la place, désigné chaque jour par le médecin en chef, était chargé de les visiter avec soin et de faire transporter, dans les hôpitaux de la ville, ceux qu’il jugeait trop faibles ou trop malades pour continuer la route jusqu’à Gênes. C’est tout au plus si, par convoi de ISO à 200, il y en avait un ou deux ayant besoin de stationner à Alexandrie.

Ce système fut bientôt remplacé par un autre, consistant à faire d’Alexandrie un centre d’évacuation, c’est-à-dire à diriger sur cette place tous les hommes évacués, n’importe d’où, et à les renvoyer, le lendemain et le surlendemain de leur arrivée, à Gênes.

Pour mettre le lecteur à même de se faire une juste idée de l’importance que ces évacuations donnaient à Alexandrie, il suflira de constater que, du 16 juillet au 28 septembre,— 74 jours, — ilyaeu, dans les hôpitaux de cette place.

MALADIES DE l’aHIMÉE ])’iTAL1E, 23

0,451 entrants et 5,831 sortants par évacuation, ce qui constitue un mouvement de 152 malades ou convalescents par jour en moyenne, sans compter ni les entrants ni les sortants par billet.

En outre, 2,458 hommes sont arrivés par évacuation à Alexandrie avant le 16 juillet ou après le 28 septembre, ce qui porte à 7,909 le chilFre des entrants par évacuation ; et 1,841 ont été évacués des hôpitaux de cette ville avant ou après les deux époques précitées, ce qui élève à 7,672 le nombre de sortants par évacuation.

Durée du séjour des malades da7is les hôpitaux. — D’après mes calculs, qui se rapprochent beaucoup de la vérité, la durée moyenne du séjour des malades à l'hôpital a été de :

il jours dans les hôpitaux sardes.

() jours dans les hôpitaux français.

1!) jours à l’hôpital mixte.

.Je dois faire remarquer ici, au sujet de la durée du séjour des malades à l’hôpital, que si les hôpitaux français et sardes se trouvaient dans des conditions analogues au point de vue des évacuations, l’hôpital mixte différait notablement d’eux, en ce sens que, dans les premiers, la règle était d’évacuer sur Gênes les malades aussitôt qu’ils étaient jugés en état de supporter le voyage, tandis que le dernier n’a été établi qu’à une époque où les évacuations n’étaient qu’exceptionnelles, où les malades ne quittaient généralement l’hôpital que pour aller reprendre leur service, c’està-dire que lorsque leur guérison était complète.

MALADIES DE l’arJIÉE D^ITALIE.

B. Faits relatifs aux hôpitaux de l’armée eu général.

Pendant toute la durée de la partie active de la campagne, notre savant inspecteur, M. le baron Larrey, était le médecin en chef de l’armée. M. Boudin, jusqu’alors médecin en chef des hôpitaux de Gênes, a succédé à M. Larrey dans les premiers jours du mois d’août. J’ai été appelé à la succession de M. Boudin à la fin du mois d’octobre, et j’ai eu moi-même pour successeur, à la fin de janvier, époque de ma rentrée en France, M. Isnard, qui n’a quitté l’Italie qu’après le départ des dernières troupes.

Des changements si rapprochés rendent difficile la réunion des documents nécessaires à la création de l’histoire médicale de l’armée d’Italie. Parmi ceux que j’ai pu recueillir et que je vais reproduire, les uns ne sont relatifs qu’au temps qu’ont duré mes fonctions de médecin en chef de l’armée, tandis que d’autres embrassent une plus grande partie ou même toute la durée de la campagne. Les uns et les autres ont leur importance, en songeant surtout à leur extrême généralité.

Deux cent mille hommes environ ont pris une part plus ou moins directe à la guerre d’Italie.

Partout, comme je l’ai déjà dit plus haut, nos premiers malades ont été reçus dans les hôpitaux sardes et traités par les médecins du pays. Partout aussi, si ce n’est à Alexandrie, à Gênes et à Turin, les hôpitaux italiens ou mixtes ont continué de recevoir nos malades jusqu’à la fin de la campagne.

.MALADIES DE l’aU-MÉE D^IALIE.

