‹ Maladies de l'estomac et de l'oesophage: méthodes générales de diagnostic et de thérapeutiqueChapitre 11 sur 103 · MÉTHODES CLASSIQUES D EXAMEN (J · texte numérisé non relu

MÉTHODES CLASSIQUES D EXAMEN (J

quents et ils sont dus, soit à une tumeur qui transmet les mouvements de l'aorte, soit à ce qu'il s'agit d'un malade nerveux.

d) Les ondulations périslalliques^ comme la tension intermittente de l'épigastre, sont dues à une sténose serrée du pylore. .

■e) Le gonjlemenl épigastrique est fréquemment constaté, chez toute une catégorie de malades. Il est caractérisé par le développement brusque de la cavité gastrique, immédiatement après le repas.

Il indique une hyposlhénie de Tcstomac dont les parois, au lieu de se contracter en présence de l'alimentation, se laissent distendre. C'est un signe de perte de tonicité de la motricité gastrique, qui va de pair avec les autres symptômes de déclin de la tonicité gastrointestinale, tels que nous venons de les étudier par l'inspection d'ensemble de l'abdomen.

2^ JPalpation. — Elle doit être pratiquée successivement dans la position couchée où l'on pratiquera : A) La palpa tion superficielle; puis B) La palpa tion profonde. Ensuite C) on fera mettre le malade debout et on le palpera dans cette position.

A) Palpatioîî superficielle. — Elle permet d'apprécier :

a) La sensibilité superficielle : nous en reparlerons au sujet des troubles de la sensibilité de la paroi abdominale en général.

b) Vépaisseur de la couche graisseuse que l'on met en relief, en faisant, sur la paroi, un large pli que l'on pince entre le pouce et les autres doigts.

c) L'état des muscles de la paroi antérieure : normalement ils sont souples ; ils peuvent être hypertrophiés chez les sujets très musclés ; sans cire très hypertrophiés, ils peuvent être contractures par suite d'inflammation des organes sous-jacents ; ils peuvent, au contraire,

I <) MALADIKS DK L ESTOMAC ET DE L ŒSOPHAGE

être mous et œdémateux, chez les sujets qui tendent vers la cachexie.

d) La pénitence qui est mesurée par le degré de résistance opposée, par la paroi, aux efforts d'écrasement.

e) V élasticité qui est mesurée par la rapidité avec laquelle Tabdomen, comprimé par la main qui palpe, a tendance à reprendre sa forme antérieure.

B) Palpation profonde. — Elle est particulièrement importante, au point de vue de la pathologie gastrointestinale.

a) Elle permet de délimiter le avcum et les côlons (voir le Livre du Médecin consacré à Tinstestin) .

b) Elle permet de provoquer parfois des bruits anormaux que Ton peut classer, avec Sigaud et ses collaborateurs, en quatre catégories principales :

a) Bruit de succussion : on l'obtient en imprimant des secousses latérales brusques au tronc légèrement soulevé du malade, à Taide des deux mains qui enserrent la base du thorax (et non les hanches ou les flancs, comme on le fait trop souvent).

Si Ton a soin d'ausculler, en même temps, rcstomac, on perçoit un bruit comparable à celui que l'on obtient en agitant une bouteille à moitié remplie.

|3) Flot gastrique : il est perçu par la main gauche, que l'observateur tient appliquée sur la région épigastrique, pendant que de la main droite il mobilise latéralement le tronc du malade.

Cette sensation est vraiment caractérislique : elle donne l'impression d'un liquide agité dans une cavité à parois minces, mais encore résistante.

y) Bruit de clapotage par succussion digitale : pour Tobtcnir, il faut percuter brusquement la face antérieure de Tcstomac, avec la face palmaire des trois doigts du milieu de la main droite. On obtient ainsi un bruit

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