NÉCESSAIRES A L'ÉPREUVE
Le professeur Sahli a insisté sur la nécessité d'employer une technique rigoureuse, si l'on veut pouvoir tenir compte des résultats obtenus.
Il recommande tout d'abord de préparer exleuiporanément les sacs, au moment de s'en servir, car s'ils étaient faits longtemps d'avance, le caoutchouc pourrait durcir et perdre de sa solidité.
On se sert d'un caoutchouc de bonne (pialité (tel (pie celui (pii
5() MALADIES DE LESTOMAC ET DE L GESOPHAGE
est d'un emploi courant dans l'art dentaire) : on le trouve dans le commerce en feuilles de plusieurs mètres de long, d'une largeur de i5 centimètres et dime épaisseur de 2 millimètres. (S'il était plus épais, la fermeture du sac ne pourrait être complète ; plus mince, il pourrait y avoir diffusion du contenu.) On découpe un petit carré de caoutchouc de 4 centimètres de côté, dans lequel on va inclure les pilules.
La confection du sac exige une certaine habileté qui s'acquiert rapidement avec un peu d'habitude. La pilule choisie est enrobée dans du talc et déposée au centre du petit carré de caoutchouc ; on ramène, par-dessus, les quatre coins de la membrane de caoutchouc que l'on prend entre l'index et le médius gauche sans trop la tendre. Avec la main droite on saisit ensuite la portion du petit sac qui renferme la pilule et on lui imprime un mouvement de torsion que l'on arrête dès que le caoutchouc distendu présente une teinte luisante. De la main gauche on fixe alors le sac, tandis qu'avec la main droite on va appliquer, sur le collet, le lien constricteur représenté par un morceau de catgut brut très fin (n*' 00) préalablement immergé dans l'eau, afin de le ramollir. Ce temps est assez délicat. Le catgut est saisi de la main droite ; une extrémité du fil est maintenue sous le pouce gauche, tandis que la main droite, tendant fortement le catgut, entoure le col du sachet en suivant le sens de la torsion. On fait ainsi subir trois tours au catgut, en s'éloignant chaque fois de la pilule et on réunit les deu\ bouts par un double nœud. Les trois tours sont nécessaires, car ils empêchent le fil de former un profond sillon qui étranglerait le caoutchouc et empêcherait l'action du suc gastrique sur le catgut. Il importe aussi que les deux nœuds soient superposés et non opposés car la digestion du fil devrait se faire en deux points différents pour que le contenu du sachet soit mis en liberté. Il ne reste plus alors qu'à couper le caoutchouc qui dépasse à environ 3 millimètres de la ligature, ce qui ne doit pas se faire d'un seul coup, pour éviter l'accolement des parois du sac entre elles. On s^assurera que le sachet ainsi confectionné remplit deux conditions : la première, c'est qu'il est plus lourd que l'eau, car autrement il pourrait surnager à la surface de l'estomac et être entraîné rapidement dans l'intestin sans avoir subi un contact suffisamment prolongé avec le suc gastrique ; la seconde, c'est que la ligature est suffisamment serrée pour empêcher toute diffusion du contenu.