Après l’organisation du corps d’observation, composé de 60,000 hommes environ, une partie du personnel médical est rentrée en France, et l’autre est restée pour les besoins présumés du service.

A la fin d’octobre, en prenant la direction médicale du service sanitaire de l’armée, mon personnel des hôpitaux et des ambulances se composait de 80 médecins : 1 principal de première classe, M. Isnard; 8 principaux de deuxième classe : MM. Castano, Leuret, Cuvelier, Molard, Lagrave, Catteloiip, Grammacini et de Santi ; 7 majors de première classe : MM. Gerrier, Laforêt, Blanvillain, Fropo, Martenot de Cordoux, Buschaert et Netter; 34 aides-majors de première classe : MM. Morand, Gronnier, Herbeoq, Courbet, Marlier, Folie-Desjardins, Miche, Roustans, Nuzillat, Lefèvre, Balansa, Bagnol, Didelot, Thierry de Maugras, Aubert, Bresse, Lobstein, Vernay, Mulot, Yiscaro, Lymayrac, ' Drappier, Guiche, Fontez, Leroy, Malfre, Costa, Fretin, Creutzer, Imbert, Riolacci, Rioublant, Meige et Guérard; 3 aides-majors de deuxième classe : MM. L’Honneur, Schutzenberger et Libermann ; 34 sousaides requis : MM. Albespy, Barracand, Bénazet, Blanc - Salvy, Contesse, Croizet, Crouillebois, Delguey, Duhamel, Dujardin-Baumets, Durand, Girard, Gravier, Horand, Jacquemot, Jouve, Lafont, Lavaysse, Lefèvre, Lenoir, Pégand, Périmond, Philippart, Pidoux, Pintaux, Prévost, Puyo, Pujol, Roussel, Savorniri, Simon, Sost-Lafont, Tlicssonnière et Thion.

Peu de jours après, MM. Castano, Gerrier, Gronnier,

MALADIES DE l’ ARMÉE d’iTALIE.

Leroy, Guirard et Libermann partaient pour la Chine, M. Netter pour la France et M. Costa pour l’Algérie.

Après cette réduction du personnel, il me restait encore 79 médecins, c’est-à-dire un nombre suffisant pour assurer un service d’au moins 4,000 malades, dont le chiffre ne s’élevait, à la date du 1" novembre, qu’à 3,721 pour tous les hôpitaux.

Les hôpitaux d’Asti, de Bergame, de Côme, de Créma, de Crémone, de Lodi, de Milan, de Novi, de Plaisance et de Vercelli, offrant ensemble un effectif de 2,667 malades, étaient desservis par les médecins et l’administration du pays; ceux de Gênes, dont l’effectif était de 402, par l’administration et les médecins français ; et ceux d’Alexandrie, de Brescia, de Casal-Maggiore, de Novare, de Pavie et de Turin, d’un effectif de 652 malades, par les médecins français et l’administration du pays.

Nous retrouvons donc encore ici les trois catégories d’hôpitaux français, italiens et mixtes; mais comme il n’y a plus que Gênes où le service soit confié à l’administration et aux médecins français, nous pouvons comprendre dans la même catégorie les hôpitaux français et mixtes, et appeler hôpitaux français ce.ux où le service médical est fait par les médecins français, et hôpitaux italiens ceux où le service médical est encore confié aux médecins italiens.

Après avoir pris l’avis de l’administration et m’être assuré son concours à cet égard, dans mon rapport du 21 novembre à M. le maréchal commandant en chef, j’émettais le vœu Cf que les médecins français fussent substitués, dans

MALADIES DE l’aHMÉE d’iTALIE.

le plus bref délai possible, aux médecins italiens, comme médecins traitants, dans les hôpitaux de l’armée. »

Ce conseil promptement compris et approuvé, cette substitution s’opéra bientôt partout, excepté à Asti, à Côme, à Créma, à Lodi et à Yercelli, postes peu importants sous le rapport du nombre des malades, dont l’effectif ne s’élevait, le 20 novembre , qu’au chiffre de 303 , et bien partagés d’ailleurs sous celui des résultats cliniques obtenus.

Voici quelques faits de nature à démontrer l’utilité de cette réforme.

