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Ces chiffres démontrent déjà combien les affections périodiques étaient fréquentes en Crimée ; ils constatent que les fié vrcs intermittentes ont été pour I /20e, les fièvres rémittentes pour 1/12°, elles affections de nature paludéenne réunies pour 1/7e,6 dans le nombre total des malades entrés, c'est à-dire dans la proportion de 13,10 sur 100. Mais comme ils laissent de côté les nombreux cas d'intermittence compliquant les maladies continues et qu'ils ne représentent que les fièvres intermittentes et rémittentes simples ou assez intenses pour constituer, seules, une maladie sérieuse ou pour dominer l'état morbide complexe pour lequel le malade avait été envoyé à l'hôpital, je vais mettie sous les yeux du lecteur un deuxième tableau, qui lui permettra de se faire une idée plus parfaite et plus précise de l'influence de l'intermittence dans les maladies de l'armée d'Orient, car il reproduit, mois par mois également, !e chiffre des malades traités dans mon service particulier, sur lesquels j'ai pu recueillir des renseignements positifs et précis, et qui étaient atteints, en arrivant, d'affections intermittentes ou rémittentes simples ou compliquant des maladies continues.
En jetant uncoup-d'œil rapide sur ce 2e tableau, on doit être frappé du rôle important que jouait l'intermittence dans la constitution médicale de la Crimée. Le chiffre des affections où cet élément morbide a été constaté représente, eu effet, le 1/3 environ du total des malades ; et, bien que cette proportion soit déjà considérable, elle serait encore bien supérieure et s'élèverait au moins à la moitié des malades si j'avais pu tenir compte de tous les cas où des phénomènes intermittents ont paru pendant le cours des maladies continues.
L'intermittence simple et de première invasion était fort peu commune parmi nos malades de la Crimée; c'est à peine si, de loin en loin, nous rencontrions quelques cas de fièvre intermittente primitive; la plupart d'entre eux étaient anciens et plusieurs fois récidivés, et, fréquemment, des affections continues venaient s'ajouter à l'intermittence ou se mettre à sa place pendant le séjour du malade à l'hôpital.
TOTAUX