A. Nombre des malades et des décès dans l’armée en général.— Sur un effectifde 200,000 hommes, il y a eu, depuis le débutjusqu’àla fin de la campagne, 198,781 entrées auxhôpitaux ou aux ambulances; mais, 72,831 -malades ayant été évacués d’un établissement sur un autre, le chiffre réel des entrants est de 125,950, qui ont fourni 4,698 décès. Les militaires tués sur le champ de bataille ne sont pas compris dans ce chiffre de 4,698. Sur les 125,950 malades, il y a eu, d’après la statistique officielle fournie par le ministère de la guerre et rapportée par M. le baron H. Larrey dans sa notice sur les hôpitaux militaires, lue à l’Académie de médecine, 13,474 blessés français, — 504 à Montebello, 233 àPalestro, 25 à Tiirbigo, 3,223 à Magenta, 180 à Ponte- Vecchio, 734 H Melegnano et 8,530 à Solferino. — En portant à 12,476 le nombre des blessés ordinaires, des vénériens et des galeux, nous arrivons au chiffre rond et trèsapproximatif de 100,000 fiévreux traités dans tous les hôpitaux de l’armée.

MALALilliS DE l’aKMÉE It’lTAUE.

B. Mortalité des hôpitaux français comparée à celle des hôpitaux italiens. — Sur les 123,950 malades, 74,324 out été reçus dans les hôpitaux italiens et 31,626 dans les hôpitaux français. Les 74,324 malades traités dans les premiers ont fourni 3,493 décès ou 4,70 sur 100, et les 31,626 entrés dans les seconds 1,203 décès ou 2,32 sur

Du 20 octobre 1839 au 20 novembre suivant, époque à laquelle il n’y avait encore rien de changé dans le fonctionnement du service médical des hôpitaux, j’ai noté, d’après les rapports généraux des médecins en chef de ces établissements, 99 décès sur 3,086 sortants ou 3,20 sur 100 dans les hôpitaux italiens, et .32 décès sur 2,269 sortants ou 2,29 sur 100 dans les hôpitaux français.

ü. Durée du traitement dans les hôpitaux italiens et français. — Dans le même laps de temps, du 20 octobre au 20 novembre, la durée moyenne était de 38 jours dans les hôpitaux italiens : — 36 à Asti, 43 à Bergame, 66 à Côme, 24 à Créma, 38 à Crémone, 37 à Lodi, 73 à Milan, 26 à Novi, 61 à Plaisance et 26 à Vercelli ; de 24 jours dans les hôpitaux français : — 17 à Alexandrie, 33 à Brescia, 20 à Casai -Maggiore, 18 à Gênes, 31 à Novare, 34 à Pavie et 72 à Turin. Alexandrie avait, sous le double rapport de la nature des maladies et du nombre relatif de fiévreux et de blessés, la plus grande analogie avec Bergame, Casal-Maggiore avec Lodi, Brescia avec Milan, Pavie avec Crémone et Plaisance. Et, en mettant de côté Côme, qui était un simple dépôt de convalescents. Gênes, où aboutissaient tous

MALAniEs DE l’aum^e d’italie. Ü9

les évacués sur France et qui n’était par conséquent, le plus souvent, qu’un lieu de passage, et Turin, où l’on ne trouvait plus que quelques blessés gravement atteints, nous arrivons à une moyenne de 38 jours de traitement dans les hôpitaux italiens et de 28 dans les hôpitaux français.

Par suite de cette substitution générale des médecins français aux médecins italiens, comme médecins traitants, dans les hôpitaux de l’armée, la mortalité et la durée du traitement dans les deux catégories d’hôpitaux ont cessé de suite d’offrir le contraste frappant que je viens de signaler, et la durée moyenne du séjour des malades dans tous les hôpitaux réunis, qui était de 46 jours en décembre, est subitement tombée à 32 jours en janvier. 31 jours et demi en février, 29 jours en mars et 19 jours en avril. Mais cet abaissement extrême, noté en avril, doit être attribué à la rentrée définitive des troupes et à l’évacuation sur France de tous les malades aussitôt qu’ils étaient jugés en état de supporter le voyage.

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